Gilets Jaunes : Dr. Maboul, la tumeur et la migraine

C'est l'histoire d'un gouvernement qui soigne une tumeur avec du doliprane parce qu'il croit qu'il s'agit d'une migraine. Ça commence comme une bonne blague, sauf que c'est moins marrant. Petite analyse critique d'un gouvernement hébété face à des enjeux qu'il ne comprend pas : les Gilets Jaunes et le climat.

Dr. Maboul concentré lors du diagnostic médical Dr. Maboul concentré lors du diagnostic médical

Ça commence par une migraine qui n’en était pas une...

Un ordre nouveau se cherche : « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres », Antonio Gramsci.

Les monstres, ici, ce ne sont pas les Gilets Jaunes. Non ! les monstres qu’on évoque là ont deux visages comme Janus. D’un côté celui d’un Trump ou d’un Bolsonaro, de l’autre celui d’un Macron ou d’une Merkel. Des visages qui sont ceux de la folie plus ou moins masquée, selon le personnage, par une rationalité fausse, une rationalité malade. Ces visages, ce sont ceux des mauvaises réponses aux mauvais problèmes.

Comment ceci a-t-il pu leur échapper aux Intelligents ? Sous nos yeux prend corps de manière articulée, presque à l’image d’un travail d'horlogerie, le fait qu’un problème profondément écologique - j’y reviendrais - se transforme en problème socio-économique pour finir en crise politique et institutionnelle. Mais eux, les borgnes, ne voient que le dernier terme de l’équation. Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt paraît-il. Là, on peut même dire que les idiots - car ils sont beaucoup - se sont mis le doigt dans l’oeil.

Reprenons du début. Sous couvert d’écologie, notre gouvernement prend comme décision d’augmenter la taxe carbone. Une fois passées l’injustice de la mesure, son incomplétude, mais surtout sa malhonnêteté profonde - car rappelons le, dès le 2 octobre, le gouvernement avait annoncé dans un rapport à l’intention de Bruxelles sa volonté de compenser une partie de la hausse de 20 milliards d’euros du CICE par une hausse de la fiscalité sur le tabac et l’écologie (1) -, nous arrivons de suite au stade de sa stupidité et de son irresponsabilité profonde. Croire que l’on fait de l’écologie de manière discriminatoire, avec des mesurettes de pacotille de surcroît, a le chic de produire trois effets profondément délétères : 1) cela renforce l’idée d’une écologie punitive à aborder sous l’angle de la contrainte - ce qui est en partie vrai, même si la contrainte peut être envisagée sous l’angle politique d’une forme de frugalité collective et positive ; 2) dans un contexte d’avantages fiscaux offerts aux plus riches depuis maintenant près de 35 ans, cela renforce l’idée que c’est toujours aux mêmes de supporter l’effort - et ont-ils tort, tant le ruissellement se fait du bas vers le haut (2) ; 3) cela embourgeoise toujours plus l’écologie en créant un clivage de classe sur cette question en associant écologie et responsabilité individuelle - en opposant d’un côté l’écologie bourgeoise de ceux qui ont les moyens de faire leur course au Biocoop du coin et d’aller au travail à vélo (mais qui vont quand même en vacances à l’autre bout du monde en avion, faut pas déconner), et de l’autre ces beaufs qui tueraient les ours polaires avec leur Laguna diesel quand ils vont chez Aldi. Bravo ! Vous avez réussi à rendre le présent encore plus difficile pour certains, tout en condamnant un peu plus les perspectives de changement futur pour tous !  Eh oui mesdames, messieurs les Intelligents, on ne fait ni de l’écologie avec des bouts de ficelles, ni avec un peuple clivé. Mais dans tous les cas l’écologie n’est pas votre sujet, elle est votre prétexte. Puis, ce dont nous parlons maintenant remonte à déjà deux semaines, les choses ont bien bougé depuis et vous n’y êtes pas pour rien.

Jusqu’à la veille du 17 novembre pourtant tout n’allait pas si mal pour vous. Des prolos doublés de campagnards qui manifestent de manière désorganisée, ça ne fait pas bien peur. Ça se décrédibilise facilement avec un cocktail FN-Jeff Tuche-climatosceptique, puis, au bout de deux semaines, il ne reste plus qu’à miser sur une perte de vitesse du mouvement et une division des français. Sauf que dans toute votre suffisance, vous aviez oublié de prendre en considération plusieurs éléments massivement structurants de notre époque : les réseaux sociaux, le clivage de classe, le clivage de race.

Le premier déplace les espaces de discours vers des lieux sur lesquels vous n’avez aucune prise - pourtant Trump, le Brexit, Bolsonaro, ça aurait pu vous donner quelques indications. Le second vous demande de vous déplacer psychiquement dans un quotidien que vous ignorez, vous les Intelligents des grandes écoles, des grandes villes et de la Start-up Nation. Le troisième vous empêche de déplacer le discours dans la sphère de l’imaginaire raciste et colonial, comme vous l’aviez fait en 2005, puisque là, ceux qui sont en colère sont blancs - pour vous des beaufs certes, mais quand même des blancs - et pas un cocktail d’émeutiers de banlieue rempli de noirs et d’arabes casseurs-salafisto-dealers que l’on peut matter sans trop d’émoi. Alors oui, il y a de la violence. Sauf que maintenant elle vient de ceux qui, sous le matraquage continu de vos images, hier la condamnaient tout en n’ayant jamais expérimenté la vôtre à grande échelle. Désormais, voilà qu’ils vous la retournent. Cela redistribue les cartes de la violence légitime de la police républicaine, non ? (3) Mais dans tout ça vous aviez oublié une dernière chose, et pas des moindres : quand les gens se rencontrent dans la lutte, ils se transforment ! Tel est l’effet du groupe. Pire, ils se radicalisent, au sens propre du terme, en prenant conscience de leurs intérêts premiers et communs, donc de leur force collective à les revendiquer dans l'union.

Vous voici donc à côté de la plaque. Vous êtes habitués à des mouvements centralisés avec des représentants identifiés et identifiables. Vous voici face à un mouvement décentralisé, pluriel, dans lequel personne ne veut discuter avec vous car ils savent que vous êtes sourds, parce qu'ils sentent aussi le piège que vous leur tendriez à la première occasion. Vous rêvez que des figures personnifient le mouvement, vous rêvez ensuite de pouvoir les corrompre et négocier une sortie à votre avantage. Mais ces gens ne sont pas vous, ils sont humbles. Ils savent que l'enjeu dépasse leur petite personne, contrairement à vous les carriéristes qui n’ont pour seul horizon que celui de sauver votre image en réglant la crise comme de grands politiques - ce qui bien entendu vous n'êtes pas. D'un côté la décence commune orwellienne, de l'autre l'indécence commune nobiliaire de la caste.

Voyez comme votre autorité s’effrite sous vos pieds, même vous en êtes surpris. Vous faites la tête de ce personnage de cartoon qui continue à courir au dessus du vide et qui s'aperçoit d'un coup qu'il est hors sol. Jusqu'ici votre force, ou plutôt celle de l’État, résidait dans votre capacité à déployer vos dispositifs policiers, judiciaires, administratifs et communicationnels en même temps sur tout le territoire, de Lille à Marseille, de Nantes à Strasbourg. Vous contrôliez l'espace et le temps. Sauf que voilà, les technologies numériques ont modifié la donne du côté du peuple, et chaque événement localisé à un endroit du territoire se trouve partagé instantanément dans le pays tout entier, renforçant ainsi le mouvement dans son ensemble. Les informations circulent, votre violence aussi. Les gens se coordonnent, échangent, discutent, se conscientisent, font de la politique, la vraie. Et vous ? vous courrez derrière, la langue pendue, à bout de souffle, avec une police qui ne sait plus où donner de la tête, des politiques qui ne savent plus quoi dire, des médias traditionnels qui sont réduits à commenter ce spectacle en boucle, tout en se faisant les hérauts de la vérification de fake news (4). C’est alors que surgit aux yeux de tous votre problème à vous les Intelligents de la caste politico-médiatique. Vous êtes arrivés à un tel niveau d'intelligence que vous ne parlez plus qu'entre Intelligents. Vos articles, vos émissions, vos interventions sont calibrés pour votre public, cet électorat bourgeois libéral de centre ville - celui qu'on effraie avec un jet de pavé, une voiture qui brûle, un électeur FN du chnord et une hausse du SMIC alors qu'on-a-plus-les-moyens. Votre problème ? Vous parlez comme des Intelligents, donc avec la tête et la calculette, sans vous rendre compte de votre mépris (5) ; or, le peuple, lui, vous parle comme le peuple, c'est à dire avec le bon sens, le ventre et les tripes.

Vous n’étiez pas préparé à cela. C’est pourquoi vous alternez entre translucidité physique et cri muet dans le désert. Vous n’êtes pas grand chose et aujourd’hui vous vous en rendez compte. Vous pensiez qu'avec vos têtes de DRH vous dirigeriez le pays comme une start-up ? Vous vous rendez compte maintenant qu’il n’y a que des matraques, des flash-balls, des grenades, des canons à eau, des boucliers et des lacrymos pour vous sauver d'un arrachage de chemise comme à Air France, si ce n'est plus. Voilà pourquoi vous donnerez des primes exceptionnelles aux CRS ce week-end et prenez tant soin d’eux depuis 15 jours. Vous avez peur qu’ils vous lâchent, puisqu’eux aussi sont issus du peuple. Le jour où leur fidélité à l’uniforme et aux ordres commenceront à décroître, croyez-moi, c’est au pays tout entier qu’il faudra donner de l’argent, sinon, à moins de constituer une milice privée de petits Benalla, votre destitution vous pendra au nez.

Vous voilà tous hébétés maintenant, en train de jouer la montre. Le Président ectoplasmique fait tout pour ne pas bouger, joue le pourrissement, envoie au charbon ses ministres, et, quand il n'est pas à l'étranger, se retrouve étranger en son propre pays dans lequel il ne peut plus circuler sans escorte disproportionnée ou sans se faire huer par les foules comme à Puy-en-Velay. Va-t-il devoir à la fin fuir déguisé comme Louis XVI à Varennes ? La question reste ouverte.

Notons néanmoins que vous avez fait un geste, j'ai même trouvé ça émouvant de votre part. Continuer à croire qu’un moratoire ou la suppression de taxes futures sera suffisant quand le message est que les gens étouffent déjà aujourd'hui, il y avait comme quelque chose de touchant dans la maladresse de votre mépris. Vous avez deux semaines de retard et vous ne vous en rendez même pas compte. Les lycéens, les étudiants, les agricultures, les ambulanciers, les infirmiers, les avocats, les syndicats, les militants des quartiers, les chauffeurs routiers, les cheminots sont aussi dans la rue, le peuple est dans la rue, et vous ne trouvez rien d'autre à faire que des mesurettes pour gagner du temps ? Vous êtes juste des Dr. Maboul en train de soigner une tumeur avec du doliprane en croyant qu’il s’agit d’une migraine. Vous êtes irresponsablement stupides !

Ça finit par une tumeur bénigne qui se trouvait être maligne

Mais votre erreur de diagnostic est bien plus grave qu’elle paraît. Au début vous aviez vu la migraine et loupés la tumeur ; là, désormais, vous commencez à voir la tumeur en pensant qu’elle est bénigne alors qu’elle est maligne. Vous avez beau avoir tous les diplômes qu’il faut pour avoir l’air d’Intelligents, pourtant, c’est votre bêtise qui saute à la figure de tous car vous passez à côté de l’Histoire. Vous y passez à côté même deux fois, rendez vous compte !

Premièrement, vous passez à côté de l’histoire de France. Vous, les DRH du pays start-up, vous avez cru que Paris est Londres et que la France entière est Paris. Vous aviez cru que le France dans son caractère était seulement libérale, vous aviez oublié qu’elle est aussi profondément égalitaire (6). Vous avez oublié les révolutions et révoltes modernes de 1789, 1793, 1848, 1871, 1936 et 1968. À cela, vous préférez sans doute la Royauté, l’Empire Colonial, le Concordat, la Restauration, le Premier et Second Empire, la Ve République - il suffit de vous voir parader dans tous les atours du vieux monde dès que vous en avez l’occasion pour se faire un avis. Vous êtes amnésiques. Vous avez oublié qu’il n’y a pas de paix sociale durable dans ce pays sans sentiment de justice sociale. Vous avez oublié cette aspiration à l’autodétermination et à la souveraineté populaire hautement ancrée dans le territoire. Vous avez oublié qu’ici les élites ne font pas impunément et éternellement ce qu’elles veulent sans devoir rendre compte un jour de leurs actes devant le peuple. Vous avez oublié qu’ici, ce sont souvent les questions fiscales et les invasions qui mettent le feu aux poudres. Là, vous avez réussi à réunir les deux poudrières avec une fiscalité injuste d’un côté, et de l’autre l’invasion du pouvoir par des étrangers du commun des français qui écoutent plus les doléances de Bruxelles, voire les anticipent, que celles du peuple.  

Deuxièmement vous passez à côté de l’histoire de l’humanité, ce qui n’est pas rien. Cela ne nous aura pas échappé que le déclenchement de l’événement Gilets Jaunes vient d’une mesure écologique injuste, multipliée par la défiance à l’égard d’un gouvernement déconnecté du commun des français qui ne représente pas grand chose d’autre que les intérêts européistes à la solde des puissants - puissants qui se foutent à leur tour du commun des peuples européens dans leur ensemble. Toutefois, il ne faudrait pas perdre toute la profondeur de l’événement en cours en disqualifiant le lien profond qu’il entretient avec l’écologie.

Si je me réjouis de ce qui se passe, je dois aussi dire que cela m’inquiète. Car tout est parti d’une hausse des prix du carburant, hausse qui, dans tous les cas, aura lieu un jour ou l’autre indépendamment de la volonté de nos gouvernements puisque le pétrole bon marché commence déjà à manquer (7). Cette information n’est pas à minorer. Elle veut dire que l’énergie centrale de notre système thermo-industriel coûtera de plus en plus cher et que, par conséquent, tout ce que l’on produit ou déplace à partir de cette énergie coûtera lui aussi de plus en plus cher - c’est à dire tout, de notre alimentation à nos médicaments, de notre chauffage à notre électricité, de nos loisirs à nos vacances. Par conséquent, si une hausse de 30 centimes en un peu plus d’un an mène à ce genre de crises (8), qu’en sera-t-il quand la hausse dépassera la barre de 1 euro sur plusieurs années cumulées ?

Pour noircir le tableau, au même moment les besoins en énergie au niveau planétaire augmentent du fait de l’occidentalisation des modes de vie à travers le monde ; comme le pétrole, toutes les ressources se raréfient (autres énergies fossiles, métaux lourds, eau, etc.) ; le dérèglement climatique et la sixième extinction de masse des espèces en cours ont pour conséquence que les « services rendus par la nature » se font de moins en moins importants et que nous avons besoin de toujours plus de ressources pour maintenir notre train de vie actuel - les mêmes ressources qui, nous venons de le dire, se font de plus en plus rares et qui sont d'ailleurs celles dont nous aurions également besoin pour changer de système. Le paradoxe devient alors saisissant : pour se perpétuer notre système a besoin de transformer la nature en la détruisant ; en détruisant la nature, notre système sape lui même ses conditions d’existence. 

Mais rassurez-vous, notre système est résilient et ne mourra pas de cause naturelle, vous en êtes la preuve, vous, les Intelligents, ceux qui luttez en faveur de sa reproduction. L’effet de ce bouleversement écologique profond jaillit dans le champ social sous une autre forme, celle du politique, et vous pensez encore qu’il n’est question que de pouvoir d’achat. Le mal vient de plus loin, sachez le. Vous pourrez courir après la croissance pendant encore longtemps, celle-ci ne viendra plus avec vos méthodes - à moins que vous comprimiez toujours plus les salaires ou détruisiez toujours plus les droits sociaux. Pas besoin d’avoir fait vos grandes écoles pour comprendre ça : si l’énergie qu’on utilise est à la base de notre système productif, alors moins d’énergie dans la machine économique, ou autant d’énergie à prix plus élevé, mènera dans tous les cas à moins d’argent pour le plus grand nombre (9). Si vous ou les fous qui vous ressemblent ne changez pas rapidement de cap, on peut s’attendre à la multiplication de ce type d’événements et, à voir votre manière de gérer la crise, cela ne présage rien de bon pour personne.

Votre cécité est dangereuse, votre irresponsabilité mortifère. Combien de temps allez vous rester si médiocres ? L’ironie de l’histoire vous donne même à voir ce week-end deux marches qui sont chacune un côté d’une même pièce : celle pour le climat, celle des Gilets Jaunes. Que vous faut-il de plus ? Ce contre quoi lutte les uns, à savoir la destruction des conditions de vie sur cette terre pour nous et le reste du vivant, est l’une des causes principales qui alimente ce contre quoi au fond lutte les autres, c’est à dire la réduction de leur existence toute entière à la simple survie pour faire tourner ce système complètement fou.

Mais vous vous obstinez encore à rester aveugles. Partout les gens trient et font attention comme ils peuvent à ce qu’ils consomment. C’est dans l’intime, dans les gestes du quotidien que l’on voit si oui ou non la conscience écologique progresse, et, même si ce n’est pas encore suffisant, jamais la conscience écologique n’a été aussi élevée dans le pays. Et vous, au lieu de vous saisir de cette opportunité sans précédent, voilà que vous opposez la fin du monde aux fins de mois pour faire passer vos mesurettes de financiers. Vous êtes prêts à tout pour cela. Vous allez jusqu’à polariser sciemment le débat pour cliver toujours plus quand, même chez les Gilets Jaunes, l’urgence écologique est présente dans les têtes (10).

J’espère en tout cas que l’Histoire ne vous oubliera pas et se souviendra de vous. S’il y a une histoire des Grands Hommes il faut qu’il y en ait une aussi des Médiocres, car là se trouve votre place. J’espère que l’Histoire se souviendra de votre enfermement, de votre déconnexion du réel. J’espère que l’histoire se souviendra de votre stupidité, de votre inconsistance face aux enjeux du quotidien et du futur. J’espère que l’histoire se souviendra du mal que vous faites, des dignités que vous volez, des vies que vous brisez, des humiliations quotidiennes que vous infligez. J’espère que l’histoire se souviendra de vous comme des monstruosités, car c’est ce que vous êtes, des monstruosités du clair-obscur nées de ce long purgatoire de la modernité.

 


Sur le même sujet, j'ai également écrit l'article suivant (moins sérieux pour le coup) : Gilets Jaunes : plaidoyer pour l'intervention d'une coalition armée internationale

(1) Luc Peillon, « Le gouvernement a-t-il avoué dans un courrier à Bruxelles que le CICE serait financé par la fiscalité écolo ? », Libération.fr, 28 novembre 2018

(2) Audrey Tonnelier, « Les ultrariches, grands gagnants de la fiscalité Macron », Le Monde.fr, 12 octobre 2018

(3) Frédéric Lordon, « Fin de monde ? », Les blogs du Monde Diplomatique, 5 décembre 2018

(4) Guillaume Ledit, « Les “gilets jaunes”, enfants terribles d’Internet ? », Usbek & Rica, 5 décembre 2018

(5) Frédéric Lemaire, « Face aux gilets jaunes, les éditorialistes entre condescendance et mépris », Acrimed, 5 décembre 2018

(6) Guillaume Erner, Emmanuel Todd, « Cartographie des colères françaises avec Emmanuel Todd », L’Invité des Matins, France Culture, 3 décembre 2018

(7) Jean-Marc Jancovici, « De Daech à la COP21 », conférence à l’ESPCI Paris Tech, le 19 novembre 2015

(8) Agathe Dahyot, Adrien Sénécat, Maxime Vaudano, « Prix du carburant : petit manuel à lire avant de débattre », Le Monde.fr, 9 novembre 2018

(9) Jean-Marc Jancovici, « L’Italie et l’énergie : un cas d’école », jancovici.com, 8 octobre 2018

(10) Emmanuel Rondé, Simon Gouin, « Gilets jaunes : “L’écologie, c’est un combat de riches alors que cela devrait être un combat populaire !” », Basta Mag, 5 décembre 2018

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