Gilets Jaunes : plaidoyer pour l'intervention d'une coalition armée internationale

Édouard Philippe a annoncé hier le déploiement exceptionnel ce samedi 8 décembre de 89 000 policiers et gendarmes sur tout le territoire - soit 24 000 de plus que la semaine précédente -, appuyés à Paris d’une douzaine de blindés légers. Face à la tournure dramatique des événements, j’ai rédigé cette note en faveur de l’intervention d’une coalition internationale pour défendre la démocratie.

Coalition marchant d'un pas déterminé pour le rétablissement de la paix civile et la démocratie en France. Coalition marchant d'un pas déterminé pour le rétablissement de la paix civile et la démocratie en France.

 Note du vendredi 7 décembre 2018

Je propose pour régler d'urgence la situation française, dite crise des « Gilets Jaunes »  - en raison de la couleur de la veste arborée par les représentants des revendications populaires -, de faire revenir le calme par l'intervention d'une coalition armée internationale. Bien qu'à prime abord un peu excessive, cette proposition est basée sur une fine analyse des rapports de force internationaux en cours depuis le milieu du siècle dernier.

Du fait de leur connaissance approfondie de la géopolitique du pays des Droits de l’Homme, je soutiens fermement l’idée que cette coalition devra être constituée des nations suivantes : Irak, Syrie, Libye, Liban, Yémen, Côte d'Ivoire, Mali et Centrafrique ; sous la coordination strictement tripartite de l'Iran, la Russie et les pays frontaliers de la France qui seront, dans un soucis d'efficience et d'agilité des procédures, représentés par l'Allemagne.

Cette coalition aura pour mission de remplir les objectifs suivants :

1) mettre fin aux attaques répétées du présent gouvernement français envers son peuple. En effet, nous déplorons à ce jour déjà 4 morts et plusieurs centaines de blessés, auxquels il faut ajouter les actes d'humiliations perpétrés parfois même sur des mineurs ;

2) mettre fin à l’utilisation par ce gouvernement de munitions explosives comme les grenades GLI-F4 dont il est le seul à faire usage contre sa population en Europe - grenades qui contiennent 25 grammes de TNT et font plus de bruit qu’un avion au décollage ;

3) mettre fin à l’utilisation intensive par ce même gouvernement d'armes chimiques comme le gaz lacrymogène, armes proscrites en situation de guerre par la convention de Genève de 1993 ;

Cette infographie réalisée par ACAT nous permet d'appréhender le grand retard des polices européennes sur la police française au sujet du maintien de l'ordre. La France devrait mettre urgemment en place une politique de promotion de son transfert de connaissance en la matière afin d'utiliser au mieux son avantage comparatif Cette infographie réalisée par ACAT nous permet d'appréhender le grand retard des polices européennes sur la police française au sujet du maintien de l'ordre. La France devrait mettre urgemment en place une politique de promotion de son transfert de connaissance en la matière afin d'utiliser au mieux son avantage comparatif

4) organiser en collaboration avec le peuple et les partis d'opposition la transition vers une situation politique stable et démocratique. Ceci en dehors des institutions actuelles dont le présent gouvernement tire profit ;

5) pérenniser militairement et accompagner économiquement ce renouveau démocratique sur une période dont la durée doit être décidée par la coalition et exprimée par vote majoritaire, les pays coordinateurs ayant, bien entendu, droit de véto.

Pour des raisons de communication géopolitique évidente, je propose que l’opération militaire prenne le nom de Sangaris II en référence au succès de l'opération française en Centrafrique du même nom. Un nom qui, nous le savons, évoque le papillon africain Cymothoe sangaris parce qu’« un papillon, ce n'est pas méchant, ça ne dure pas très longtemps ».

Quand la France récompense ses soldats pour leur effort conséquent dans le rétablissement de la paix civile et de la démocratie en Centrafrique Quand la France récompense ses soldats pour leur effort conséquent dans le rétablissement de la paix civile et de la démocratie en Centrafrique

Il va de soi que le plan de pérennisation militaire et d'accompagnement économique devra s'appuyer sur la diversité des acteurs industriels des différents pays de la coalition. Afin d’assurer une entente intelligente des agents ainsi qu’une coopération maximale des forces, l'économie française devra être en amont catégorisée en différents secteurs clés, cette catégorisation sectorielle donnant lieu ensuite à une répartition proportionnelle selon les pays de la coalition - répartition étant soumise évidemment à la validation en amont des pays coordinateurs : Iran, Russie, Allemagne.

Pendant sa période d'intervention - qui, je le rappelle, est renouvelable tous les ans sauf opposition par vote majoritaire avec droit de véto des pays coordinateurs -, la coalition aura pour rôle central la mise en place d'une démocratie plus ouverte, à l'écoute du peuple, par des élections encadrées par la coalition auxquelles prendront part les partis d'opposition actuellement composés. Le représentant du peuple français nouvellement élu aura pour l'accompagner dans ces politiques économiques, industrielles et culturelles l'avis d'experts de la coalition. L’intervention d’organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que celle d’institutions internationales, comme le FMI ou la Banque Mondiale notamment, ne sera naturellement pas à exclure afin de rendre transversales les approches des opérateurs de transition.

Si toutes les forces sont déployées dans le même sens avec synergie, la coalition peut sans doute s'attendre à voir l'attractivité du territoire s'améliorer d'ici 1 à 2 ans. L'activité économique, elle, repartira ensuite presque instantanément en raison de la compétitivité des travailleurs et de la flexibilité de la législation. Ainsi, au bout de 5 à 10 ans, l'état démocratique du pays sera certainement stabilisé, les institutions rétablies, et, sans nul doute, la coalition pourra alors compter sur la France comme partenaire économique privilégié. Restera alors à décider le retrait de la coalition par vote majoritaire avec veto des pays coordinateurs.


Sur le même sujet, j'ai également écrit l'article suivant (plus sérieux je vous rassure) : « Gilets Jaunes : Dr. Maboul, la tumeur et la migraine »

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