Réaction au terrorisme islamiste, ça y est on y est

Depuis le temps que ça couvait... 6 ans d'attentats meurtriers, des centaines de morts, de blessés, de mutilés, de handicapés à vie, de veufs et d'orphelins au nom d'Allah. 6 ans que les sbires de Daesh cherchaient la limite, celle où un peuple n'accepte plus de se laisser massacrer en répondant par des fleurs, des bougies et des nounours.

Depuis le temps que ça couvait...
6 ans d'attentats meurtriers, des centaines de morts, de blessés, de mutilés, de handicapés, de veufs et d'orphelins au nom d'Allah.
6 ans que les sbires de Daesh venaient jouer de la kalach dans nos rues, égorger nos enfants, tuer nos symboles, toujours plus loin, chercher la limite, celle où un peuple n'accepte plus de se laisser massacrer en répondant par des fleurs, des bougies et des nounours.
6 ans de sang, d'horreur et d'épouvante. Allah Akbar toujours.
6 ans de peur pour les siens, de désespoir à l'idée de ne pas pouvoir les protéger, 6 ans à faire attention tout le temps, en montant dans le train, dans les couloirs du métro, à vérifier que l'école des enfants est sécurisée, à leur dire de rentrer vite dans la cour sans traîner devant le portail...

Une résilience admirable, à peine entamée par la montée des votes durs, un peuple qui refuse de sacrifier sa liberté à sa sécurité, ses principes à la peur.

Mais on le savait tous que cela allait arriver, devant les morts qui s'accumulaient. Que c'était fait pour ça et qu'on aurait beau être réfléchis, rationnels, apaisants, fraternels, la montée de la souffrance, de l'indignation et des haines était inexorable, on pouvait juste la ralentir.
Un jour ou l'autre, parent de victimes, rescapé ou haineux naturel ayant trouvé un prétexte, il y en aurait un qui ne supporterait plus ce rôle de victime passive, basculerait et leur donnerait ce qu'ils veulent, aux haineux d'en face, aux islamistes en embuscade, lointains ou dans nos propres cités.

"Vous n'aurez pas ma haine", quelle blague ! Bien sûr que si, les massacres aveugles engendrent de la haine, quel peuple subirait cela sans réagir tôt ou tard ?

Et là, voilà on y est, la seule surprise c'est le temps que cela a mis. Franchement après le Bataclan, il était logique de penser que cela serait une question de mois.
Et re-surprise, non la France n'est pas "islamophobe", ni raciste, ni fasciste etc, malgré les tentatives immédiates de récupération des groupuscules communautaristes,la France fait honneur à ses valeurs.

On découvre ainsi que nos renseignements, malgré la charge de travail donnée par les djihadistes, malgré le ciblage évident des juifs, des athées, des "mécréants" de façon générale, ont été missionnés pour surveiller malgré tout de près tous les extrêmes et ainsi protéger tout particulièrement nos concitoyens musulmans. Au point de repérer et d'intervenir en amont, alors que les apprentis barbouzes en étaient encore à la fabrique artisanale de la grenade. Ce que nous aurions tant aimé qu'ils fassent pour les vrais attentats qui ont ensanglanté notre sol.
Qu'ils sont arrêtés avec efficacité, sur simple soupçon, sans états d'âme, même vis à vis de ceux qui ont perdu un proche dans un attentat.
Que du coup, grâce à cette efficacité, le bilan est toujours de 500 et quelques morts et blessés à .....zéro, même si certains essaient d'occulter ce fait indiscutable.
Que la réaction médiatique, politique, citoyenne est unanime. Pas un son discordant, pas un "mais" comme on a pu en connaître de la part des mêmes pour Charlie Hebdo, pas une réticence, condamnation générale et sans appel.
Alors sans hésitation ce soir je dis "Vive la République et Vive la France"
Bravo à nos concitoyens qui savent rester dignes et unis malgré la peine, malgré le deuil, malgré les provocations sordides d'un CCIF ou du CFCM qui n'hésitent pas à s'engouffrer dans la moindre faille pour faire avancer leurs projets politico-religieux, en toute indécence.
Oui les musulmans de France sont protégés, comme tous les citoyens, non il n'y a ni stigmatisation, ni amalgame, si ce n'est comme toujours par nos titres de presse qui s'empressent de traduire "djihadiste" par "musulman et réaction armée aux massacres par "terrorisme".....

Par contre Emmanuel Macron, une chose est sûre, il y a urgence zéro, il va falloir se décider à endosser le costume de Président, reculer n'est plus possible, il n'est plus temps de se promener des Bernadins au Vatican.
Car des papys flingueurs, il y en a plus d'un qui commencent à craquer dans ce pays inévitablement, tout a été fait pour cela. Sans même parler des vrais haineux en embuscade, que le retour des ratonnades ne gênerait pas plus que ça.
Et les djihadistes qui sortent tranquillement de prison, les radicalisations en chaîne, le laxisme vis à vis d'un islam politique, radical et belliqueux qui s'affiche sans complexe du Bourget à Lyon, Lille ou Le havre et jusque dans les premiers cercles du pouvoir, cela ne va pas passer encore longtemps.
Là où la République n'est plus, les milices arrivent. Pas besoin d'être grand clerc pour comprendre ça.
Il ne faut pas cinq ans pour changer de conseillers, régler le problème des imams radicaux, des "loups solitaires" de retour, des appels à la haine, à la sécession ou au meurtre. Juste de la volonté, l'arsenal législatif est là.
S'il vous reste un peu de temps entre une génuflexion, une création de poste d'humoristo-conseiller et une mesure anti-pauvre bien sûr

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.