Le teasing du TISA

Peut-être le plus gros des poissons que l'agitation de tous les autres a tendance à noyer. Ceci est un report public de commentaire depuis l'édition abonnés "Libre-échange: avec TISA, les multinationales réclament un droit de veto sur les Etats 25 mai 2016 | Par Martine Orange et Julian Assange (WikiLeaks)" (merci).

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Extrait des commentaires :

26/05/2016 11:30 Par 6MEVIMLD

 Pourquoi demandent-ils ce droit de véto puisque de fait ils le possèdent déjà ...

Nous ne sommes plus gouvernés par nos politiques mais par les multinationales, les fonds de pension, Soros, agences de notation aussi diverses que variées et qui décident de la pluie et du beau temps dans tel ou tel pays en vertu de quel mandat ?????

Une fois que vous aurez intégré ce fait cela vous aidera à comprendre beaucoup de choses.

Nous n'avons plus de gouvernement ... un point c'est tout !!! et Marie France Garot a bien raison de le dire et le répéter.

 

 26/05/2016 14:47 Par Eleuthère Qwark

Il me semble que votre énoncé n'est pas exact : que la structure de pouvoir "Etat" subisse jusque dans son principe, et à l'échelle mondiale, un "coup" d'une violence historique encore jamais vue, qui non seulement s'empare de ses leviers mais pour en détruire toutes les fonctions sauf militaires et répressives, ne signifie nullement que "nous n'avons plus de gouvernement" mais que nous changeons de régime de gouvernement.

 Un régime qui n'impose que l'optimisation maximale des intérets de ses puissances, à des populations dont il asservit toutes les dimensions d'existence à cette unique fin, sans compensation que strictement nécessaire à entretenir des niveaux de productivité variablement et localement ajustés fût-ce au prix de centaine de milliers de morts, sans leur reconnaître aucune forme de constitution légitime intrinsèque de souveraineté ni même de négociation et encore moins de partenariat, est un régime bien connu qui s'appelle simplement "colonialisme".

 Comme tout ce qui caractérise l'offensive meta-capitalistique actuelle au plan de son idéologie comme de sa praxis, on le constate encore là, ce colonialisme est "néo" dans ses outils, "ultra" dans sa tactique guerrière, et totalitaire dans sa visée stratégique. Ces faits procéduraux n'ont rien de neuf en eux même : une offensive guerrière d'ampleur globale n'a jamais pu se projeter ni se conduire qu'au prix d'un effort de recherche et d'innovation technologique en premier lieu militaire et au premier bénéfice de celle-ci en retour d'investissement. Encore une fois yaka voir l'histoire de l'Empire Romain, ou celle de Cortès, toujours la même en substance, qui ne fait que baffouiller sa vieille rangaine dans des langages militaires chaque fois nouveaux, mais dont toujours la nouveauté se caractérise par une nouvelle propriété de maîtrise d'au moins une énergie et une technologie -organisation rationnelle de l'efficacité combattante de la ressource humaine légionnaire, poudre à canon, navigation transatlantique, médecine, communication électronique, moteur à explosion, aviation, chimie, TSF, nucléaire, Espace, informatique, biologie...-.

 Corollairement, une structure de gouvernement qui tire sa légitimité locale d'être le bras exécutif d'une telle supra-constitutionnalité coloniale technocratique.... est un régime de bananes.

 Qui s'étonnerait encore que des gouvernements d'hommes de mains comme ceux que subissent les peuples Mexicains et ceux des Emirats viennent se faire tailler des pipe-lines bien juteux et orner la saucisse d'une rosette, par leurs frangins d'envergure militaro-économique supérieure parvenant aux postes de lieutenants en Europe?

 On n'a jamais eu tort de comparer l'axe de gouvernance Hollandais à l'axe dalladiériste/vichyste, il est dans le droit fil de la suite de l'Histoire que nous valsions aujourd'huis avec le fantôme de Pinochet.

Je reprends au vol ce lien proposés dans un autre commentaire, sous son titre "Les Usa conduits par la machine de guerre nazie", ainsi que celui-ci, sans prosélytisme partisan mais avec reconnaissance pour le sérieux historique : "Comment Londres et Wall Street ont porté Hitler au pouvoir".

 

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