Djihad : avorter l'oeuf ou subir les serpents

Monsieur Ban Ki Moon, lit-on, a "condamné de la manière le plus ferme possible la persécution systématique des minorités en Irak par l'Etat islamique et les groupes armés qui lui sont liés".

Il est sympa, Ban Ki Moon !

Qu'est-ce que les djihadistes en ont à f... faire des déclarations de ce monsieur ?! Ce monsieur, ainsi que les chefs d'Etat de toutes les soi-disant démocraties, qu'en ont-ils à f... faire que des gens soient massacrés parce qu'ils sont d'une religion différente ou même parce qu'ils pratiquent la même religion que ces malades mentaux allumés mais pas exactement de la même manière qu'eux ?

Qu'est-ce qu'ils attendent tous ces hommes et femmes politiques pour se mettre d'accord et aller dire "STOP", de donner un ultimatum de quelques heures ou même sans ultimatum pour aller écraser la gueule de l'hydre ?! Que ne le font-ils ? Par respect du droit international, sans doute ?! Par crainte que l'islamisme n'envoie ses kamikazes en Occident faire sauter églises, synagogues et mosquées non djihadistes ?! Par peur de s'enliser dans une guerre sans fin ? Mais c'est, dans le monde dit moderne, la seule guerre qui vaille. La guerre contre l'obscurantisme, contre les ténèbres de la stupidité qui pousse ces allumés de Dieu à faire ce qu'ils font pour gagner leur Paradis. Cette guerre qui n'a pas été menée par l'Occident quand elle pouvait encore l'être au plan des idées, de l'éducation et, surtout, pour le respect du droit de ces peuples "arriérés" et méprisés, de leur droit à une place digne dans un monde brutalement dominé par ce même Occident qui se dit épris de liberté, de droits de l'homme et de la femme, de liberté de croyance et d'opinion, etc.

Aujourd'hui, quelle solution s'offre encore au monde face aux incendies d'églises, à l'exode de centaines de milliers de chrétiens du monde arabo-musulman, aux massacres d'hommes et de femmes au nom de l'islam, ou plutôt de l'acception djihadiste de l'islam. Quelle solution - alors que les gouvernements de ces pays sont soit impuissants soit passivement complices - autre que la guerre pour arrêter tout de suite et pendant qu'il est encore temps cette gangrène haineuse qui gagne chaque jour du terrain. Cette avancée militaire armée et financée par des régimes qu'il faut mettre au pied du mur. D'ailleurs, a-t-on entendu les responsables religieux ou politiques saoudiens, qatari, iraniens ou autres s'élever contre cette interprétation de leur religion ? Ces régimes dépendent encore de l'Occident pour beaucoup... Mais l'Occident ne sera pas à tout jamais seul à détenir la technologie militaire, ni à pouvoir fabriquer et faire voler des drones bourrés d'armes léthales... Le respect de l'autre, dans son intégrité physique et morale, dans sa liberté de croyance et de pensée, dans sa liberté d'expression doit être instauré comme principe mondial intangible. Instauré et puissamment appliqué, pour que tout transgresseur encoure les foudres morales et physiques de l'ensemble de la communauté humaine. Il est grand temps de dire "basta ya", "enough", "ça suffit", "kifayah", de se faire entendre et comprendre, et de se faire allumer quand on poursuit dans l'horreur.

"Ils sont venus prendre un juif. Je ne suis pas juif, je n'ai rien fait." Obscurantisme, intolérance, racisme, haine... C'est toujours là et quiconque se voile la face au prétexte que "ça ne peut pas arriver chez nous" est un fieffé imbécile ! Remplacer "juif" par "copte", par "syriaque, par "chiite", par "non-djihadiste", par "touriste", par "Occidental", etc.

Les Obama, Cameron, Hollande et tous les autres "défenseurs des libertés". Ça vous pend au nez ! Ça nous pend au nez à tous.

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