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Billet de blog 10 juin 2022

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Législatives 2022 : Victoire possible pour la NUPES et quelle répartition ?

La défaite à la présidentielle 2022 aurait pu laisser tout le monde dépité, comme ce fut le cas après celle de 2017. Pourtant cette fois la gauche a réussi à transformer ce score malgré tout historique de 22% pour son aile radicale, en un mouvement encore plus ample, réveillant un certain espoir de voir les choses changer via ce scrutin d’ordinaire délaissé. Cela pourrait nous emmener bien loin..

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Avant tout, est-ce un bon accord ?

C’est une question difficile puisque, pour la gauche de LFI et les rancuniers du quinquennat Hollande (à très juste titre), faire la moindre place au PS et à un EELV ayant toujours un pied dans le libéralisme, c’est déjà trop. De l’autre côté, ce n'est pas plus facile pour le PS, parti "historiquement leader de la gauche”, de se retrouver petite main secondaire d’une coalition si ample. Enfin, c’est aussi compliqué pour les communistes du PCF d’entendre un tel accord après avoir joué toute leur nouvelle stratégie sur une malheureuse ligne forte et indépendante.

Bref, si l’on veut juger la qualité de cet accord, il vaut  mieux regarder ce que chacun gagne et si un équilibre semble juste, plutôt que de s’attarder sur des positions individuelles indémêlables.

Pour cela, il faut partir de la présidentielle puisque c’est le scrutin avec la participation de loin la plus importante, ce qui permet d’avoir l’échantillon le plus représentatif de l’avis de la population, mais aussi car il s’agit de la seule élection réellement nationale, c’est à dire où partout il y a les mêmes noms présentés avec absolument aucune disparité d’un endroit à l’autre

Cet accord a finalement été assez simplement construit : les membres de la NUPES se sont appuyés sur une reconduction quasi systématique des députés sortants***, suivie d’une répartition "À la proportionnelle des résultats du 1er tour de la présidentielle”. Stratégie qui paraît cohérente en respectant le rapport de force des deux dernières présidentielles entre le pôle radical et celui social-démocrate.

*** Le PS conserve 21 circonscriptions où il est le sortant, contre 17 pour LFI, 11 pour le PCF et seulement 7 pour les alliés d'EELV, c’est ce qui explique pourquoi les socialistes ont un tel écart entre leurs résultats aux présidentielles et l’accord de la NUPES..

De cette manière, tous les partis passent la barre de 50 candidats nécessaire pour obtenir des financements publics et tous, hormis LFI, reçoivent une part plus importante dans l’accord que leurs résultats aux deux dernières présidentielles. LFI étant le tronc de cette coalition il était tout à fait normal qu’elle prenne sur sa part les négociations, concession d’autant plus correcte qu'avec encore ~60% des circonscriptions elle reste de loin le groupe majoritaire.

Evidemment ce qui compte reste la “gagnabilité” des circonscriptions mais normalement les différentes formations se sont entendues sur un "panachage juste", c'est-à-dire une répartition équilibrée, respectant le poids accordé à chacune, peu importe le nombre de députés gagnés.

Bien qu’une telle organisation ne peut être sans faille, puisqu’on peut très bien gagner une circonscription qu’on pensait imprenable et perdre une qu’on pensait acquise, si un tel accord est bien fait, alors les variations difficilement prévisibles seront de l’ordre du détail irréprochable.

Voici donc quelques scénarios en considérant que chaque formation obtient une victoire de ses députés sortants (probable pour la majorité des 56 concernés), puis un nombre de députés proportionnel à son poids dans l’accord de la NUPES, ce qui reste une méthode imparfaite mais sûrement assez proche de la réalité.

Si l’ensemble de la coalition gagne 99 députés, soit le seuil à partir duquel tout le monde commence à être gagnant en pouvant former un groupe parlementaire (15 députés minimum) plus gros que le précédent :

  • 15 députés PCF (+4)
  • 15 députés EELV (+8)
  • 26 députés PS (+5)
  • 43 députés LFI (+26 par rapport à aujourd’hui)

Sur 185 députés gagnés, soit le nombre de parlementaires nécessaire pour lancer la procédure d’un référendum d’initiative partagée (qui a certes peu d’intérêt en l’état mais peut faire beaucoup de bruit) :

  • 23 députés PCF (+12)
  • 31 députés EELV (+24)
  • 37 députés PS (+16)
  • 94 députés LFI (+77 par rapport à aujourd’hui)

Sur 289 députés gagnés, soit la majorité absolue permettant d’obtenir un gouvernement aux couleurs de la NUPES :

  • 32 députés PCF (+21)
  • 50 députés EELV (+43)
  • 51 députés PS (+30)
  • 156 députés LFI (+139 par rapport à aujourd’hui)

Sur 350 députés gagnés, ce qui permettrait une majorité très confortable car on a bien le droit de rêver un peu  :

  • 38 députés PCF (+27)
  • 59 députés PS (+38)
  • 61 députés EELV (+54)
  • 192 députés LFI (+175 par rapport à aujourd’hui)

 Quel résultat peut espérer la NUPES ?

Confirmons tout de suite que cet accord sera positif pour toutes les formations qui le composent, c'est-à-dire en gagnant au moins 99 députés sur les 577 circonscriptions. 

Tout d'abord car en faisant un sommaire décalque de la dernière présidentielle, rien que la candidature de Mélenchon arrive en tête dans plus de 100 circonscriptions contre une soixantaine en 2017.

Le score de l'ensemble de la gauche dépasse même 50% dans 37 circonscriptions, contre seulement 4 en 2017, ce qui signifie potentiellement des députés vainqueurs dès le 1er tour

Ce diagramme, illustrant le résultat des 3 pôles principaux dans la plupart des circonscriptions d’après le score de la présidentielle 2022, confirme notamment que les localités “acquises”, c’est-à-dire celles ou une formation réalise plus de 45%, sont clairement à l’avantage de la NUPES avec 61 sur 104, puis 23 pour l’extrême-droite, et seulement 20 pour Macron et la vieille droite.

Dans ce diagramme Macron et Pécresse sont additionnés, tout comme Le Pen et Zemmour, pourtant même si il est évident que l'électorat est en grande partie partagé (pôle centre droit - droite, et pôle extrême-droite), ils ne sont pas alliées pour les législatives, contrairement à la NUPES.

Autrement dit, dépasser les 99 circonscriptions avec un tel accord est totalement la marche basse. Une coalition de cette nature avec une campagne bien menée pourrait sérieusement atteindre les 200 députés. Au-delà de 200-250, il va vraiment falloir faire quelque chose d'historique…

A vrai dire il n’y a que deux moyens de faire mieux : réussir à ce que l’électorat de gauche soit celui s'abstenant le moins, ou obtenir un report de voix avantageux des autres camps (via le vote barrage face à un candidat RN, ou via le vote sanction face à un candidat LREM, je vais y revenir).

En ce qui concerne l’abstention, il y a une idée assez répandue comme quoi elle impacterait bien plus l’électorat de gauche que de droite. Or, pour les législatives, nous n’observons pas une démobilisation plus importante : si le total gauche n’atteignait même pas 27% à la présidentielle de 2017, il montait à presque 28% lors de l’élection des députés de cette même année, et ce malgré une participation en baisse de quasi 30 points (~13.8 millions d’électeurs en moins !).

L’année 2022 semble proposer la même démonstration. Si l’ensemble de la gauche est monté à près de 32% à la présidentielle, pour les législatives, les sondeurs le mesurent à 30-31% en moyenne (~2pts de marge d’erreur), et ce peu importe le niveau de participation estimé.

Bref, ce qui permet d’expliquer le faible nombre de députés de la gauche n’est pas l’abstention ciblée de son électorat, mais la dispersion des voix au 1er tour empêchant d’atteindre de nombreux seconds tours, et la dynamique générale favorisant normalement le président gagnant.

Cette dispersion des voix est vraisemblablement un problème réglé pour le scrutin à venir puisque la coalition de la NUPES devrait atteindre le second tour dans plus de 400 à 450 circonscriptions sur 577, contre moins de 170 pour l’ensemble de la gauche en 2017. Cela illustre très bien ce que permet cet accord politique sur les possibilités de victoires par rapport aux très nombreuses occasions manquées par la multiplication des candidatures lors de l’élection précédente.

Pour ce qui est de la “prime au gagnant” de la présidentielle, c’est effectivement un phénomène systématique depuis que ce scrutin est directement suivi par les législatives. Cependant il n’est jamais arrivé qu’un président obtienne un second mandat depuis l'alignement de ces deux élections, nous n’avons donc jamais pu vérifier la popularité ou la stabilité lors d’une deuxième législature. Il n’est alors pas impossible que le président sortant bénéficie d’une absence totale de dynamique (contrairement à 2017), autre que celle de sa position majoritaire et avantageuse au sein de sa propre famille politique qu’est la droite.

La précédente majorité ayant d’ailleurs confirmé le positionnement clairement droitier, autoritaire, et loin de tout renouveau de la part du Président, il est fort probable qu’elle se fasse balayer dans les nombreuses circonscriptions historiquement plutôt de gauche qu'elle avait vampirisé en 2017 avec une image faussement modérée/centriste. Cela concerne principalement la banlieue parisienne, les grands centres urbains et les Outre-Mers.

Ces graphiques montrent assez bien que Mélenchon prend ce que Macron a perdu dans les Outre-mers, mais c'est aussi beaucoup le cas pour Paris et la petite couronne, ce qui correspond aux circonscriptions "plutôt de gauche" que la majorité présidentielle avait réussi à voler en 2017.

A partir de là, il va se passer une chose très simple : La NUPES va se retrouver au 2nd tour dans environ 450 à 500 circonscriptions sur 577, dont la majorité de ces duels seront face aux Macronistes. Les réserves électorales étant similaires entre les deux camps, seule comptera alors la mobilisation ou sur-mobilisation de ces électorats respectifs, et la qualité des reports de voix.

Les plus de 450 seconds tours de la NUPES devraient se répartir ainsi :

  • 60 à 80%  face à un Macroniste,
  • 10 à 30%  face à la vieille droite ou surtout face à l’extrême-droite,
  • 0 à 20%  en triangulaire, face à l’extrême droite et/ou un Macroniste et/ou la vieille droite,

Si les matchs faisant face à un candidat de la majorité présidentielle ont de très grandes chances de victoire dans les circonscriptions où la NUPES réalise plus de 35 à 40% au 1er tour, il faudra en revanche compter sur un fort vote sanction face à LREM dans celles où le 2nd tour est atteint avec seulement 20 à 35% des voix. Ici, selon l'importance de ce vote sanction, la NUPES pourrait gagner 10 duels sur 100 comme 70 sur 100. Imprévisible.

Pour les duels contre un candidat d’extrême-droite, c’est l’impact du vote barrage qui sera crucial, car même si le FN/RN est très efficacement battu aux législatives, la solidité des digues reste une chose incertaine, surtout dans cette situation assez inédite où c’est un candidat de gauche, voire de gauche radicale, qui incarnera le rempart. 

Dans ce cas de figure, quelle sera la proportion du centre droit et de la droite capable de voter pour un candidat de la NUPES ? A l'inverse, est-ce que craignant une majorité de la NUPES, le centre droit ne se tournerait pas vers l’extrême droite bien plus accommodante ? Ici, selon l’efficacité de ce vote barrage, la NUPES pourrait gagner 90 duels sur 100 comme 50 sur 100. Encore une fois, imprévisible.

Concernant les triangulaires, dont la quantité dépendra de la participation, elles verront s’affronter quasi systématiquement les trois nouveaux pôles que sont NUPES, LREM, et RN. Ces circonscriptions politiquement éclatées (puisqu’on arrive à une triangulaire malgré une gauche unie et un centre uni, ce qui limite l’éparpillement des voix***) sont généralement imprenables en duel, mais comme triangulaire signifie victoire possible avec 35-40% au 2nd tour, il pourrait ici se passer des petites surprises.

*** Il n’est cependant pas impossible que les triangulaires se produisent plus facilement dans les circonscriptions connaissant un dissident NUPES et/ou de la Majorité.

Il faut bien avoir en tête que les législatives sont une chose complexe. Ces 577 scrutins avec des spécificités locales, des sociologies électorales et des campagnes différentes, font qu’un duel paraissant similaire en tous points peut produire un résultat différent entre deux circonscriptions. C’est ce qui fait l’imprévisibilité de ces matchs. D’autant qu’une élection c’est aussi, parfois, une surprise, alors 577…

C’est d’ailleurs ce facteur d’incertitude qui rendait si important d’être présent partout en tant que force de coalition, et de ne pas sacrifier les circonscriptions les plus difficiles pour récupérer quelques financements, comme certains professeurs de Sciences Politiques ont pu le suggérer.

“Potentiellement vous avez intérêt, dans les circonscriptions ingagnables à gauche, d’envoyer des candidats à la fois de LFI, PS, EELV et PCF pour qu’ils aient 1 % des voix et que cela compte pour les financements.”

- Julia Cagé, économiste de centre-gauche et prof à Science Po, 
dans Mediacités le 30 Avril 2022

Tout ceci n’étant qu’une question de mobilisation, et donc finalement de qualité de la campagne menée, on peut alors légitimement penser qu'une telle coalition mêlée à une solide stratégie préservant l’espoir de la présidentielle, surtout dans un contexte paraissant enfin nous être plutôt favorable, pourrait produire des étincelles, mais pour cela il ne faut rien lâcher, quand bien même nos efforts ne semblent pas forcément visibles.

Lors de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon n’a en effet pas pris ~4 points entre la moyenne des derniers sondages et le résultat final uniquement à cause de la médiocrité des sondeurs. Ce différentiel de près d’1.5 millions de voix provient également de l’ultime mobilisation des potentiels abstentionnistes et des indécis***. Mobilisation qui est certes le fruit d’une conscience collective merveilleuse mais qui ne serait rien sans le travail militant, aussi divers soit-il.

*** Et non pas grâce à un tardif vote utile ayant défavorisé les autres candidats, puisque ceux-ci ont clairement moins baissé que JLM est monté, entre autres -nombreuses- explications.

Jusqu’à 30% des électeurs étaient encore non-décidés le week-end même du vote de la présidentielle, et pourtant notre absence au 2nd tour ne s’est jouée qu’à un basculement de ~210 000 électeurs, soit ~0.4% des inscrits, 0.6% des votants. Illustré avec une donnée plus palpable, il n'a manqué qu’à convaincre 6 électeurs par commune, ou 3 votants par bureau de vote, pour éviter ce nouveau duel Droite / Extrême Droite. 

Tout cela permet de relever l’importance des voix individuelles, et donc du poids décisif qu’il peut y avoir sur nos actes militants, ce qui pour les législatives est d’autant plus le cas, notamment car ces élections se joueront souvent dans un écart de l'ordre de la centaine de bulletins.

Or nous savons tous très bien que même si il est légitime d’imaginer un sursaut de participation cette année, ce vote connaîtra au moins une perte de quelques millions d’électeurs par rapport à la présidentielle. Les électeurs ne manquent pas, mais il faut aller les chercher.

Nous avons cependant cet avantage qu’il s’agit du scrutin national pour lequel le militantisme est le plus concret. Si le résultat peut se jouer qu’à quelques centaines de voix, et que seuls les habitants de la circonscription peuvent voter, alors il est infiniment plus facile de trouver les bonnes personnes à convaincre et les bons arguments pour motiver et faire comprendre l’immense impact qu’une poignée d’électeurs peut avoir sur le choix de l’un des 577 députés.

Il s’agit réellement d’une élection pouvant se jouer à un ultime tractage, boîtage, ou porte-à-porte mais aussi, principalement pour le week-end du scrutin où nous ne pouvons “militer publiquement”, à la mobilisation de notre cercle personnel, amis, parents, proches, collègues…

La base militante est là, le potentiel électoral également, et en toute hypothèse la NUPES sera au 2nd tour dans plus de 450 circonscriptions dont la victoire ne dépendra que de la mobilisation de cet entre deux tours.

Croyons en nos chances, ne lâchons rien.

Merci d’avoir lu.

SOURCES :
-Liste des sondages pour les législatives avec le total gauche en moyenne à +30%, peu importe la participation :  https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_fran%C3%A7aises_de_2022
-Données sur les législatives 2017 : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_fran%C3%A7aises_de_2017
- Données sur le résultat de la présidentielle 2022 rapporté aux circonscriptions :
https://www.liberation.fr/politique/elections/carte-les-resultats-du-1er-tour-de-la-presidentielle-2022-dans-votre-departement-et-votre-region-20220410_47I53V2SUVCKDPIT2ER2WNJKVQ/
https://www.lepoint.fr/politique/presidentielle-macron-en-tete-dans-240-circonscriptions-le-pen-216--28-04-2017-2123439_20.php
-Source citation Julia Cagé :  https://www.mediacites.fr/interview/national/2022/04/30/ce-qui-se-joue-aux-legislatives-cest-largent-public-que-vont-toucher-les-partis-pendant-les-cinq-prochaines-annees/

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