Végans versus rien, ou «Pourquoi Libération a tout faux»

Paul Ariès, Frédéric Denhez, Jocelyne Porcher je ne vous félicite pas, mais vous êtes certainement comme beaucoup, coincé-e-s entre plusieurs pièges... Courage !

Depuis hier on m'envoie cet article dans Libération "contre" les véganes et le véganisme... et oui Vegan Punk notoire depuis 1975 (ayant navigué longtemps entre diverses variantes de végétarienne, végétalienne et végane  puis finalement, soulagement, végane pour de bon ) on se doute que ça m'intéresse .. même si le cri de la carotte et toutes ces variantes plus ou moins frauduleuses je les entends depuis si longtemps...

Mais on me l'a tellement envoyé que... je vais donc répondre, et je n'ai pas besoin de m'étaler, je serai brève ( chouette )

Les "attaques" contre les véganes, c'est vraiment, si c'est sincère, de la paresse intellectuelle. Ou alors c'est de la malhonnêteté tout aussi ridicule si ça ne faisait des dégâts parfois,  malheureusement ( ne serait-ce que sur la digestion de mon petit déjeuner )  Paul Ariès, Frédéric Denhez, Jocelyne Porcher je ne vous félicite pas mais vous êtes certainement comme beaucoup, coincé-e-s entre plusieurs pièges... Courage ! (on va y arriver )

Explication : 

Quand je dis : "Je ne veux pas me nourrir ou profiter de quelque façon que ce soit de la souffrance d’autrui , surtout quand je peux l’éviter facilement."

On ne peut pas me dire que j’ai tort... Tort de quoi ? De ne pas vouloir profiter de la souffrance d’autrui ?

Tout ce que tu peux dire c’est : "Moi ça ne me touche pas la souffrance des animaux non humains, en dehors des ...  (remplir avec vos préférences : chiens, chats, chevaux etc  ) ou "Moi je peux vivre avec la souffrance des animaux non humains".

Variantes :

"Moi je peux vivre avec un certain degré de souffrance des animaux non humains" 

"Moi je trouve que si on les fait souffrir un peu moins ça va"

En dehors de ça c’est juste panique chez le lobby de la viande et produits laitiers... parce que franchement quand je lis "atteinte à notre mode de vie" ça rappelle des choses pas très nettes... hehe... et je n'ai vraiment pas besoin de sang et de douleur pour faire la fête (ça, ça porte d'autres noms).

Et je dis panique car c'est ce que ça évoque ces réactions excessives, cette agressivité et surtout cette pêche désespérée aux "justifications" scientifiques ou autres. Je suis végane, j'ai plein de véganes autour de moi, mais aussi plein de végétariens, des fléxi et des omnivores / carnivores, et ça va, on ne se fout pas sur la tronche. Ils viennent tous manger chez moi de la nourriture végane, TROP ravi-e-s de la vie, car je cuisine tellement bien (mes recettes vidéo Vegan Punk à partir du mois de Mai dans Subjectif , la pub en passant ! ) 

Donc calmez vous et assumez vos choix, comme les végans assument les leurs.

Je vous embrasse mes petits choux verts

 

Elli Medeiros

 

N'étant pas abonnée à Libération ( et ça ne risque pas ) je n'ai pu lire que ce que l'on m'a rapporté et je vous le copie à la suite pour info, ainsi que le lien de l'article en entier :

#France : Le #pamphlet #antivégans écrit par #Liberation :
« Pourquoi les #végans ont tout faux


Par Paul Ariès, politologue , Frédéric Denhez, journaliste, chroniqueur («CO2 mon amour» sur France Inter) et Jocelyne Porcher, sociologue, directrice de recherches à l’Inra — 18 mars 2018 


« Ils sont peu nombreux, mais ils ont une audience impressionnante.
Comme ce qu’ils disent semble frappé au coin du bon sens, celui de l’émotionnel et d’une morale binaire, le bien, le mal, c’est que ça doit être vrai.
D’où le succès de la propagande végane, version politique et extrémiste de l’#abolitionnisme de l’élevage et de la #viande, que l’on mesure simplement : aujourd’hui, les opinions contraires, pourtant majoritaires, doivent se justifier par rapport à elle.
Nous dénonçons d’autant plus le mauvais coup que porte le véganisme à notre mode de vie, à l’agriculture, à nos relations aux #animaux et même aux courants #végétariens traditionnels, que nous sommes convaincus de la nécessité d’en finir au plus vite avec les conditions imposées par les systèmes industriels et d’aller vers une alimentation relocalisée, préservant la #biodiversité et le paysan, moins carnée, aussi.
L’Occident et les riches des pays du Sud consomment trop de viandes, et surtout de la mauvaise viande.
Au Nord comme au Sud, les systèmes industriels ont changé l’animal en machine à transformer la cellulose des plantes en protéines bon marché pour le plus grand profit des multinationales et au détriment des paysans, des consommateurs, des sols, de l’eau et des animaux.
Le bilan #sanitaire et #écologique de ces rapports de travail indignes aux animaux est tout aussi mauvais que celui du reste de l’agriculture productiviste : on empoisonne les #consommateurs avec de la mauvaise viande, de mauvais légumes et fruits, en dégradant l’environnement et la condition paysanne. Ceci étant dit, regardons un peu les arguments avancés par les végans.”.....

la suite ici pour les abonné-e-s ( ou si vous n'avez pas encore utilisé les 4 visites gratuites auxquelles vous avez droit ) :

http://www.liberation.fr/debats/2018/03/18/pourquoi-les-vegans-ont-tout-faux_1637109

 

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et pour cellezéceux qui voudraient des réponses détailles aux "arguments" exposés dans l'article de Libération, merci et respect à Florence Dellerie - Illustration qui s'y est attelée https://blogs.mediapart.fr/florence-dellerie/blog/190318/veganisme-pourquoi-paul-aries-frederic-denhez-et-jocelyne-porcher-ont-tout-faux

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