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Billet de blog 1 mai 2015

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" ISRAËL/PALESTINE LE CONFLIT DANS LES MANUELS SCOLAIRES "

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LE MUR

Le projet de construire un mur a été pensé et élaboré dans les années 1970 par les gouvernements travaillistes, pour entériner définitivement sur le sol l'emprise terrestre de 1949 puis de 1967.

La construction, entreprise à partir de 2002, a été mise en place avec l'idée d'inclure les colonies israéliennes construites en Cisjordanie et d'annexer de fait encore plus de territoires à Israël.

Condamné par la Cour pénale internationale en 2004, ce mur doit normalement être démantelé car il ne correspond nullement à la frontière affirmée par le droit international, et reconnue par les Palestiniens.

Ces derniers ont officiellement reconnu l'Etat d'Israël en 1988 avec comme frontière ce que l'on appelle communément les frontières de 1967        ( résolution 242 de l'ONU), c'est-à-dire les limites fixées par les accords d'armistice en 1949.

Aucun manuel scolaire ne mentionne les conclusions de la Cour pénale internationale et par conséquent l'illégalité du mur.

Au contraire, ils reprennent les termes et les justifications de l'Etat d'Israël: "Barrière de séparation" pour le Nathan Le Quintrec et le Bordas, ou "Mur de sécurité" pour le Belin et    le  Bordas, ou "Mur de séparation" pour le Magnard et le Batha STG.

Aucune mention n'est faite de la sécurité des Palestiniens qui  non seulement vivent sous occupation militaire depuis 1967, mais subissent également une colonisation et des agressions militaires armées quotidiennes.

L'expérience européenne du Mur de Berlin montre pourtant qu'un mur n'a jamais garantit la sécurité et la paix.

Le Belin (p.295) reproduit ce type de justification : " Construit par Israël depuis 2002, suite à une vague d'attentats qui a fait près d'un millier de victimes, le gouvernement d'Ariel Sharon a décidé de construire un mur continu le long de la ligne verte, ligne d'armistice de 1949 et "frontière" établie en juin 1967."

Or, il ne s'agit pas de la ligne verte mais d'une mainmise sur le territoire palestinien puisque le mur est construit sur les terres palestiniennes. 

Et la tournure de la phrase justifie la construction du mur par la référence à des "attentats" au détriment de la vérité historique.

Pour le Bordas (p.251), c'est l'argument du terrorisme qui justifie cet acte de construction illégal : " Depuis l'été 2002, Israël construit une barrière de séparation en Cisjordanie afin d'empêcher toute " intrusion de terroristes Palestiniens".

Non seulement on oublie le caractère illégal de ce mur, mais les conséquences de sa construction ne sont pas présentées : expropriations des terres palestiniennes, notamment de terres agricoles, encerclement des villes et villages, comme Qalqiliya, vol des ressources en eau, villes coupées en deux, etc. 

Pourtant les exemples des conséquences catastrophique de ce mur sur la vie quotidienne des Palestiniens ne manquent pas.

Sandrine Mansour-Mérien 

( À suivre )

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