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Billet de blog 5 octobre 2015

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" L'UTILITÉ SYMOBIQUE LORS DE L'EXPOITION UNIVERSELLE "

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les aspects historique de la musique complétaient la culture officielle.

Dabs l'exposition sur l'histoire du travail, plusieurs pièces comprenaient de vieux instrulents de musique - luths, bois, claviers et cordes, y compris une réplique d'une harpe égyptienne du Louvre.

Tiersot, qui s'imaginait bien de quelle manière ils avaient pu être utilisés, de Lully à Meyerbeer, trouva que c'était là une des propositions "les plus instructives" de l'Exposition.

Les visiteurs purent entendre du clavecin, de la viole de gambe et de la viole d'amour joués par des professeurs du Conservatoire, Louis Diémer et Jules Delsart.

(...)

Remarque déconcertante, un critique considéra ces concerts comme l'"une des attractions les plus artistiques de l'Exposition".

( Note : Tiersot, 1889 (b), pp. 6-10; G., 1889 (a), p.77 et (b), p. 83 )

Les républicains étaient captivés par le potentiel des modes médiévaux dans le renouvellement de la musique française.

Il n'était donc pas surprenant que le Congrès international des traditions populaires ait présenté un concert de chansons populaires originaires de France, Finlande, Russie, Grèce, Scandinavie et Grande-Bretagne.

Des telles associations  encourageaient l'auditoire à comparer les mélodies et les rythmes de toute l'Europe et des provinces françaises, dont certaines puisaient àwdes sources lointaines.

( Note : Tiersot avait préparé le public musical avec trente-sept articles sur l'histoire des chansons populaires françaises parus dans Le Menestrel du 26 février 1888 au 3 février 1889 er rassemblés plus tard en volume. )

Etonnamment, il s'avérz difficile de monter une  célébration adéquate de la Révolution.

Trois petites œuvres furent tirées des limbes de l'Opéra-Comique, mais aucune de grande dimension et, curieusement, aucune de Méhul.

( Note : Le Barbier de Séville de Paisielle, le Raoul de Créqui et la Soirée orageuse de Dalayrac. Les Visitandines de Devienne eut droit à des répétitions mais ne fut jamais porté à la scène. )

Ppur le concert  du centenaire, le 14 juillet, on déploya des orchestres militaire. 

Dans son long article, Tiersot ne mentionne pas une seule des pièces qu´ils jouèrent.

Au lieu de quoi, il déplore qu'aucune musique convenable n'ait été soumise au concours  national pour la création d'une cantate de commémoration de la Révolution, lequel attira peu d'artistes dignes de ce nom :

" Ils dédaignent, pour la plupart, d'exprimer un sentiment collectif, ils méconnaissent le pouvoir décoratif de la musique et rejettent d'avance, sous le terme méprisant d'" art officiel", toute tentative faite en ce sens. "

( Note : Tiersot, 1889 (b), pp. 48-53. Le Congrés international antiesclavagiste parraina un concours pour la création d'une cantate sur l'abolition de l'esclavage en Afrique. )

Comme le concours ne put produite de vainqueur, en octobre 1888, Augusta Holmes, cette irlandaise parfaitement assimilée au monde musical français, approcha la ville de Paris pour proposer son Ode triomphale, originellement intitulée Le Triomphe de la République en hommage explicite à l'œuvre homonyme de Gossec (1793), composée pour commémorer la fondation de la République. 

( Note : Cf. Fauser, 2005, pp. 110-138; Pasler, 2008 (c)

Elle avait écrit plusieurs pièces patriotiques de grande dimension : Irlande (1882), Pologne ! (1883) et Luda pro patria (1888).

Cette dernière, une ode symphonique pour chœur et orchestre sous-titrée "Admiration pour le pays", fut une des rares nouveautés de la Société des concerts exécutée en 1888, où elle fut bien reçue.

Qui plus est, Hmilles, une progressiste, avait embrassé le wagnérisme et s'était liée d'amitié avec les symbolistes.

Impressionné par cette proposition, le gouvernement dédia 300 000 francs, une somme colossale, à la production.

( Note : Soit 1,16 millions d'euros. NdT )

Lors de l'Exposition, aucune représentation ne symbolise mieux la nation que l'Ode d'Holmes.

À l'inspiration des gigantesques fêtes de la Grèce ancienne et de la République composée par Berl'iOS pour l'Exposition de l'industrie de 1844, il fut envisagé qu'elle soit exécutée gratuitement en plein air et devant autant de monde que possible.

Elle exigeait mille deux cents instrumentistes, dont un orchestre de trois cents musiciens ( avec quarante cuivres et quatre harpistes ) et neuf cent chanteurs puisés dans les écoles et les chœurs amateurs parisiens, notamment trois du quartier de Belleville.

Auguta Holmès éctivit le poème et la musique, dessina les costumes et les décors et pris part au choix des exécutions. 

Colonne dirigea.

(...)

Comme le Triomphe de la République de Grossec, avec ses marches et ses chœurs, l'Ode triomphale consiste en une série d'allégories aux implications utopiques autour d'un "AutEl de la Patrie", habillé du drapeau tricolore, rappelant la première fête nationale du 14 juillet 1790.

Après une marche triompale de choeurs statiques, chacun conduit par une figure allégorique, célébraie la grandeur de diverses facettes du pays, notamment ses classes et ses âges.

(...)

Vignerons et vendangeurs chantaient en alternance puis entamaient à l'unisson : " le pain et le vin / Sans qui tout est vain / La chair et Ke sang de la France."

Soldats et marins en faisaient autant, suivis d'ouvriers, d'artistes de scientifiques                     ( " L'homme qui par nous, sera dieu ! " ), d'amants et d'enfants  - les forces vives de la nation.

Une marche funéraire de se concluait par une figure voilée de noir, portant des chaînes et symbolisant le chagrin ( l'Alsace ).

Puis le voile se déchirait et une femme vêtue des trois couleurs de la France apparaissait en chantant : " Ô peuple [...] Venez à moi, vous qui souffrez pour la justice ! "

Le choeur répondait : " Gloire à toi, liberté sacrée [...] O guerrière, ô libératrice, Ô rédemptrice, gloire à toi ! "

(...)

Le personnage central, " France la blonde ", Augusta Holmès avait demandé une femme aux longs cheveux blonds.

Hormis une Minerve rousse et un Bacchus aux cheveux noirs, elle souhaitait que tous les exécutants principaux soient blonds.

Amphitrie devait être " très blanche et très blonde, d'un blond très clair ", Apollon " très grand, très jeune, très blond ", et les amoureuses " les blondes, les blanches, les belles ".

La terre elle-même, regorgeant de blé, était décrite comme de " blondes plaines ".

Renforçant ces images, les enfants devaient être vêtus de blanc.

Les implications raciales de la peinture explicite que faisait Holmès d'un peuple idéal blanc et blond renvoient au Livre de la Ligue des patriotes (1887) de Déroulède et à l'Aryen et son rôle social (1889) de Georges Vacher de Lapouge, qui défendaient la supériorité des Blancs aux cheveux blonds.

La décision de parrainer une telle œuvre laisse entendre que les tendances conservatrices avaient commencé d'imprégner l'idéologie républicaine.

Bien qu'Holmès fît de son mieux pour créer un symbole unificateur en remplaçant deux figures centrales évocatrices de l'Alsace et de la Lorraine par une autre représentant la " République universelle ", les critiques étaient partagés entre ceux qui remettaient le poème et la musique et ceux qui y adhéraient, la plupart pour des raisons politiques.

Les républicains en faisaient l'éloge comme d'une "sorte de fresque musicale dont tous les détails sont réglés, tous les effets groupés, en vue de l'apothéose finale : le triomphe de l'idée rèoublicaine."

( note: Landely, 1889, pp. 129-130 )

Entre-temps les journaux boulangistes attaquèrent la compositrice pour avoir glorifié la République, et les jour'aux catholiques pour avoir contrefait les par du Christ.

Dans le monde musical, Saint-Saëns appelait Holmès "notre muse"

( note : Le Rappel, 12 septembre 1889 )

Pougin trouvait ce symbolisme antithéâtral, mais il en appréciait la grandeur.

Un critique de La Nation écrivit : " Ce n'est pas du Gluck, ou du Berlioz, du Beethoven ou du Wagner, c'est du Holmès et c'est bien quelque chose.

[...] La musique d'Augusta Holmès est simple, belle, et nue comme une des déesses de marbre. "

Le Progrès artistique conclut : " On doit espérer que cette sérénité ouvrira une voie nouvelle à l'art national".

( Minotoro, dans La Nation, et Jules Ruelle dans Le Progrès artistique, extraits des Fêtes de la centenaire ..., 1889 )

In, La République, la musique et le citoyen - 1871-1914, Jann Pasler, Gallimard, 2015.

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Bibliographie, choix et découpage                            El'Mehdi Chaïbeddera

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      APOSTILLES  PARTIELLES EN  SUS 

Ces tendances s'affichent de manière plus agressives sous la droite otaniste de Sarkozy et sous la droitisation éhontée de l'actuel Président-Potiche affalé devant le Veau d'or du diktat ultralibéral, férulé d'Atlantisme dévastateur, dont la diplomatie dévoyée - du deux poids, deux mesures, ( ingérences ignominieuses, bombardements, sanctions, destruction d'infrastructures économiques, désinformation ) notamment en Afrique et au Moyen-Orient, cause de graces catastrophes humanitaires, des pillages de ressources et ces exodes de populations, les fameux migrants de la Méditerranée fuyant leurs pays déstabilisés, détruits, bantoustanisés, libysés, enmisérés, par la Troïka   ( FMI, banditisme bancaire; OMC, etc ) les attaques barbares  des anciennes puissances coloniales, plus insolvables les unes que les autres  qui font de l'ONU, à leur merci, la baudruche spcetrale de leur inversion de valeurs et, le malheureux faire-valoir du chambardement du monde dont ils organisent les chocs, dont attisent les tribalités, les inimitiés, les drames et dont ils exploitent le filon du différentiel religieux aux bons soins des venimeux fayots de leur tohu-bohu de leur laïcat défroqué, leur vociférante républicainerie, espérant rempiler - dans l'imposture de l'éternelle lutte du terrorisme d'Etat contre le terrorisme de defaussement - pour d'autres présidentialités impunément           ( croient-ils ) plus prédatrices les unes que les autres avec les meilleures bonnes intentions du diable, à son infâme magister, au Comptoir de ses acabits. 

''Quant au " racisme antiblanc, entonné par les racistes républicards, menteurs et calomniateurs tels que - entre autre - l'ancien chef de l'UMP et son Mentor, la clique et la claque impliqués dans le bourbier Bygmalion, qu'aucun médiateux ne relève, ne serait-ce que pour dénaufrager quelques évidences sourdement évitées : 

- Adam, Prophète fait de terre, Père dont toute l'humanité descend est brun-cuivre ( Voir, Judaïsme, Christianisme et Islam, Voir, Bottero, Kraemer, Cheikh Anta Diop, etc. )

- personne n'a le monopole de la blancheur.

- lui-même étant issu de séfarades algériens, n'étant pas de blancheur teutonne dont il se machine.

- l'hystérie étant une toujours ophtalmie de la sagesse, un regard circonspect sur soi devrait tempérer la bêtise, si tant est qu'elle est tempérablé, le blanc n'est en aucun cas lippu, ceci étant une caractérisque négroïde cf. Rudiments ethno-antropologiques.

- ceux qu'il entend méprisablement vilifier sont blancs dans leur majorité. 

- Cette basse formule dont on se gorge ridiculement pour s'emplir l'urne, devrait, dans une vraie République, bannir le proférant qui se l'anaphorise à l'envi, avec la complicité du larbinat médiatique, à tout jamais de la responsabilité politique. 

- Il est atterrant de constater que la plupart des politiques qui approchent le pouvoir pour s'y incruster ( à l'exception, par exemple,  des Malraux, Pompidou, Senghor ... se comptent sur le bout des doigts ) sont gravement lacunaires en littérature et en histoire française, voire en culture ) ont un bagout de volailler bigleux, passent des vacances de rêve et se font esthétiser et cadeauter à moins frais, voire à l'oeil chez leurs amis dictateurs et qu'ils sont pour beaucoup cumulards en diable (Sénateur-Maire-avocats d'affaire ou dans les astuces du Droit pour se prémunir de toute poursuite efficiente, lors même qu'ils passent leur temps à défiler devant les magistrats de la République mystérieusement impuissants.

El'Mehdi Chaïbeddera.

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