L'Exposition était conçue comme une plate-forme pour de tels rassemblements ainsi qu'un symbole - non seulement de la puissance technologique et de la productivité de la France depuis la Révolution, mais aussi de l'ouverture aux cultures étrangères.
Pour donner à voir les réalisations coloniales françaises, les administrations coloniales investirent une fortune dans leurs pavillons.
Ils n'échappait sans nul doute à personne qu'ils étaient implantés sur l'esplanade des Invalides, en face de l'imposant ministère de la Guerre.
Avec ces juxtapositions excentriques et éclectiques de peuples et de produits étrangers, les organisateurs souhaitaient signifier que la France était capable d'assimiler la plus vaste variété de cultures jamais accueillies en Occident.
Aucune Exposition n'avait rencontré autant de succès, quoique sans guère de participation européenne officielle, les trente-quatre mille exposants français étant six mille de plus que ceux du reste du monde.
Avec Berger à leur tête, cet homme à l'esprit ouvert chargé des sections étrangères de l'Exposition de 1878, les Colonies en devinrent le point focal.
Sur les 6,8 millions de francs dépensés ( soit 23,3 millions d'euros ), 35% allèrent à cet aspect de l'exposition, l'essentiel étant consacré à la construction de pavillons et à faire venir des représentants de peuples exotiques dans la capitale.
In, La République, la musique et le citoyen -1871-1914, Jann Pasler, Gallimard, 2015.
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Bibliographie, choix et découpage El'Mehdi Chaïbeddera