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Billet de blog 8 octobre 2015

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Retour sur la musique arabe : apports, concepts et bibliographie

Bibliographie ( non exhaustive )

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bibliographie ( non exhaustive )

Kitâb ( ou 'Ilm ) al-'Arûd du grammairien et phonéticien Al-Khalîl Ibn Ahmed ( VII siècle )

Kitâb al-Samâ' ( Le Livre de l'audition ) Abû Hamid Mohammed al-Ghazalî, Ihya 'Ulûm al-Dîn, énième réédition, 1967, Al-Qahîra ( Le Caire )

Kitâb as-Shifâ, al-Riyadiyyât 3, Ibn Sina (Avicenne), 'Îlm al-mûsîqâ, 1956, Le Caire.

Zâd al-mi'âd ( Les provisions de l'au-delà), Ibn Qayyim al-Jawziyya, énième réédition, 1970, Le Caire.

Le rythme aksak, Constantin Brailiou, Revue de musicologie XXXIII, 4-52, ( Textes réunis et présentés par G. Rouget ), Genève, Minkoff, pp. 301-340, réédition 1973.

'Arûd (métrique et rythmique), Encyclopédie de l'Islam, (2ième Ed.), Ed.Leyden, Brill, tome 1, pp. 688-598.

The Art of reciting the Qoran, Kristina Nelson Austin, University of Texas, Press 1985.

Introduction à la poétique arabe -Quatre leçons au Collège de France ( sur initiative D'Yves Bonnefoy ) du grand poète syrien Adonis, Éd.Sindbad, 1985.

Rythme et mètre en poésie arabe, de la musique à la linguistique, Georges Bohas et Bruno Paoli, Communication et cognition, 1982, pp. 39-49

Pour une théorie de l'aksak, Jérôme Cler, 1994, Revue de Musicologie, 80/2, pp. 181-209.

La médecine de l'âme, le chant de Sanaa dans la société yéménite, Jean Lambert, Paris, Nanterre, Société d'éthnologie,1997.

Le zajal libanais, forme et contexte. Retouches ou rajout aux cellules, Farabî et les rythmes Alaska yéménites, Jean Lambert.

Fait musical et sémiologie de la musique, Musique en jeu, pp. 37-64.

L'évolution de la notation  de la musique arabe, Yamine Habib, 1999, Doctorat, Université de Paris X Nanterre.

Quelques réflexions sur la cantillation religieuse en Méditerranée, Abou Mrad, La pensée de Midi, 2009/2, numéro 38, pp, 53-64.

La musique arabe, tome second, Baron Rodolphe d'Erlanger, traduction du livre du grand philosophe Farabî : Le grand livre de la musique et d'Ibn Sina ( Avicenne ) : Le livre de la guérison, les mathématiques, Chap. 12, Paris, Paul Gueuthner ( avril 2014 )

Dictionnaire comparé des théories du vers, arabe-français, Mostefa Harkat, Alger, 2008.

De la théorie à l'usage : essai de reconstitution du système de la métrique arabe ancienne, Bruno Paoli, nouvelle édition en ligne, 2014.

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Quelques définitions d'auteurs divers :

-  L'aksak : Forme rythmique à quatre pulsations bichrones parce que les percussions sur le  Târ   (voir photo dans le billet précédent ) soulignent de manière redondante les  quatre syllabes du pied métrique rajaz, celui-ci se transforme ipso-facto en cycle aksak ( Brailiou et Bouët )

- Le Tartîl ou cantillation du Coran (entre autres définitions ) : quanto syllabique bichrone mais non cyclique, aux formes de chant a cappella, samâ' et mawâl ( Lambert )

- Le Tajwîd, autre cantillation du Coran, plus étendue dans la modulation et les aposiopèses, Cf. Feu Cheikh Mouqr'i, coranophone émérite ( la néologie est de nous ) égyptien  Abd Al-Samad.

- Adhân, Le quintuple Appel à la Prière, modulé par le Muezzin, de diverses façons, la voix humaine inspirée étant le plus merveilleux instrument phonatoire de la Création.

L'Adhân, cf. Notre texte sur Facebook, In, Chroniques du Haram as-Sharîf. ( E'M.C.)

- Voir plus particulièrement, les notions clés et pratiques du Samâ' dans le soufisme chez le grand mystique Djalâl ud-Dîn er-Rûmî, travaux d´Eva de Vitray Meyerovitch.

- Le Madh, Madîh, Panégyrique du Prophète Mohammed ( SBDL), en mètre poétique, cf. Lakhdar Ben Khlouf, le plus grand poète-moudjahid d'expression populaire du 16ième    au Maghreb,  Lakhdar Ben Khlouf, Mostaganem  ( E'M.C)

- Manière cyclique et aksak, problème abordé dans le Madîh, ou le mètre poétique et ponctué par le Târ d'une manière véritablement cyclique ( et aksak ) et selon des proportions variables (Lambert).

- Notion cyclique du temps chez les Arabes, voir les musulmans, cycles de vie, notion de cercle axial dans le soufisme, notion de l'homme comme point de réception et comme lieu du Dhikr, mémoration du Nom divin, danse cosmique des Derviches tourneurs, tariqa fondée à Konya par Djalâl ud-Dîn Rûmî, notions du cercle et du centre ( Markaz ad-dhâ'irah ) du cercle chez le grand mystique andalou Mohieddine Ibn 'Arabî, voir, dans Nedjma ( Seuil 1956 ), le roman fondateur et révolutionnant et du grand écrivain algérien  Kabeb Yacine et son choix complexe et juste de l'appréhension du temps, par le truchement d'une narration cyclique qui, du même coup, secoue le lecteur en le faisant revenir au livre, de manière dynamique, autant que faire de peu, comme on revient à une sphère de sons et de sèmes, le transformant, si possible, en archilecteur disposant d'une autre façon de sentir le temps, par une rééducation de la perception chronologique qui dépasse l'idée prosaïque de la conception conservatrice bourgeoise d'un temps linéaire où l'on nagerait dans l'extase sécuritaire du penser entre-soi.( E'M.C. )      

- La notion cyclique de l'étant, et de la prière lumineuse, cf. La production des cercles ( Kitâb insha' ad-dawâ'ir d'Ibn 'Arabî, traduit de l'arabe, présenté et annoté par Paul Fenton et Maurice Gloton, 1988. ( Albouraq ) ( E'M.C. )

- Al-'Arûd العروض ou 'Ilm al-'Arûd, la science du mètre, théorisé par Al-Khalîl Ibn Ahmed :

- Surgie ou événements phonologiques.

- Cordons et piquets du Bayt ( Al-Khayma ), la tente bédouine, qui donne son nom au vers arabe.

- Pieds ( voir marches du chameau dans le désert, marées acoustiques du vent dans les dunes )

- Hémistiches, vers :

Le premier hémistiche se nomme Sadr en arabe.

Le deuxième hémistiche, al-'Ajûz.

(E'M.C.)

- Le quanto syllabique : nous avons délibérément choisi un corpus où métrique poétique et rythmique musicale sont synchrones et quasiment identiques, ce que nous avons baptisé " quanto syllabique " ( Lambert )

- La concaténation : le passage d'un niveau à un autre des éléments phonétiques et sémantiques.

- Les travaux de Lambert sont largement tributaires ( entre autres grammairiens musulmans Jurjânî, Ibn Mandhour, Al-Khalîl ibn Ahmed, prime- auteur du 'Ilm al-'Arûd  (science du mètre) des approches pionnères du philosophe Al-Farabî  et d'Ibn Sina.

- De même pour les approches mallarméennes du silence, le désert d'Arabie - lieu de Prophétie et de voyage en soi, étant topos même de l'océan de silence dont les éléments naturels, bataillant de fugacité(s) et de nuances en butte à l'exprimable: pluies et ventaison furent et continuent d'être les signes diacritiques mouvementant  l'abîme blanc de l'indicible poétique, de l'Orient auroral à l'Occident devêpres et de glanes.

 E'M.C )

Sous réserve d'autres apports définitionnels et historiques pour la filiation des idées, particulièrement, en ce qui concerne la métrique arabe et la rythmique des éléments, de l'environnement de vie ( voir, métrique inspiré des pas - réguliers ou hiatusés - du chameau et/ou de la chamelle gravide, en Arabie, celui de la musique maréyée du vent dans les ergs, etc. ) 

( E'M.C. )

Voir, pièces attachées.

El, Mehdi Chaïbeddera.

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