L'ADMIRATION DOMICILIAIRE OU L'OVERDOSE DE SOI

" La façon la plus sûre de corrompre la jeunesse, c'est de lui apprendre à admirer ceux dont elle partage l'opinion. "

Nietzsche 

Le succès des sectes, des clubs de football et de beaucoup de partis politiques montre que l'être humain est à l'aise dans un groupe où une pensée est déjà disponible.

Penser est une tâche ardue.

C'est pour cette raison que l'école n'apprend pas à penser et que la philosophie disparaît peu à peu du cadre des études.

Ne pas penser a une conséquence logique : on en vient à adopter les consignes d'autrui.

Face à une pensée unique, les opinions discordantes sont considérées comme une menace alors que ceux qui voient le monde différemment peuvent élever notre regard.

De plus, notre univers mental se réduit à une seule perspective, nous nous heurtons sans cesse à ceux qui réfléchissent autrement, et générons une source de stress supplémentaire.

Ou lire un journal, écouter une radio ne reflétant pas nos opinions, ou lire un auteur que nous n'aimions pas, constitue un exercice de           "déshabituation" - ou de souplesse - pour lutter contre la pensée unique.

Finalement, nous nous rendons compte qu'il y a d'autres mondes, mais ils ne sont pas dans celui-ci. 

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In, Nietzsche antistress, Allan Percy, Les Exitions de l'Opportun, 2003.

 

Bibliographie, choix et découpage                 El'Mehdi Chaïbeddera

 

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