De l'art du smiley et de quelques figures de style

Je suis en grand désarroi chaque fois que je lis, ici ou là, que les smileys ne seraient que "puérils". Que nenni et comme ça me chagrine...

 

fifi-blog
Le journal de Fifi

 

- Va, je ne te hais point.- Tu le dois. - Je ne puis.

...

- Chimène, qui l'eût dit ? - Rodrigue, qui l'eût cru ?

Corneille, Le Cid

 

 cool

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C'est du langage non verbal et comment communiquer autrement ? On peut dire à quelqu'un qu'on l'aime en lui faisant la gueule ou, au contraire, qu'on le déteste avec un grand sourire, non ? À ne pas confondre avec la litote de Chimène. Ni avec l'oxymore de Victor et cette obscure clarté qui tombe des étoiles. Ni avec tous les zeugmas du monde, ceux qui nous tombent dessus autant que desdites étoiles.

Quant à l'ironie, la définition en est assez simple : faire comprendre ce que l'on veut dire en disant le contraire de ce que l'on veut dire. Alors comment faire ?

Prenons un exemple très parlant. Imaginons un grand escALadeur, qui n'aurait d'autre ambition que de défendre FIFI la Brindacier, partout où elle passe, ainsi que l'idée (à mon avis aussi sotte que grenue) de vouloir encarter ma copine Pauline à la CGT. Ainsi posé, ce personnage de fiction ne cesse de parcourir les fils, tel Don Quichotte, à se battre contre des moulins de tout calibre (comme quoi, il perd son temps, parfois, mais moi ce que j'en dis...)

D'aventure, je me prends quand même au jeu, en tout petit :

chat-sourire

 

 

 

Il répond (avec démesure, forcément, c'est dans sa nature...) :

chien-de-al

 

 

 

 

 

Est-ce que j'ai peur ? Est-ce que c'est puéril ?

petit-ours-brun

 

 

 

 

Et bien, pas du tout.

(À mon avis.)

C'est juste un Credo

 

 

 

 

 

 

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