Petit cours (récréatif) de lettres supérieures

Mai 68 ? Mais que dire de la génération de juste après ? Ni la gloire des barricades, ni vraiment la libération... Souvenirs d'une hypokhâgne ordinaire à la fin des années soixante-dix.

Mademoiselle Collard

 

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Dans les vies préférées d’Emma Rougegorge, en dehors des bulles de champagne de Tender is the night, de la douceur des nuits sur la Riviera en compagnie des femmes fleurs aux cheveux courts et aux longs sautoirs d’argent, il y avait surtout celle de Marguerite Duras, commencée dans l’âpreté d’Un barrage contre le Pacifique, devenue objet d’étude avec le Ravissement de Lol V Stein, plus tard transfigurée par L’Amant puis un peu fourvoyée à Lépanges-sur-Vologne, tout de même, avant que tout ne finisse à Trouville avec Yann Andrea… ou encore la vie de Françoise Sagan, pauvre petite fille riche et fantasque dont on aurait préféré qu’elle fût un personnage de roman, qu’on aurait pu écrire rien que pour lui faire le cadeau d’un happy-end.

Dans le film Sagan, que j’ai revu cent fois en version accélérée comme en version longue, j’ai beaucoup regretté qu’il ne fût question d’emblée que de la mort et de la ruine, comme si brûler la vie par les deux bouts ne méritait que la présentation de la déchéance, très appuyée, alors qu’on aurait aimé ressentir plus fortement l’ivresse de se sentir précoce, unique, douée, en route pour l’aventure d’une vie qui aurait dû être plus heureuse, mais sans doute ne fut-ce qu’une erreur d’aiguillage, un souffle ou l’espace d’un instant, parce que les vies sont fragiles et qu’il suffit d’un rien pour les anéantir.

Cela dit (et comme quoi), les ingrédients du mythe sont toujours les mêmes : de la pauvreté à la richesse ou de la richesse à la ruine, le tout noyé dans l’alcool entre Saint-Germain des Prés et la Normandie, et même si le rapport à l’argent de Marguerite, la radine, est aussi peu en phase avec la prodigalité de Françoise que leurs débuts ne furent similaires.

Je les aimais...

Je me voyais dans leurs vies à elles : fumant, buvant, errant, discutant des heures de futilités profondes, admirée, choyée, déprimée… Jeune et claquant le fric à tout va de Françoise, puis, devenue plus vieille, cuisant le bœuf mironton de Marguerite au fond de la cuisine.

Plus prosaïquement, dans mon propre cas comme dans celui d’Emma, la suite logique de toutes ces lectures serait hypokhâgne-khâgne, cette merveilleuse filière qui nous a donné Sartre et Aron, quelques génies de la littérature et de la philosophie, quelques hommes politiques également, avant qu’on invente l’ENA et qu’on finisse par démocratiser Sciences-Po (enfin, pour résumer.)

Dans les années soixante-dix, les filières littéraires étaient déjà bouchées et, la meilleure preuve, c’est qu’il n’y avait que des filles, dans ces classes-là. J’ai l’air d’exagérer mais il n’empêche que le jour de la rentrée, dans cette classe de trente où il n’y avait que cinq garçons (je viens de les recompter sur la photo), on nous a tenu un discours à décourager Corneille. Autant ils partirent cinq cents mais, par un prompt renfort, se virent trois mille en arrivant au port, autant nous nous vîmes trente donzelles et quatre ou cinq damoiseaux, complètement égarés dans notre époque, à qui mademoiselle Brun, la prof de géographie également professeur principal, tint à peu près ce discours :

- Il faut que vous soyez conscients qu’il n’y a que très très peu de débouchés, sauf si vous voulez finir dans l’enseignement. Déjà, le concours est très sélectif et très peu d’entre vous le réussiront. Très peu. Ensuite, quand vous aurez échoué, il ne sera pas facile de trouver un métier. Vous devez donc vous inscrire en Fac, parallèlement, mais j’attire votre attention sur le fait qu’il est très important de bien choisir votre spécialité. Français, Philo, Histoire, à part l’enseignement, ça ne sert à rien. Géographie, encore, pourquoi pas, à la limite vous pourrez embrayer sur des filières plus diversifiées, comme par exemple l’urbanisme, mais même en géographie, les places sont chères…

Quel enthousiasme et quelle merveilleuse façon de mobiliser les troupes !

Emma découvrit à cette occasion qu’elle détestait la géographie. Elle avait choisi l’histoire, à défaut de la philosophie (pas d’hypokhâgne spécialité philosophie dans sa ville, pourtant urbaine) mais il fallait aussi qu’elle fasse de la géographie. Des années plus tard, elle saurait qu’elle avait enfin trouvé sa voie ou plutôt qu’elle aurait pu : elle aurait dû faire histoire-économie, mais voilà, ça n’existait pas. Même aujourd’hui, quand on fait de l’histoire, on se doit de faire de la géographie avec. Pourtant, il suffit de lire les quelques économistes que je respecte, et surtout pas Milton Friedman, ce tautologue, pour comprendre que ce qui manque aux économistes c’est bien l’histoire, et que ce qu’il faudrait aux historiens, et plus généralement à la société, c’est l’économie. Pas celle des économètres, tous obnubilés par leurs mathématiques, mais une économie qui se soucierait un peu de l’histoire ou, au moins, de la vérification empirique de toutes ces équations : P=mV, parce que je te le dis, et tant pis pour toi si tu ne me crois pas. 

Ah bon, l’économie c’est comme le reste, de la croyance ?

Passons, et je ne voudrais pas vous ennuyer, mais je ne peux pas m’empêcher de vous citer Steve Keen, un économiste australien qui m’a l’air d’être un copain de Thomas Piketty, celui-là que vous connaissez peut-être un peu mieux : Aujourd’hui les étudiants en économie ne sont pas suffisamment instruits parce que l’éducation économique écarte l’étude de l’histoire de la pensée économique. 

Éclairant, non ?

Essayez de vous en souvenir mais, pour l'heure, on allait faire du français.

Mademoiselle Collard, une petite dame replète, allait s’y employer, afin de nous refaire une culture en nous bombardant d’interrogations sous forme de questionnaires : quel est le nom du pharmacien dans Madame Bovary ? (Homais), dans la Recherche du temps perdu, outre le côté de Guermantes, quel est l’autre côté ? (non, pas Swann, c’est un piège : Combray), y compris les tirades d’Andromaque, d’Horace ou du Cid, qu’il fallait apprendre par cœur : Rodrigue, qui l’eut cru ?/Chimène, qui l’eut dit ? Rome, unique objet de mon ressentiment/Rome à qui vient ton bras d’immoler mon amant…

Et tutti quanti, jusqu’à ce qu’elle finisse, un jour, le dernier de l’année scolaire, par se livrer toute entière, nous confiant qu’avec l’autre prof de français du lycée, son amie mademoiselle Mennetout, elles avaient décidé, à l’occasion d’une croisière, d’écrire un « roman à deux voix ». Chaque jour de la croisière, l’une des deux écrirait un texte, alternativement, sans le faire lire à l’autre, ce qui, à la fin, ferait un roman. Comme on était le dernier jour de l’année scolaire, elle allait nous en lire des passages, à titre de récréation.

...

Mademoiselle Collard, autoritaire bien que replète, avait l’habitude de se faire respecter. Je ne dis pas qu’elle nous terrorisait mais disons qu’elle ne nous incitait pas à prendre des libertés ou à exprimer trop fort nos opinions.

Cela dit, elle avait de l’humour. En dehors du fait qu’elle n’était pas coincée, ayant le verbe assez haut et pratiquant ce qu’elle appelait le « langage vert » (tudieu et que la peste soit du maraud, vous commencez à me les briser menu, Rougegorge !), elle aimait bien manger, fréquentait assidûment chaque année le salon de l’agriculture et reconnaissait aimer tâter le cul des vaches, bouffer de la cochonnaille et rire aux éclats.

Par exemple, le matin où elle découvrit, inscrite au tableau en lettres capitales, une immense exclamation :

- DIEU EST MORT !

elle réagit avec beaucoup d’à-propos. Nous guettions tous son entrée, déjà potentiellement hilares, mais elle ne fut décontenancée qu’un instant, examinant l’inscription avec beaucoup de sérieux, jusqu’à ce qu’elle finisse par se saisir de l’éponge, pour l’effacer tranquillement.

Puis elle se mit à écrire la réponse, tout aussi posément :

- MARX AUSSI.

Eclats de rire. C’était l’époque qui voulait ça, et il en était des oppositions politiques comme des controverses littéraires : gauche/droite et en avant toute !

La moitié des profs d’hypokhâgne et de khâgne appartenaient pour nous à la Réaction, catholique, traditionaliste, voire antisémite, comme le prof d’histoire qui nous abreuvait de références à Jacques Bainville, Maurras ou Drieu la Rochelle et nous expliqua même, un jour, sérieusement, que tel historien patenté ou éditorialiste de la Troisième République, je ne sais plus lequel, fut « le premier antisémite de France !», ce qui, dans sa bouche, sonnait comme une forme d’éloge, sans aucune ironie.

Quant à l’autre moitié, beaucoup plus assumée ou autoproclamée, elle relevait de l’intelligentsia de gauche, comme Jeannine, la prof de philo : biographe de Sartre, grande admiratrice de Michel Foucault et, de surcroît, très proche, au moins par alliance, des Nouveaux philosophes qui alimentaient alors la chronique, au premier rang desquels le fabuleux Bernard-Henri. Elle nous traînait à ses conférences et nous nous pâmions d’admiration : mon dieu qu’il est beau et comme il cause bien de la barbarie ! C’est dingue ! Elle en a de la chance, quand même, de le connaître…

- Tu parles, moi ma prof de philo de Terminale, c’était la mère de Jean-Louis Aubert, alors !

- Tu veux dire… le Jean-Louis Aubert de Téléphone ?

- Parfaitement.

- Le bol, ah mais, le bol… et après, tu t’étonnes que tout le monde veuille faire philo…

En bref, la bipolarisation de la vie politique en France finirait mais la pipolisation de la société venait de commencer et Jeannine nous en offrait un avant-goût prometteur. Sa biographie de Sartre lui avait, en effet, valu un article du magazine Elle, surmonté d’un titre accrocheur qui fit date dans les mémoires : « Non, je n’ai jamais été sa maîtresse mais il restera le grand homme de ma vie. »

CQFD. Comme le fit remarquer fort à propos mon amie Chantal : "Je pourrais en dire autant !"

Il reste que cette partition de nos professeurs en deux camps alimentait les conversations. Nous étions frustrés d’être arrivés trop tard pour les barricades et de n’avoir pas connu Mai 68, si bien que le souvenir des échauffourées de nos aînés, à la grande époque, nous tenait lieu d’aventures.

- Il paraît que pendant la Guerre d’Algérie, Mennetout et Delacour distribuaient des tracts pro-OAS à la sortie du lycée.

- Oui, mais Jeannine a signé le Manifeste des 121…

- Oui, et même celui des 343 salopes pour l’avortement, je crois....

- En tous les cas, Girard (le prof d’histoire) et Pluche (le prof de géo) ne se sont pas adressés la parole pendant quelques années et il paraît même qu’ils en sont venus aux mains…

- Foutaises, ils ont beau être vieux, ils ne sont tout de même pas là depuis tant d’années…

Seul monsieur Lachaise, l’autre prof de philo, se tenait prudemment à l’écart, accroché à la seule référence qui comptait à ses yeux, Emmanuel Kant, dont il était le spécialiste reconnu et qu’il ne cessait de nous citer à tout propos. Il le citait si souvent qu’à la fin, chaque fois que le mot « Kant » parvenait à nos oreilles, plus personne n’écoutait, tout le monde étant occupé à compter, mentalement ou à coup de stylo feutre sur les bureaux, le nombre d’occurrences du précieux philosophe, afin de marquer des points à la sortie :

- 42 fois !

- Non, 46, j’en ai compté 46 !

- Pff, dans l’autre classe, avec Jeannine, ils sont sur le Surveiller et Punir de Michel Foucault… Au fait, pendant que j’y pense, est-ce que tu vas au « Rock against Peyrefitte », tu sais, contre le projet de loi Sécurité et liberté ? Moi, j’y vais avec mon cousin. Si tu veux, rancard à 14 heures devant la librairie.

Un jour, à la trentième occurrence, Emma, voulant distraire son voisin de gauche, ne put s’empêcher de lui chuchoter à l’oreille : « Qui c’est, Kant ? »

Manque de bol, elle avait chuchoté trop fort, si bien que toute la classe en profita, et partit d’un coup dans un immense éclat de rire auquel le pauvre Lachaise ne comprit rien, car il était un peu sourd, et resta un moment très perplexe à se demander pourquoi son énième citation de Kant avait soudain un tel succès… Il se renseigna donc auprès du premier rang sur la source d’une telle hilarité et, une fois informé, remonta sur l’estrade, toussota un peu et reprit d’une voix neutre :

- Emmanuel Kant, philosophe allemand né à Königsberg en 1724…

Il était un peu obsessionnel sur Kant, mais aussi très fin et bien malicieux, ce monsieur Lachaise. On pouvait lui coller des poissons d’avril dans le dos sans le fâcher et il jubilait, au contraire, à chacune de nos farces de potaches, comme si ces dernières réveillaient en lui le souvenir des blagues historiques de la rue d’Ulm. En tous les cas, dans mes souvenirs et ceux d’Emma, les Lumières resteraient toujours attachées à ce petit homme discret et à sa douce tempérance.

...

Quant à elle, mademoiselle Collard était estampillée réactionnaire et catholique, même s’il se murmurait que sa vie privée était sans doute moins lisse qu’il n’y paraissait. Elle formait un étrange et improbable ménage à trois avec deux autres amies : mademoiselle Mennetout (celle de la croisière et du roman à deux voix) et madame Delacour, cette dernière, sans doute veuve plutôt que divorcée, ayant adopté trois jeunes vietnamiennes, qui vivaient également avec elles et que nous plaignions beaucoup, les ayant vues un jour passer en rang d’oignons sur le trottoir avec leurs mentors, affublées de longues jupes plissées et chaussées de souliers plats comme on n’en fait plus, en route pour la messe…

Quoi qu’il en soit, et même si le mystère des relations supposées coupables entre la toute ronde mademoiselle Collard et l’anguleuse mademoiselle Mennetout ne fut jamais levé, elles étaient incontestablement toutes deux du côté de la Réaction, aussi allergiques à la révolution qu’à la modernité sous toutes ses formes, sans parler ni du structuralisme, ni du surréalisme, et d’aucuns tiraillements du langage. Un autre matin, quelqu’un avait, en effet, écrit au tableau : « La terre est bleue comme une orange »  (Eluard) et elle avait gloussé :

- Je sais, je sais, c’est à cause de la forme, pfff, n’importe quoi, jamais compris…

La lecture commença donc dans un grand silence et sa voix, bizarrement un peu blanche, dominait la salle :

« Seule sur le pont, Annabelle frissonnait. Elle était accoudée au bastingage, sa longue robe blanche flottant dans l’air, telle une poussière d’écume. Marc viendrait-il ? Il le lui avait promis mais elle en doutait… »

Je n’osais regarder personne et, dans mon souvenir, personne n’osait regarder personne.

« Soudain, il fut là,… 

Quant à lui, mon voisin de gauche fut soudain pris d’un curieux tremblement du sourcil.

la main d’Anabelle se crispa…

Ma voisine de droite choisit ce moment pour se pencher sous la table et fouiller son cartable, à la recherche désespérée d’un mouchoir. Pmff…

… l’air était doux, nimbé de parfums subtils, et seuls les sursauts du ressac…

De là où j’étais, au fond, je pouvais voir que toutes les filles du premier rang avaient la tête penchée sur leur bureau, échines ployées, tandis que mademoiselle Collard continuait à se tenir très droite, concentrée sur sa lecture :

… Annabelle se détendit doucement, rassurée par la chaude présence de l’homme…»

A partir de la « chaude présence de l’homme », toute la classe commença à être prise de convulsions, comme agitée d’un tremblement muet, une sorte de houle, si vous voyez ce que je veux dire, une abominable envie de rire, puis, au fur et à mesure, de pleurer de rire, de pisser de rire, de glisser de la chaise et de se vautrer par terre, huhh, huhh… Oh, que c’est bon, le rire, huhh, huhh, mais on ne peut pas…  

De toutes nos forces, nous nous empêchions de rire, serrant les lèvres, secoués de hoquets, tous uniquement concentrés sur la nécessité d’éviter le moindre gloussement. Une classe entière de gymnastes, pliés sur leur abdos, pff, pff, regarde devant toi, pff, pff, serre bien les lèvres et gonfle les joues, pff, pff, ça ne finira jamais… Concentre-toi, parce que si tu n’y arrives pas, huh, huh, hi, hi, oh, oh, oooh, aah, que c’est dur… Non, pas le moment de penser à la scène de l’orgasme, quand Harry rencontre Sally, noon, noon, ohh…

« Ce moment, auquel elle ne pourrait songer par la suite sans une douce nostalgie, allait-il décider de son destin ? »

La lecture s’acheva, toujours dans le grand silence secoué de gloussements réprimés, et personne n’osa ni une question, ni un commentaire, de peur de déclencher un torrent de rires. Une de nos camarades du premier rang, encore penchée sur son bureau, eut heureusement l’idée de commencer à frapper des mains, lentement, et ce fut le signal de la délivrance. Tap, tap, tap…

La classe entière comprit d’un coup la conduite à tenir et ce fut un déferlement : Tap, tap, tap, TAP, TAP, TAP, TAP-TAP, TAP-TAP-TAP… D’abord lentement, puis plus fort et en accélérant, tout le monde se mit à frapper, à taper, frappant des mains, tapant des pieds, et pour finir, tout le monde se levant et applaudissant avec frénésie…

Respect.

- Je suis heureuse que ce petit exercice sans prétention vous ait plu et je vous souhaite à tous de très bonnes vacances.

Hip, hip, hip, hourra !

Toujours très digne et rosissant de plaisir, mademoiselle Collard sortit de la salle, laissant derrière elle trente élèves rassis, anesthésiés, et qui n’osèrent toujours pas se regarder avant la fin du cours suivant.

...

Je l’aimais bien, pourtant, mademoiselle Collard, et, toute réactionnaire et catholique qu’elle fût, elle m’aimait bien aussi, me prenant toujours à partie mais sans jamais me faire perdre la face ou chercher à m’humilier, alors même que j’étais une sacrée raisonneuse, en ce temps-là :

- Vous, Rougegorge, taisez-vous. Vous n’êtes qu’une féministe au cœur tendre.

- Mais, madame, vous venez de dire que…

- Taisez-vous et prenez plutôt note du sujet de la prochaine fois : A la fin du Père Goriot, Rastignac décide d’écrire son journal. Vous imaginerez la première semaine de ce journal. 

Pff…

- S’il vous plaît ? Madame, s’il vous plaît, est-ce que Rastignac, dans son journal, est obligé de faire un plan, avec une annonce de plan, une problématique et tout le tintouin ?

- Ouiiii, Rougegorge, ouiiii… Même dans son journal, Rastignac fait un plan. Et je sais bien, que c’est votre problème, le plan… Allez, filez…

 

En revanche, dire qu’elle nous avait préparées pour la suite serait exagéré.

 

 

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