La dépression, c'est bien pire que la crise... (Mélanges économiques et personnels)

Avant 1914, l'inflation ne désignait qu'une petite inflammation de la gorge. Quant à la dépression, elle est plus grave que la crise, terme lui-même polysémique : un retournement cyclique de la conjoncture ? (C. Juglar) ou les économies n'ont-elles que les crises de leurs structures ? (E. Labrousse.) Quelques propos décousus sur le thème de la dépression. Exercice purement littéraire, ou pas ?

 La dépression, c'est bien pire que la crise, ça dure...

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La dépression, c’est bien pire que la crise, ça dure, la dépression, ça dure longtemps…

J'ai commencé cette nouvelle en 2007, puis j'ai eu l'envie de la reprendre en 2012 et j'ai commencé à y repenser en 2017. Le diagnostic est donc assez simple : bizarrement, je fais une poussée d'écriture à chaque élection présidentielle. Ensuite, je me repose... Cela produit des petits moments de catharsis, comme une crise, comme des cycles courts sur le cycle plus long d'une vie.

J'étais partie d'un exposé sur l’investissement dans notre beau pays, vers le tout début des années 1990, juste avant le retournement cyclique de la conjoncture qui allait devenir bien visible trois mois plus tard.

Elle ne maîtrisait pas encore tous les codes et tous les secrets, elle était jeune. Elle s'était lancée bille en tête, pauvre mijaurée, et elle avait osé parler de la crise de l’investissement productif...

Le prof a réagi au quart de tour :

- Non, ne dites pas la crise, non, les fondamentaux sont encore bons…

- Ah oui ? Et trois millions de chômeurs sans compter les CDD et les intérimaires, le temps partiel non choisi et j’en passe, vous appelez ça comment, vous ?

- J’appelle ça une configuration décalée de l’emploi.

Une configuration décalée de l’emploi… Une configuration décalée, mazette... Et bon sang, mais c'est bien sûr, il avait dû faire l’ENA, ce prof-là...

À la fin, il y avait eu un débat fort embrouillé, d'où il ressortait que la péronnelle avait cru entrevoir une fuite dans le circuit... Carrément, elle avait pété une durite, elle n'avait peur de rien, elle avait détecté une fuite dans le circuit keynésien. Et c'est là, qu'il avait eu le dernier mot, à cet instant précis, qu'il l'avait clouée au pilori :

- Cela suffit, épargnez-nous vos réflexions de social-poujadiste.

Alors là, respect. On m'avait déjà traitée de féministe au cœur tendre, par le passé, mais social-poujadiste, alors là... Il y a vraiment des gens qui ont le chic pour vous arrêter en plein vol !

Prenez-en de la graine, garez vos abattis mais, mine de rien, ça m’a bien servi, ce décalage décalé. Je progresse à grands pas, dans la vie, je progresse : une crise, c’est une configuration décalée de quelque chose. Et la dépression, c’est encore plus compliqué, la dépression... Surtout dans la phase B d'un cycle long...

...

Au dix-neuvième siècle, il y a deux siècles, il y a eu la Grande dépression (1873-1896), au temps de la naissance du Crédit lyonnais et du capitalisme ascendant, juste avant les premiers tramways et la Fée électricité.

Puis il y a eu la Grande crise, celle de 1929, celle du Jeudi noir… C’était au temps du capitalisme vacillant, après les années folles ou rugissantes, lorsque les garçonnes eurent coupé leurs cheveux, les jeunes filles de la bourgeoisie comme les égéries de Scott Fitzgerald sacrifiant leurs longues tresses sur l’autel des Roaring twenties... C’était quand monsieur Ford avait inventé la Ford T, la voiture qui faisait mal aux fesses mais que tous les ouvriers allaient acheter, un jour, afin que monsieur Ford devienne encore plus riche et un vrai bienfaiteur de l’humanité… Puis la Grande crise est devenue la Dépression des années trente, il y a eu la guerre, encore, l’exode, les millions de Juifs errants, l’exode, encore et encore, et la bombe atomique, Yalta, puis les murs...

Je passe sur la lune et le premier Spoutnick, parce que ça ne m’intéresse pas trop, la lune. Je ne dis rien non plus des tours jumelles, sans compter que le vérificateur d’orthographe de Word me signale qu’il faudrait dire les tours jumeaux, quel con, les twins, si vous préférez, parce que c’est encore vivant comme choc, trop difficile, et que je ne sais pas parler de tout. Comme pour le Bataclan, comme pour toute la misère du monde, de chaque côté de la Méditerranée...

Et maintenant, comment fait-on pour sortir de la dépression, monsieur le Président ? Comment tu vas faire, la guerre ?

C'est une phrase que j'avais adressée à Sarkozy, en 2007, mais que je viens de recycler.

Sarkozy, lui, il avait dit deux claques, tout nettoyer au karcher et plein de réformes. Hollande, il avait dit, euh... un peu rien, en fait, sinon contre la finance, mais pas au bon moment (encore un qui devait se trouver dans une configuration décalée) ou alors une anaphore sans vraiment de substance : moi président...

Et toi, Manu, t'as dit quoi ?

En même temps, c'est ça ?

Pourquoi pas, en même temps, mais en même temps quoi ? Et il est où, le business plan ? À part sauter comme un cabri, en marche avec les réformes ?

...

Alors, je vais te raconter une histoire. De celles qui te changeront un peu de la story-telling de tes success-stories.

Quand j’étais petite, j’habitais dans une tour. C’était une tour de plus de douze étages, ça j’en suis sûre, parce qu’on habitait au douzième. Et c’est peut-être un peu pour ça, tu sais, qu’ils ne sont pas très à gauche, dans la famille d'où je viens. Quand l’ascenseur est toujours en panne, que tous ces jeunes qui fument trop font du camping dans l’escalier, qu’ils occupent l’escalier en permanence et que la boîte aux lettres est encore pétée, c’est plus facile de se dire que c’est la faute des bougnoules. Beaucoup plus facile, tu peux m’en croire. Et si d’aventure la gauche vient vous voir, qu’elle vient vous réciter la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, celle de 1789, ou même la Déclaration universelle de 1948, qu’elle vient vous dire que ce n’est pas bien, cette histoire de racisme, seulement que c’est pas bien, ça les fait doucement rigoler…

Vu que ce n’est pas avec ça qu’on va réparer la boîte aux lettres.

Le seul qui y croyait, à la gauche, c’était mon grand-père. Il était ouvrier, mon grand-père, ouvrier d’avant le retournement de la conjoncture. Son atelier a fermé, bien sûr, en 1974, au début de la crise du pétrole, jusqu’à ce qu’on découvre que ce n’était pas seulement le pétrole et que ça allait durer longtemps. Et qu’il ne suffirait pas de faire diminuer la population active, par quelque moyen que ce soit, préretraites, femmes à la maison, foutez-moi les autres dehors, tous ces bougnoules, parce que l’emploi ou le marché du travail, c’est un peu plus compliqué que ça… On finirait par se retrouver avec tellement de TUC, de CES et de CDD, tellement de petits boulots qui ne nourrissent pas son homme, que personne ne comprendrait plus ce que c’est que le travail, et surtout pas les jeunes. Surtout pas ceux qui n’en ont pas, de boulot, ceux dont les pères n’en ont jamais eu, ceux qui n’ont jamais vu un ouvrier, étant donné que personne ne vient jamais réparer la boîte aux lettres et encore moins l’ascenseur.

Ce qui ferait dire à Tata Jeannie, bien plus tard : « Les jeunes d’aujourd’hui, ces feignasses, ils n’aiment pas travailler… Je le sais bien, c’est le gars qui a refait ma terrasse, au noir, qui me l’a dit l’autre jour. »

Donc, mon grand-père était ouvrier. C’est pour ça qu’il croyait à la grande tradition ouvrière, mon grand-père. Il ne disait jamais que c’est la faute des bougnoules, jamais, et il votait Mitterrand. Chaque fois que Mitterrand passait à la télévision, qu’il nous truculait des discours aux petits oignons, parce qu’il savait bien, lui, qu’on dit une décennie, pas une décade, ou qu’une alternative, c’est le choix entre deux solutions, pas une seule de mes deux comme dans le franglais de son challenger, et bien figure-toi que mon grand-père l’écoutait religieusement, cet impétrant. Pourtant, il n’allait pas à la messe, mon grand-père. Il devait penser que ce Mitterrand, c’était aussi un gars de la grande tradition ouvrière, un gars un peu comme lui…

Hum…

Côté maternel, chez Tata Jeannie, c’est un peu plus compliqué. Ils sont agriculteurs, commerçants, ils vendent des fromages et très peu se sont égarés dans la fonction publique. Quelques-uns, mais très peu. Et des bougnoules, ils n’en voient pas souvent.

Ils n’en voient pas souvent parce que dans le patelin, il y n’y a jamais eu beaucoup de bougnoules mais surtout des macaroni. Tout le patelin a d’ailleurs été envahi par les macaroni, dans les années vingt, bien que les macaroni, ce soit une autre histoire. Les macaroni, eux, ils se sont intégrés. Parfaitement. Intelligemment, même, je peux le dire. Quand ils en ont eu bien marre de se faire traiter de sales macaroni, ils ont enlevé le i, et maintenant ils s’appellent Macarone ou Macaron, tout le monde a oublié, c’est comme on veut.

Comme les miens, lorsqu’ils ont fini par réaliser, un jour, que ma grand-tante Anna, ou mon arrière grand-tante, je ne sais plus, était peut-être bien une macaroni, elle aussi, née dans les Pouilles ou en Calabre, ou dans un petit coin de la Sicile. À dater de ce jour mémorable, il n’était plus possible de traiter les autres petits pouilleux de "sales macaroni", sous peine de se voir répondre « toi aussi ». Alors, il valait mieux fermer sa gueule, c’était plus prudent.

On est bien d’accord, les bougnoules, ce n’est pas pareil : toutes ces bagnoles qui flambent à la télé, dans leur télé à eux de leur salon, c’est bien à cause des bougnoules, tout ça. À cause de ces jeunes qui ne respectent rien, même pas les bagnoles et c’est inquiétant. Surtout, les bougnoules ne vont pas à la messe. Eux, ils y vont, et les macaroni aussi. Quand ils étaient petits, ils allaient tous à l’école d’en haut, celle des curés, pas à l’école d’en bas, celle des cocos. Pas non plus à celle des futurs bougnoules de la télé.

Et peu importe que le FN ait tenté de se dédiaboliser, qu'il exclue désormais les gars trop ouvertement racistes, en paroles tout au moins, sur fond d' une indignation fort bien jouée par leur avocat télévisuel et radiophonique, le fabuleux Collard, il n'empêche que le vieux fond demeure, le refrain que "moi, je dis tout haut ce que les autres pensent tout bas." Et comme la droite dite "classique" a hérité d'un Laurent Wauquiez qui n'a pas l'air de dire ou de montrer autre chose, on voit mal pourquoi ils se gêneraient pour le dire. Quelque part, ils se gênent même de moins en moins et c'est d'ailleurs finalement toute l'Europe, à des degrés divers, qui se gêne de moins en moins. Et sur le racisme, et sur le retour en arrière du point de vue des droits des femmes.

Entendons-nous bien, je ne veux pas dire par là qu’on est prédestiné à penser ce qu’on pense, parce que les chez les cathos, c’est bien connu, on n’est pas des prédestinés. Les prédestinés c’est les autres, les parpaillots, les protestants. Nous, on est les révélés. Donc, je ne crois pas à la prédestination, pas plus qu’à la révélation, d’ailleurs, mais les catholiques, je peux te dire qu’il y en a de tous grades et de toutes conditions. Par exemple, je fais une assez grande différence entre ceux qui sont contre la peine de mort et pour l’avortement, qui souvent lisent Télérama, et ceux qui sont contre l’avortement et pour la peine de mort, qui lisent un peu n’importe quoi.

Tu me diras, il y a aussi ceux qui sont contre les deux. C’est vrai, mais ceux-là c’est des vrais.

Les miens, ils n’aiment pas les ouvriers. Parce que les ouvriers sont « des primaires », pas eux. Eux, ils sont cultivés : ils sont encore abonnés au Pèlerin, ils font les mots croisés du Progrès de Lyon et ils ont gardé tous les vieux numéros du Reader Digest. Sans compter qu’ils ne sont pas si cons, parce qu’ils ont vite abandonné les réunions Tupperware... Quand la voisine le leur prête, ils lisent Paris Match, aussi, et ils se gargarisent devant les photos de famille. Si, si, tu vois bien : Sarko et sa Carla, Emmanuel avec sa Brigitte, de temps en temps les petits lutins et parfois même le chien...

Entre parenthèses, vous n’êtes pas obligés d’adhérer, mais c’est juste pour vous dire comment je me forge une identité, comme ça, vers la fin des Trente Glorieuses, sans même avoir fumé la moquette ou mon premier pétard. Une identité contre, d'abord, une identité positive, ensuite : Dany mon amour, je t’aime ; un jour, on ira dans la maison bleue, tous les deux avec les guitares…

...

Ce qui fait qu’aujourd’hui je suis un peu orpheline, un tout petit peu, et je sens bien que, comme les autres, la dépression me guette. Je sais ce que c’est, la dépression, c’est sérieux, c’est bien pire que la crise et ça dure…

Dans ma tour, vers la fin des années soixante ou le début de la décennie suivante, la fille de la voisine du dessus avait fait une dépression. Et moi, j’écoutais. J’écoutais ce qui se murmurait dans le couloir, tu penses, on ne se méfie jamais assez des enfants :

- Alors ?

- Alors, elle est allée voir le médecin…

- Lequel ?

- Dugland.

- Ah, Dugland, il est très bien, Dugland. Un type posé, avec de l’expérience, pas un de ces jeunes, il est bien  Dugland. Et alors, qu’est-ce qu’il lui a dit ?

- Pour Nathalie, tu veux dire ?

- Oui, pour Nathalie, avec sa dépression, qu’est-ce qu’il a dit ?

- …

- Pourquoi tu rigoles, qu’est-ce qu’il lui a dit ?

- Il lui a dit comme ça, Madame Chaudron…

- Oui ?

- Votre fille, en guise de dépression, vous feriez mieux de lui filer plutôt une bonne paire de claques, hein, pourquoi pas ?

- Ah, il est bien, Dugland, je te l’avais dit, il est bien…

- C’est sûr, ça, c’est bien sûr que cette mijaurée de Nathalie, ça lui ferait du bien, deux claques…

Moi, j’ai dix ans. J’ai dix ans, mais j’écoute et je me souviens. Je l’aime bien, cette Nathalie. Je l’aime bien, parce qu’elle me prête ses soutiens-gorge  Dim, pour quand j’aurai de la poitrine. Et qu’elle me parle de choses de filles, de choses dont on ne parle jamais, sauf avec Nathalie.

L’histoire de la dépression, je sais bien, pourtant, que c’est l’histoire de ses règles… Et quand j’irais voir Dugland, moi aussi, un peu plus tard, je verrais bien le Serment d’Hippocrate, sur le mur… Le Serment d’Hypocrite, tu veux dire, parce que tu crois que c’était intelligent, de me donner des médicaments contre-indiqués avec la pilule ? Tu crois que c’était malin ?

Alors, je l’aime bien, cette Nathalie. Elle traîne la rousseur de ses deux longues tresses comme une vraie maladie, là-bas dans la tour, et je l’aime bien. Et même si j’ai dix ans, je ne suis pas si con. Les soutiens-gorge Dim, j'ai bien compris qu'on ne pourra plus les fabriquer en France.

Pour autant, tu crois que ça va suffire, Manu, les deux claques pour nous sauver de la dépression ? Il faudra bien construire, aussi, Emmanuel… Il faudra bien construire et pas seulement des clivages.

Sarkozy, je lui avais dit la même chose, parce que je n’aimais pas ce qu’il avait trouvé : un petit coup de sécurité pour faire plaisir aux fachos, un petit coup de compassion pour faire plaisir aux cathos, un peu moins d’impôts pour faire plaisir aux fromages... Des réformes, des réformes, et encore des réformes... dont on a beaucoup parlé, il est vrai,  sans trop bien savoir où elles allaient nous mener, lesdites réformes, puisque tout s'est dilué dans la crise de 2008...

Alors, le retour des réformes, c'est un peu comme un disque usagé, non ? Un quart de siècle qu’on nous en parle, des réformes, et pour un gars du Nouveau monde, c’est un peu léger, cette pluie d'or et le ruissellement....

Ah non, parce que toi, tu vas les faire ?

Et bien, c’est mal parti, mon chéri… Ce que je vois, figure-toi, ça ne ressemble pas beaucoup à de vraies réformes. Ce que je vois, ce que j'entends, ce sont des lois et des articles sur lesquels on se bat, des paroles légères, des paroles distantes et encore des paroles clivantes : sur les agriculteurs, les cheminots, les fonctionnaires, à tel point que ça me fait penser à Nicolas… Hallucinant, non ? Comment peut-on se redresser en se fractionnant ? À moins que ce ne soit Bercy qui donne le la, n’est-ce pas ? Comment s’en étonner, puisque ce sont les même, qui sont aux manettes ? Ceux des cabinets de Nicolas Sarkozy, il suffit de replonger dans les organigrammes… Ceux qui ont oublié que la variable importante en économie, c’est le temps. Ceux qui ne raisonnent que comptablement et qui ne savent pas plus anticiper le long terme qu’une directrice de la communication ?

La réforme du code du travail, c’est quoi la différence avec Thatcher ? La réforme des impôts, c’est quoi la différence avec Reagan ? La réforme des HLM et des aides personnelles, une fois qu’on leur a piqué les 1500 millions, qu’est-ce qu’on fait ? Le nucléaire, on en sort ou on y reste ? La SNCF, une fois qu’on a démoli le statut, quel est le projet ? L’agriculture, elle demeure intensive, ou pas ? Les centres villes à l’abandon de la diagonale du vide, on s’en préoccupe ou l’on attend tranquillement que les héritiers de la famille Le Pen aillent récupérer le morceau en 2022 ? Nulle part, je ne vois de trajectoire...

Je sais, que cela va t’énerver, je sais… Social-poujadiste une fois, on ne se refait pas. Il est où, le grand plan de relance de l’investissement, que ce soit via les éoliennes, la new business technology ou autre chose ? Tu ne vas quand même pas me dire que ce serait la France terre d’accueil pour Eurodisney ? Ou que le retour des exilés de Londres va suffire ?

Là où ma déprime s’accentue, c’est quand je les entends, les rois de la finance. Ah, ben, maintenant que le président il est favorable à l’esprit d’entreprise, on a loué un open space dans Paris et on va revenir…

Comment il disait déjà, Roland Barthes, le degré zéro, c’est ça ? Comment peut-on être aussi con et aussi riche, c’est bien ça, la grande révélation du XXIème siècle. Si vous ne me croyez pas, contemplez un moment Donald Trump, c’est aveuglant. Et tant pis pour le social-poujadisme, j’assume, comme on dit maintenant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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