Scandales et crimes d'Etat des 16 au 18 février

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16 FEVRIER

16 février 2015 : la France contourne l’embargo européen sur les armes visant l’Egypte. Un an et demi après le coup d’État du maréchal Sissi et le massacre de la place de Rabaa (au moins 817 personnes le 14 août 2013). Ce sont les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite qui paient la facture. « 24 Rafales vendus à l’Egypte, payés par Emirats AU et Arabie Saoudite. Nos alliés nous font comprendre qu’après nous avoir aidé au Mali, c’est à nous de les aider dans leur guerre de Libye-Egypte. » (un militaire de l’état-major cité dans Nos chers émirs, Chesnot-Malbrunot, p.165)

 

17 FEVRIER

1859 : la flotte franco-espagnole dirigée par l'amiral Rigault de Genouilly prend d’assaut la citadelle de Saïgon, qui est dynamitée. Justification ? La protection des missionnaires catholiques. On brûle des stocks de riz qui continuent de fumer 2 ans plus tard.

1932 : davantage soucieuse d'ordre que de laïcité, la France interdit par arrêté le caodaïsme (religion émergente syncrétique) au Laos, pour avantager l’État bouddhiste Theravada.

1939 : Une antisémite du journal Je suis partout. Robert Brasillach était rédacteur en chef. Jugé trop modéré, il est évincé en 1943, remplacé par Pierre-Antoine Cousteau. Condamné à mort, ce dernier est gracié en 1953.

17-fevrier-1939

 

1957 : Said ben Ali Akkouche, 36 ans, plombier à la Ville d’Alger, est enlevé par les parachutistes français. http://1000autres.org/akkouche

1957 : mort de Noureddine Nesira, 25 ans, à Alger. Coupable d'avoir participé à la « grève des 8 jours », il essayait de fuir l'armée française, venant l'arrêter (pour l'interroger), l'ayant déjà interrogé ou s'apprêtant à le tuer, selon les témoignages, qui se contredisent. Voir : http://1000autres.org/nessira-n

 

18 FEVRIER

1811 : Napoléon renforce un peu plus la censure en faisant main basse sur le Journal de l'Empire. Sur 24 actions, 16 sont données à des fidèles, 8 à l'administration impériale.

1957, Alger : disparitions forcées de Djilali Deranchi, Mohamed ou Mahmoud Zeribi, Mouloud ben Amar Karar, au cour de la bataille d'Alger (comme des centaines d'autres dans les premiers mois de l'année 1957)

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