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Billet de blog 25 octobre 2017

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Au sommaire du numéro 42: le tome II d'Olivier Cadiot

Il y a un an et des poussières, Olivier Cadiot publiait le premier tome d’une Histoire de la littérature récente. Aujourd’hui paraît le tome II, à la Une de ce numéro 42 d'En attendant Nadeau.

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Littérature française

Olivier Cadiot, Histoire de la littérature récente, tome II, POL

L’adjectif « récent » permet à Olivier Cadiot de circonscrire la littérature non pas dans le temps, mais à son regard purement subjectif.

Valentine Goby, « Je me promets d’éclatantes revanches », L’Iconoclaste
« Je me promets d’éclatantes revanches » de Valentine Goby n’est ni un essai sur l’œuvre mal connue de Charlotte Delbo, ni un roman qui raconterait sa vie. C’est un livre qui veut partager la puissance d’une œuvre qui reconfigure l’expérience et qui témoigne de comment elle nous habite littéralement.

Christophe Honoré, Ton père, Mercure de France
Histoire d’une agression homophobe et de l’enquête qu’elle déclenche, Ton père s’inscrit dans l’œuvre de Christophe Honoré tout en donnant un nouveau sens à l’égotisme singulier de cet écrivain. Un récit autobiographique offert à l’enfant aimé alors que les débats sur la parentalité reprend de plus belle.

Catherine Millet, Aimer Lawrence, Flammarion
Dans Aimer Lawrence, Catherine Millet démontre l’apport essentiel de l'œuvre de D. H. Lawrence pour penser la place des femmes dans le monde contemporain.

Frédéric Pajak, Blessures, Manifeste incertain tome 6 & Un certain Frédéric Pajak, Noir sur Blanc
Les éditions Noir sur Blanc publient simultanément deux livres de Frédéric Pajak. Une sorte d’album-entretien dans lequel on découvre un artiste rebelle et utopiste et Blessures, tome 6 de son Manifeste incertain, où l’auteur revient, textes et dessins à l’appui, sur quelques épisodes douloureux de son enfance.

Marie Richeux, Climats de France, Sabine Wespieser
Climats de France de Marie Richeux relie deux lieux : un ensemble de bâtiments conçu à Alger dans les années cinquante et la cité de Meudon-la-Forêt où Marie a passé son enfance. À partir de la coïncidence architecturale entre ces deux lieux dessinés par Fernand Pouillon, le roman fait se rencontrer des voix qui expriment la complexité des relations entre les deux rives de la Méditerranée et leur entrecroisement infini.

Emmanuel Ruben, Sous les serpents du ciel, Rivages
Roman dystopique qui nous place, au milieu de notre siècle, entre deux territoires séparés par un immense barrage, Sous les serpents du ciel d’Emmanuel Ruben fait de la géographie le moyen de figurer la violence politique et d’envisager comment nous pourrions en sortir.

Littérature étrangère

Kazuo Ishiguro, Prix Nobel
Après avoir fait grand bruit en attribuant l’an passé le Prix Nobel à Bob Dylan, l’Académie suédoise semble faire un choix plus sage et plus classique en distinguant l’œuvre de l’écrivain britannique d’origine japonaise, Kazuo Ishiguro, qu’évoque pour nous, en amatrice, une lectrice d’EaN. Au-delà de la mondanité et d’une célébration discrète, que signifie ce choix et que nous dit-il du travail romanesque ?

Jonas Lüscher, Monsieur Kraft ou la théorie du pire, Autrement
Le deuxième roman de l’écrivain suisse Jonas Lüscher, est une satire impitoyable de nos sociétés ultra-libérales. Il y décrit, avec un sens politique vif et un goût pour l’absurde impitoyable, les failles idéologiques et intellectuelles qui les traversent avec toujours plus de force et de disproportions.

Philip Roth, Romans et nouvelles : 1959-1977, Pléiade
L’entrée de Philip Roth dans la collection de la Pléiade – une première pour un écrivain américain vivant – ne fait pas que rassembler ses livres des années 60 et 70. Cette édition rappelle les enjeux de l’œuvre du célèbre romancier et en propose une lecture centrée sur la judéité qui en oblitère d’autres.

Manuel Rui, Oui camarade !, Chandeigne
Les cinq nouvelles qui composent Oui camarade ! de Manuel Rui s’attachent dans un même élan à écrire l’enfance dans la guerre et le climax qui permet l’indépendance d’un peuple. Portés par une langue d’une grande inventivité, très bien traduits, ces textes captent le quotidien étrange d’une époque et en saisissent l’histoire politique complexe.

Callan Wink, Courir au clair de lune avec un chien volé, Albin Michel
Comme ses modèles - Jim Harrison, Annie Proulx ou Thomas McGuane - Callan Wink écrit sur la nature, sur la place qu’elle doit avoir ou reprendre dans nos vies. Chacune de ses nouvelles part d’une image de la nature et célèbre sa puissance. Pourtant, au-delà d’une vision idéalisée et utopique, elles disent une histoire culturelle improbable, difficile.

Poésie

Dante, La Divine comédie, Points Seuil
Après la traduction de La Divine comédie par Danièle Robert chez Actes Sud, le lecteur pourra découvrir celle de René de Ceccatty directement au format de poche au Seuil. Le traducteur y assume un rôle créatif et fait des choix radicaux. On pourra les discuter mais ils interrogent une œuvre qu’il ne faudrait pas réduire à sa dimension savante et ardue et lire « comme on lit un roman ».

Illustration 1

Ovide, Les métamorphoses, L’Ogre
Les jeunes éditions de l’Ogre publient une traduction en vers libres des Métamorphoses d’Ovide. La traduction de Marie Cosnay, déjà récompensée par le premier Prix Bernard Hoepffner, fait le pari de s’engager dans l’œuvre même, d’y défendre de véritables audaces et de réfléchir, en traduisant, à ce que c’est que traduire et écrire.

Marie-Christine Natta, Baudelaire, Perrin
Le Baudelaire que signe Marie-Christine Natta est toute entier tourné vers la vie du poète. Biographe, elle fait le choix assumé de s’intéresser à l’homme pour ce qu’il est. Elle évite ainsi bien des écueils et nous engage à une relation fraternelle avec lui, à un compagnonnage perpétuel avec un poète-ami, un « phare ».

Essais

Tariq Ali, Les dilemmes de Lénine, Sabine Wespieser
Tariq Ali se demande dans un brillant essai si, vraiment, comme le proclamait Lénine, « la Révolution est la fête des opprimés et des exploités ».

Association de malfaiteurs, trente ans d’édition indépendante, Tristram
Sylvie Martigny et Jean-Hubert Gaillot ont fondé il y a trente ans les éditions Tristram. Ils y ont publié de nombreux textes dont les retraductions de Tristram Shandy, des œuvres de Mark Twain par Bernard Hoepffner ou, plus audacieux encore, des œuvres complètes d’Arno Schmidt. Une multitude d’interventions  de « malfaiteurs » qui,  depuis Pierre Senges jusqu’à Bernard Wallet, célèbrent et accompagnent leur aventure éditoriale téméraire.

François Sureau, Pour la liberté. Répondre au terrorisme sans perdre la raison, Taillandier
Pour la liberté réunit trois plaidoiries de François Sureau relatives à la sécurité et à l’état d’urgence. Alors que la loi vient d’être modifiée, ces textes constituent un repère pour les libertés publiques et un avertissement pour ceux qui souhaitent les limiter face aux menaces terroristes. On peut y deviner un futur classique de notre histoire politique que nous aimerions pouvoir lire sans remords.

Histoire

Étienne François et Thomas Serrier (dir.), Europa. Notre histoire, Les Arènes 

Étienne François et Thomas Serrier publient une somme impressionnante, un ouvrage collectif qui inspecte les nouveaux paysages mémoriels de la grande Europe. Une démarche novatrice.

Octobre 1917
Alors que l’on célèbre le centenaire de la révolution d’Octobre 1917, paraissent un grand nombre d’ouvrages qui en explorent tous les aspects. Jean-Jacques Marie, auteur du récent Les femmes dans la révolution russe paru au Seuil, a lu pour EaN une série d’ouvrages très différents les uns des autres qui, dans leur entrecroisement, offrent une perspective sur cet événement historique essentiel.

Philosophie
 
Nathalie Quintane & Jean-Pierre Cometti (dir.), L’art et l’argent, Amsterdam
Dirigé par un professeur de philosophie récemment disparu et une écrivaine, L’art et l’argent assume une conception politique de l'art qui revendique une urgence conceptuelle à penser cet art fragile d'être si riche et si précaire à la fois. Cet ouvrage collectif pose un nouveau jalon dans une réflexion tout à fait nécessaire.

Arts

Eugène Ionesco, Le blanc et le noir, Gallimard
Ionesco a longtemps dessiné, en amateur. En 1981, à tout petit tirage, il publiait un album de lithographies gravées sur pierre que l’on peut découvrir aujourd’hui, accompagné d’un texte méditatif, vif et attachant, au format de poche. Il y raconte sa pratique du dessin et les questions qui en jaillissent avec une sorte de mélancolie joyeuse.

Théâtre

You You de Jovan Atchine, mise en scène d’Elodie Chanut, Studio Hébertot, jusqu’au 11 novembre
Au Studio Hébertot, Mina Poe tient pour la deuxième fois le rôle principal d’une immigrée yougoslave dans la pièce du Serbe Jovan Atchine, You You. Seule sur le plateau, elle reprend ce rôle sous la direction d’Elodie Chanut et c’est une performance.

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