Le témoignage de Laure Laisney nous dit ainsi comment cet écrivain a pu accompagner sa vie depuis plus de vingt ans, rejoindre ses moments de joie et ses moments difficiles. Claude Grimal revient sur le parcours de cet écrivain qui doit une grande part de sa reconnaissance au cinéma et dont la manière d’exprimer la nostalgie des exclus de l’histoire s’impose avec suffisamment de présence et de distance pour rester intéressante, mais pas toujours sidérante.
Nous avons souhaité, par contraste, mettre en valeur un des auteurs français contemporains qui essaie de penser la littérature présente sans la relier systématiquement à un passé dont il estime qu’il serait supérieur et dont il serait nostalgique, qui la porte en avant : c’est le cas d’Olivier Cadiot dont l’œuvre décalée, hors genres, se poursuit depuis plus de trente ans avec la même rigueur et la même dérision. C’est un livre vivifiant, dont nous défions quiconque de ne pas l’aimer !
Comme souvent grâce aux livres, il nous faut aussi regarder avec calme des situations difficiles. Pourquoi l’Europe a-t-elle du mal à trouver une existence affective en chacun de nous, même lorsque nous sommes attachés à son idée ? Jean-Yves Potel, rendant compte de la somme collective dirigée par Etienne François et Jean-François Serrier, Europa, notre histoire, explique que l’absence de lieux de mémoire communs remet à tout jamais en cause la possibilité d’un grand récit collectif.
Dans les jours prochains, outre tous les autres textes qui paraissent avec l’édition ordinaire du journal et dont certains valent plus que le détour, vous retrouverez, en Une, Philip Roth, Baudelaire, le lointain Ovide et d’autres…
T.S., 25 octobre 2017
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