La liberté guidant le peuple !

C'est un fait qui ne peut plus être à présent discuté, relativiser, par les éternels chicaneurs doctrinaires d'une certaine extrême gauche. Maintenant que ce 05 février la fusion s'est produite entres les gilets jaunes et les directions des organisations ouvrières, il n'est plus discutable que les forces du Capital et les forces du Travail sont lancées l'une contre l'autre violemment.

Hier le gouvernement Macron-Philippe, en faisant voter sa loi "anti-casseurs", une loi liberticide de la honte, a atteint son objectif immédiat, de potentiellement pouvoir neutraliser tous ceux qui lui cassent les pieds.

La bourgeoisie française veut maintenant la paix, et elle s'en donne les moyens. Bientôt les actions trop minoritaires, trop amateuristes, payeront chères le droit d'apprendre dans la lutte des classes.

Parce que la bourgeoisie nous témoigne de l’intérêt qu'elle nous porte, du soin qu'elle met à nous renvoyer dans notre néant politique, le mouvement ouvrier révolutionnaire des travailleurs en gilets jaunes ne peut pas, ne pas se hisser à la hauteur de cette lutte des classes chimiquement pure.

C'est un fait qui ne peut plus être à présent discuté, relativiser, par les éternels chicaneurs doctrinaires d'une certaine extrême gauche. Maintenant que ce 05 février la fusion s'est produite entres les gilets jaunes et les directions des organisations ouvrières, il n'est plus discutable que les forces du Capital et les forces du Travail sont lancées l'une contre l'autre violemment.

Malheur à la classe sociale qui va sortir vaincue de cette collision !

Hier les travailleurs ( salariés et non salariés ), les jeunes, les chômeurs et les retraités ont répondus massivement à l'appel à manifester de la gauche. A Paris il y avait même un Front Unique Ouvrier.

Une bonne fois pour toute, que cette gauche décode le message délivré par le prolétariat, hier encore, snobant massivement la grève, plébiscitant la manifestation.

Le prolétariat aujourd'hui ne vit plus comme celui d'hier. Il pourra à la milite engager le combat dans l'entreprise, faire grève et bloquer le pays, à partir du moment où il sentira confusément, que la résultante de toute cette affaire, sera une victoire politique complète sur les patrons, la bourgeoisie et Macron. Pas avant ! C'est la manifestation contrariée, si la rue devait nous être interdite, qui amènera la grève. Pas le contraire !

La grève générale n'est pas une fin en soi. Elle est un instrument pour établir le pouvoir ouvrier, la République Sociale.

C'est dans la rue que le sort du pays va donc se jouer.

Pourquoi faire simple lorsqu'on peut faire compliqué !

Hier, tous ceux une fois de plus , qui doutaient que les syndicats ouvriers étaient hors jeu, ont bien été obligé de constater, qu'au contraire, ils étaient au centre du jeu, et tout particulièrement les directions syndicales.

Cette Place de la Concorde, que la macronie avait fermée depuis le 17 novembre aux gilets jaunes, ce sont les directions syndicales, appuyées par les directions des partis de gauche , qui l'ont ouverte grande aux manifestants.

Et comment maintenant Macron va-t-il pouvoir revenir sur cette concession, quant à sa manière de comprendre la démocratie, et la liberté pour le peuple en gilets jaunes, le prolétariat, de manifester où il veut, comme il veut et quand il veut ?

Ce n'est pas vrai que ce sont les gilets jaunes qui provoquent les tensions et les incidents, c'étaient les bouchons et les interdits de Macron !

Maintenant que ces interdits sont derrière nous, dès samedi, les directions ouvrières ( syndicats et partis ), les portes paroles de fait des gilets jaunes, dans l'unité, doivent conforter cette première victoire politique.

Ensemble ils doivent non seulement appeler les gilets jaunes à se réapproprier massivement leur Place, mais sur cette Place de la Concorde, anciennement Place de la Révolution, ils doivent dresser un podium, et y prendre la parole, pour que derrière le peintre Delacroix et son oeuvre majeure : "la liberté guidant le Peuple", ils viennent nous expliquer, si il est encore temps de parler gros sous avec un régime, que même certain responsables politiques bourgeois, caractérisent de vichyste ! 

Le vent de l'adversité ne souffle jamais sur la république sociale de la sagesse !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.