COMMENT ASSURER LA BONNE TENUE D’UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ?

Les assemblées générales sont souveraines et démocratiques d’autant que les directions syndicales ont le souci de les préparer minutieusement sur le principe de l’organisation d’un débat devant donner la parole au plus grand nombre.

FRONDE SYNDICALE A LA BASE

COMMENT ASSURER LA BONNE TENUE D’UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ?

 

Une assemblée générale par définition est diverse, et pas une ne peut ressembler à l’autre. Cependant dans le but de garantir le fonctionnement démocratique de toute assemblée, il existe quelques règles communes bonnes à savoir et à mémoriser avant le 05 décembre prochain.

Ce que l’on appelle communément « assemblée générale » ou « assemblée du personnel », c’est avant toute chose une assemblée de grévistes à un instant T et sur un lieu de travail donné : une usine, un dépôt, un corps de garde, un attachement etc.

Lorsque par exemple dans le métro à la RATP, le personnel est éclaté dans de nombreux terminus, lui servant traditionnellement d’attachements, réunir ce personnel en assemblée générale, c’est avant toute chose essayer d’organiser l’AG de manière le plus centrale possible.

Si il faut concentrer le plus possible le personnel gréviste d’une entreprise donné, encore faut-il bien distinguer la nature d’une assemblée du personnel, et ne pas la confondre avec une assemblée type barnum circus, comme malheureusement trop souvent on cherche à le faire.

Dans une assemblée de grévistes, sauf accord de la majorité de cette AG, il n’y a place, pour la présence et les interventions du patron, de jaunes casseurs de grève, et même jusqu’à un certain point de délégations venant dont on ne sait où, pour parler dont on ne sait quoi !

Une assemblée du personnel gréviste c’est le lieu et le moment où les organisateurs de la grève, ce peut être un syndicat, un front syndical, un comité etc. sont élus et consacrés par la base. Cette base le matin, il faut l’informer, lui rendre des comptes et lui ouvrir une perspective de lutte. Par principe chaque participant gréviste à une AG, a le droit à la parole et peut postuler à l’élection pour assumer des responsabilités dans la grève.

Les assemblées générales sont souveraines et démocratiques d’autant que les directions syndicales ont le souci de les préparer minutieusement sur le principe de l’organisation d’un débat devant donner la parole au plus grand nombre.

En théorie voilà comment doit s’organiser une assemblée générale :

Les représentants syndicaux imposent à la direction un endroit vaste et propre de l’entreprise où les grévistes vont pouvoir se rassembler en toute sécurité.

Ce sont eux les représentants syndicaux qui doivent préparer la salle, et l’aménager en conséquence, comme par exemple y installer une sono afin de faciliter les échanges.

Il doit être désigné en tout début de séance un président de cette assemblée (en général le gréviste le plus âgé). Ce président, aidé par deux assesseurs, fera respecter par tous, responsables syndicaux y compris, l’organisation générale de l’assemblée des grévistes.

Cette instance doit déterminer le temps imparti aux différentes phases de la matinée : les responsables syndicaux ( ou le front syndical ) doivent rendre compte de leur activité, leurs propositions du jour ; S’en suit un débat libre ou chacun peut prendre la parole une fois inscrit ; Les motions, appels, propositions, suggestions, griefs, félicitations, doivent être notées par les assesseurs ; En fin de matinée toutes les propositions doivent être mis au vote et avalisées ou non par l’assemblée.

Le souci habituel de ce type de réunion, ce sont des camarades (ou des bureaucrates) qui s’étalent au moment de leur prise de parole, hypothéquant comme cela, la prise de parole des autres camarades. Le président avec ses assesseurs doit enregistrer les demandes de prise de parole de tous, les borner dans un temps imparti, et ainsi garantir les droits démocratique de tous. (Exemple : l’assemblée a fixé à une heure le débat. Il y a 10 intervenants inscrits, chacun a le droit à 06 mm). Le débat ne peut en aucun cas déborder sur le moment où l’assemblée doit passer au vote.

Le but d’une assemblée souveraine c’est quand même avant tout de décider de tout, et donc de voter démocratiquement toute élection, toute proposition, toute action suggérée.

Il est parfaitement contre productif et inacceptable, que des motions ou résolutions soient proposées au vote en toute fin de séance à la va vite, en catimini, dans un bazar sans nom !

Le président de l’assemblée du personnel gréviste et ses assesseurs, avec le soutien de l’ensemble des grévistes, doit être extrêmement vigilant à ne pas laisser des désorganisateurs pourrir ce moment sacré de la grève extrêmement important. A ce titre, et puisque les grévistes doivent venir de loin le matin pour participer à leur assemblée, les horaires de début de réunion doivent être respectés.

Il y a un temps pour la discussion, un temps pour la prise de résolution, un temps pour l’action.

Observez bien camarades des le 05 décembre, le comportement et le sérieux donné à vos assemblées souveraines, par les responsables syndicaux.

S’il advenait que vous soyez déçu par leurs prestations, cela voudrait tout simplement dire que l’heure est venue pour vous d’élire vos comités de grève à la base.

Là où est l’ordre, c’est le pain ; là où est le désordre, c’est la faim !

Les frondeurs CGT de la RATP                                                                                                                                              24 novembre 2019

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