COMITÉ CENTRAL

Nous avons mille avantages à attendre d’un Comité Central.

FRONDE SYNDICALE A LA BASE

 

COMITÉ CENTRAL

 

Un spectre hante les directions des organisations ouvrières : le spectre du  Comité Central !

 Toutes les vieilles directions du mouvement ouvrier s’unissent en une Sainte Alliance pour faire silence sur la question, pour traquer les audacieux militants ouvriers  qui sont porteurs de ce spectre : les directions syndicales bureaucratiques bien sûr, Martinez et Veyrier, mais aussi les directions radicales petites bourgeoises à la tête des partis ouvriers se prétendants révolutionnaires,  le NPA, LO, les POI et POID.

 Cherchez, depuis le 13 septembre et cette puissante grève à la RATP à l’origine du 05 décembre, trace sur l’un de leur site, de la mention la plus anecdotique, au détour de l’un de leur article, de la perspective de la mise en place d’un comité central, de la nécessité de centraliser et coordonner le mouvement des grèves annoncé, vous en aurez pour votre argent, il n’y en a pas !

 Par contre quels sont les militants syndicaux un peu frondeurs, appelant leurs collègues à exiger des Comités Centraux, et pire encore, une Coordination Ouvrière Nationale et Unitaire, qui ne seront pas accusés, par ces piètres et piteux chefs ouvriers, de vouloir épouvanter les grévistes avec ces histoires si horriblement et si indissociablement liés aux régimes politiques chinois et nord coréen !

 On ne s’embarrasse pas d’éthique intellectuelle, politique et morale aux sommets des organisations ouvrières, lorsqu’il s’agit, comme tout bon petit bourgeois qui se respecte, de défendre ses intérêts de boutiquiers ! On use et on abuse d’amalgames !

 On use et on abuse de toute la mauvaise foi possible, et de tous les artifices les plus bêtes et les plus orduriers, pour maintenir les exploitées et les opprimées impuissants sur leurs ronds points et dans leurs assemblées générales atomisées et nullement souveraines !

 Mais écoutons le premier ministre Philippe cette après midi nous dire, leurs dire :

 « …Le projet de loi contiendra les «éléments de description du futur système et les garanties à appliquer dans les transitions», mais ces dernières seront négociées «au sein de chacun des régimes et avec le gouvernement», pour qu’elles soient mises en place «dans de bonnes conditions»… » (Retraites : Déclaration Édouard Philippe. Le Figaro. Fr)

Le chef de l’exécutif souffle, il peut annoncer la continuité de son « dialogue social », avec des boutiquiers-maquillons, absolument pas effrayés à l’idée d’aller négocier « …les mécanismes de transition des 42 régimes actuels entreprise par entreprise… » donc leur disparition annoncée.

Encore que la vérité est à moitié dite dans cet article. Parce que non seulement les directions syndicales acceptent d’aller détruire les régimes spéciaux régime par régime, mais de plus elles ont commencé à le faire, en essayant que ce pillage soit à l’avantage de leur seule et unique organisation, leur seul et unique petit intérêt bien compris.

Les partenaires sociaux aiment se rendre à Matignon pour des consultations en tête à tête.

Ces gens qui tombent de leur chaise à la simple évocation de l’idée de la mise en place d’un comité central, vont vers Macron, en défense de leurs seules subventions, qui l’espère-t-ils continueront à leurs assurer leurs petit train de vie de petits bourgeois repus et heureux. Obtiendra ou préservera la clémence du tyran, ses subventions, les partenaires sociaux qui mettront le plus de zèle, à vendre le mieux possible à la découpe, les régimes spéciaux et les conquêtes sociales du prolétariat, à faire passer le projet de loi retraite !

Mais les directions des partis politiques nous direz-vous ? Elles ne vont pas elles négocier avec Macron ? Non elles ne vont pas négocier directement avec le tyran, puisque en tant que partis politiques elles ne peuvent prétendre être représentatives du personnel. Elles, elles se taisent et elles laissent faire, parce qu’elles envoient leurs plus brillants révolutionnaires, tout simplement pantoufler dans les bureaucraties syndicales ! C’est de notoriété publique !

Camarades, ne perdons pas plus de temps avec ces parasites de partenaires sociaux et de faux révolutionnaires. Au regard de la masse de travailleurs qui feront grève le 05 décembre, ce ne sont que des moustiques, d’affreux moustiques parasites mais seulement des insectes !

Ces derniers jours nous avons exposé tous les avantages que nous pourrions tirer nous les travailleurs, d’assemblées générales souveraines et démocratiques bien organisées, de comités de base bien élus et réellement représentatif de la multitude et de la diversité de la masse des grévistes.

Hélas, ces deux éléments de notre mouvement social seront insuffisants, si nous ne les couronnons pas d’un Comité Central à l’échelle de chaque entreprise en lutte, et au sommet de ces comités centraux, une Coordination Ouvrière Unitaire, Nationale et Interprofessionnelle.

Nous avons mille avantages à attendre d’un Comité Central.

Le non des moindres de ces avantages, c’est de retirer le tapis sous le pied des directions syndicales, leur rôle historique de représentants ouvriers, et à ce titre le droit exorbitant qu’ils veulent se préserver, d’aller négocier à l’avantage des patrons et de la macronie, le poids des chaines qui nous entravent.

Tout le reste est peu sain quand la tête est malsaine !

 

Les Frondeurs CGT de la RATP                                                                                                                                               27 novembre 2019     

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