La communauté internationale veut reconstruire Gaza

Le dimanche 12 octobre s’est ouvert au Caire la Conférence internationale des donateurs pour la reconstruction de la bande de Gaza. Le mot d’ordre de cette conférence ? Mettre fin au conflit israélo-palestinien. Retour sur la mobilisation de la communauté internationale.

Le dimanche 12 octobre s’est ouvert au Caire la Conférence internationale des donateurs pour la reconstruction de la bande de Gaza. Le mot d’ordre de cette conférence ? Mettre fin au conflit israélo-palestinien. Retour sur la mobilisation de la communauté internationale.

« Un cessez-le-feu ce n’est pas la paix »

En ouverture de la conférence, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi s’est adressé à Israël en déclarant qu’il était « temps de mettre fin au conflit avec les Palestiniens ». Parmi les participants à ce rassemblement on retrouve notamment le président palestinien, Mahmoud Abbas, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon et le secrétaire d’État américain, John Kerry.

Depuis qu’il a été nommé secrétaire d’État, John Kerry a fait de la résolution du conflit israélo-palestinien, sa priorité numéro un. Il a d’ailleurs tapé du poing sur la table pour que les négociations de paix qu’il avait impulsées en 2013 reprennent.

« Un cessez-le-feu, ce n’est pas la paix. Nous devons nous rasseoir à la table des négociations et aider les parties à faire des choix difficiles, de vrais choix. Ces choix dépassent un simple cessez-le-feu parce que même le cessez-le-feu le plus durable ne peut remplacer la paix, la sécurité pour Israël et un État et leur dignité pour les Palestiniens. » a déclaré à la tribune le secrétaire d’Etat américain.

4 milliards de dollars pour reconstruire Gaza

Du côté des contributions, c’est le Qatar qui a promis de verser la plus grosse somme : un milliard de dollars pour la reconstruction de Gaza. Les Émirats arabes unis se sont engagés à verser 200 millions de dollars et l’Union européenne, 450 millions d’euros. 

Selon Mahmoud Abbas, ce ne sont pas moins de 4 milliards de dollars qui sont nécessaires à la reconstruction de la bande de Gaza. 

Les années passent et le conflit israélo-palestinien persiste. Durant les mois de juillet et d’août dernier, une guerre de cinquante jours a fait plus de 2 100 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, et 73 du côté israélien, majoritairement des soldats. Depuis huit ans l’enclave palestinienne qu’est la bande de Gaza est soumise à un blocus hermétique de la part d’Israël et subit, jour après jour, d’importantes destructions.

Comme le dit Ban Ki-moon, « Gaza reste une poudrière, les habitants y ont désespérément besoin de voir des changements dans leur vie quotidienne ». C’est pour ça que la communauté internationale s’engage à reconstruire Gaza. Mais, « en 2008, la communauté internationale s’était déjà réunie. Nous avions promis notre soutien et nous avions convenu de reconstruire et, aujourd’hui, nous somme à nouveau ici, le cycle constructions-destructions se poursuit, il empire » a rappelé le secrétaire général des Nations unies qui s’est rendu à Gaza le 14 octobre. La reconstruction ne sera pas suffisante, ce qu’il faut c’est arriver à une résolution de ce conflit qui décime les populations depuis maintenant plusieurs décennies.


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