Un silo de sucre et de dédain

Le 13 mars 2012, Vincent Dequin 33 ans, et Arthur Bertelli 23 ans, cordistes, décèdent dans le silo 4 de la sucrerie Cristal Union de Bazancourt, dans la Marne. Condamnées en première instance le 1er mars 2019, Cristal Union et Carrard Services, son prestataire, feront appel. L'audience en appel aura lieu ce mardi 19 janvier 2021, à Reims. Retour sur l'audience en première instance.

C’est pas moi, c’est lui.

 « Qui est le responsable du plan de prévention Monsieur ?
– Le chef d’établissement
– Donc en tant que chef d’établissement, Monsieur, vous avez lu ce plan de prévention ?
– Oui.
– Et vous l’avez signé ?
– Oui.
– Monsieur, n’avez pas vu que le nom qui apparaît en bas de ce document n’est pas le vôtre ? Mais celui de votre prédécesseur ? Que c’est donc un mauvais copié-collé ?

Tout empreint de son calme olympien, le jeune substitut du procureur se rassoit. Il n’attend pas de réponse à ces dernières questions. A la barre, Michel Mangion le directeur de la sucrerie Cristal Union de Bazancourt au moment de l’accident, reste tourné vers lui. L’air égaré. Le corps à la dérive. Écrasé par le poids des dizaines de regards qui convergent vers son dos.

Le président reprend la main. Les réponses de Michel Mangion sont bredouillées plus que déclamées. Les mots s’entrechoquent, se bousculent, se chevauchent, hésitent.

A cet instant, il est où le directeur d’usine dynamique ? L’inébranlable décideur ? A l’assurance conférée par les prérogatives d’une hiérarchie protectrice.

Il ne mène pas le débat. Mais tente de le suivre péniblement. Les codes du langage entrepreneurial, les formules apprises dans les manuels de management ne lui sont d’aucun secours. A peine semble-t-il reprendre du poil de la bête lorsqu’il s’élance dans une tirade à l’évidence répétée avec son avocat. Même si c’est à contre-temps, ne répondant pas, ou qu’incomplètement à une question de la cour.  Ici, le rapport de force est inversé.

Il est le mauvais élève pris en faute, face à ses maîtres. S’efforçant de minimiser ses responsabilités, ses manquements. Les rejetant même sur l’autre prévenu, David Duval, directeur de Carrard services, entreprise de nettoyage qui envoyait des cordistes chez Cristal Union.

D’ailleurs cette audience ne sera que cela. Le rejet de la faute les uns sur les autres. Maître Busy, avocat au côté des victimes, aura cette parole, résumant la pensée de tous « C’est pas moi, c’est lui ! »

David Duval, mis en cause par Michel Mangion, son client, n’aura de cesse d’invoquer Francis Petit, un de ses employés, chef de chantier, absent au procès. Pratique.

En gros, la multinationale de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaire tape sur son prestataire qui ne pèse que 92 millions, et lui-même désigne un de ses employés, chef de chantier. S’il avait été là, aurait-il à son tour incriminé les ouvriers salariés de Carrard Services qui eux-mêmes auraient mis en cause les intérimaires ? A leur tour, ils seraient retournés vers… ah non, en dessous il n’y a plus personne.

C’est bien ainsi que les choses se passent dans l’organisation pyramidale des entreprises. Sauf qu’aujourd’hui on se trouve dans l’enceinte du Palais de justice. Et que ce report incessant vers les échelons inférieurs déplaît fortement à la cour. Qui s’efforce de le rappeler aux prévenus.

Mais peut-on leur reprocher de ne pas se départir d’un comportement que leur a inculqué le système qui les a formés, formatés ? Qui les nourrit. Qui paye la Mercedes. Qui permet de financer les études des enfants. Études qui serviront à reproduire le modèle social qu’a consolidé papa, tout au long de sa carrière. Tu seras cadre supérieur mon fils.

D’ailleurs, à quel titre comparaissent Michel Mangion et David Duval ?

Ils ne sont ni les propriétaires des usines qui les emploient, ni les PDG.

Où sont les gens qui trônent au sommet de ces pyramides ?

Chez eux, au chaud. Tranquilles comme Baptiste. A 21 heures, quand enfin l’audience se termine, laissant tout le monde sonné par ces 12 heures de débats, ils dégustent sûrement un whisky irlandais hors d’âge.

C’est qu’ils ont pris bien soin de faire signer à leurs directeurs d’usines des délégations de pouvoir. Leur laissant le loisir de représenter physiquement l’entreprise auprès des tribunaux en cas d’accident grave. Olivier de Bohan, héritier de la lignée du même nom, assis tout en haut de la pyramide Cristal Union, ne verra jamais dans la presse son prestigieux patronyme associé à ce genre d’affaire. Embarrassante, il faut bien le dire.

A l’assemblée générale des contributeurs de Cristal Union, Olivier de Bohan titillé au sujet des ouvriers décédés sur ses sites de production, lâchera un brin fataliste : « Évidemment que je suis au courant, évidemment que je suis au courant. Évidemment qu’on a… manifesté des soutiens et… Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Dans la vie des entreprises, y a ce type d’accident, ça peut arriver, malheureusement, ça peut arriver. »

Afin de rassurer son auditoire sur l’humanité qui anime au quotidien la direction de son entreprise, il ment sans honte ni scrupule, évidemment.

Les pontes de Cristal Union n’ont jamais esquissé le moindre geste, manifesté la moindre compassion, apporté le moindre soutien à l’endroit des proches des victimes tombées pour leur production, pour leur chiffre d’affaire, malheureusement.

A la barre, face à la cour, ce sont bien deux lampistes qui répondent aux questions, au nom de leurs mentors.

Lors de cette assemblée générale des contributeurs, Michel Mangion, tout directeur d’usine qu’il puisse être, n’est pas sur le podium.

Sous-fifre.

A ce titre, il encourt 9 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende.

Le cas de David Duval est encore plus parlant. Évoquant la responsabilité que confère un tel transfert de pouvoir, le substitut du procureur lui demande en point d’orgue de sa démonstration :

« Vous gagniez combien à l’époque Monsieur ?

– 3000 euros.

Puis il se rassoit lentement, secouant la tête de droite à gauche, un sourire tristement désolé aux lèvres. Il vient de faire prendre conscience à David Duval du marché de dupe dont il est aujourd’hui le grand perdant.

Sous-fifre.

A ce titre, il encourt 15 000 euros d’amende, et un an de prison avec sursis.

La représentation de classe transparaît également dans l’aréopage d’avocats présent à l’audience. Les conseils de Mangion et Duval, naviguent entre deux âges. Assez soucieux de trouver la faille technique prompte à décharger leurs clients.

L’avocat de Carrard Services, comparaissant entant que personne morale, vient du barreau de Paris. Aussi blanchi sous le harnais que voûté par le poids des ans. Lui n’aura de cesse de plaider le vice de forme en bon pénaliste qu’il semble être. Il n’a pas hésité en début de séance, à formuler une requête, forte de cinq points, occasionnant une interruption de séance d’une demi-heure. Las, l’audience se poursuivra.

Les proches des victimes attendent ce moment depuis 7 longues années.

L’avocat de Cristal Union est la caricature de lui-même. Vieux beau à la haute et large stature. Personne ne se doute, au moment où il se dresse pour entamer sa plaidoirie qu’elle va durer une heure trois quart. Il ne s’était pas manifesté de la journée. Son timbre de voix s’enflamme à mesure que s’accumulent les erreurs techniques de ses arguments. La gestuelle théâtrale accompagne immanquablement le leitmotiv dont il martèle les mots, rugissant de plus en plus à mesure qu’il les assène. « Sur corde tendue ! »

Les cordistes sont là. 

A ces mots, derrière lui, le public s’agite, proteste en silence. Car aux côtés des familles de Vincent et Arthur, aux côtés de Fanny et Marion, leurs compagnes au moment du drame, assises côte à côte comme deux sœurs unies dans le malheur, les cordistes sont là. En nombre, et pas des moindres. Quelques-uns des formateurs les plus compétents et diplômés du métier ont fait le voyage jusqu’à Reims.

A l’énoncé de ces inexactitudes leur sang de professionnel ne fait qu’un tour. Réduits au silence, les corps se tendent, les mains s’agitent. Trop tard. Les débats sont clos, le réquisitoire a été prononcé. Ce sont maintenant les plaidoiries des avocats de la défense qui déroulent implacablement leur lot d’erreurs, d’approximations, propres à instiller le doute dans l’esprit des juges.

Ce qu’il aura manqué dans ce procès, c’est une expertise technique. Car le propos tourne autour de points très spécifiques du métier.  Il est flagrant que l’incertitude plane dans les esprits, transparaissant dans les paroles. Même si chacun fait un effort afin d’intégrer des données qu’il ne maîtrise pas. Ce travail de recherche de témoignages, en amont de l’audience n’a manifestement pas été mené.

Cette carence, les cordistes présents la relèvent. Ce sera une réflexion de plus à mener au sein de l’association Cordistes en colère, cordiste solidaire, fraîchement constituée.

Dès 8 heures du matin, ils sont là. Affairés, chacun tout à sa tâche. Ils installent des banderoles, un drapeau, dressent les tables, montent le barnum aussi, le crachin champenois n’ayant rien à envier à son rival breton. Café, petits gâteaux et tracts sont proposés aux passants. A les voir si organisés, si sereins face aux forces de l’ordre, si naturels répondant aux sollicitations des nombreux médias qui ont fait le déplacement, on a peine à imaginer qu’il s’agit là de leur première action concrète.

Cette association prend corps dans la peine qu’a suscitée la mort d’un autre cordiste, Quentin.

Il a péri le 21 juin 2017, enseveli dans un silo appartenant à une filiale de Cristal Union.

Et aussi de la prise de conscience des risques d’accidents d’un métier, dont il est fréquemment et un peu rapidement dit qu’il n’est pas plus accidentogène qu’un autre.

Depuis 2006, Matthieu, Arthur, Vincent, Joshua, Farid, Quentin, Mickaël, François, Régis, Bruno, Lionel, Pierre-Ange, Ambroise, Sylvain, tous cordistes, sont morts d’accidents de travail. Et d’autres, dont on peine à trouver les noms.

24 morts en 15 ans !

Les cordistes sont environ 10 000 à travailler chaque jour à travers la France.

Appliqué à l’Éducation Nationale, qui compte 1 millions de salariés, ce ratio mènerait à constater 2400 morts dans les salles de classe dans le même laps de temps !

Le métier n’ayant pas de conventions collectives propre, les travailleurs sur cordes sont rattachés à la fédération du bâtiment. Et les statistiques relatives à ces accidents sont noyées dans les déclarations de celle-ci. Même la liste des décès n’est peut-être pas exhaustive. Comment dès lors alerter sur le taux d’accidents, sur leurs causes, sur les mesures correctives à mettre en place, s’il n’existe pas de liste précise synthétisant ces éléments ?

C’est un des axes de travail de l’association. Récolter les informations, les recenser, pour alerter, prévenir.

Mais aussi, au passage écouter les histoires de chacun.

Un accident de travail ne laisse jamais indemne. Même s’il n’est pas d’une gravité extrême. Toute victime se heurte à la pression des employeurs, autour des enjeux de la déclaration d’accident, à la médecine parfois sourde aux souffrances exprimées, à la CPAM prompte à renvoyer au boulot des salariés encore en souffrance. Toute cette adversité l’ouvrier cordiste l’affronte seul. Vulnérable. Influençable et inévitablement influencé.

C’est de soutien qu’a besoin la personne accidentée, isolée face à l’adversité.

 « C’est mon tour. »

« On venait de commencer à peine qu’il s’est créé un entonnoir et on a été attirés vers le bas. J’ai vu Arthur glisser lentement vers le bas entraîné par ses matériels, déjà recouvert de sucre. Rapidement il a été étouffé par un amas de sucre qui glissait des parois. Vincent a suivi le même chemin en essayant de se dégager. Il a maintenu sa tête le plus longtemps possible vers le haut, mais le sucre a continué à l’ensevelir. Il s’est adressé à moi en disant « C’est mon tour. » J’ai essayé de le rassurer. Mais je ne pouvais rien faire. A mon tour, mon matériel était pris dans le sucre. Je me suis retrouvé dans un cône à 2 mètres environ de la surface. Je me suis vu mourir. »

Frédéric Soulier est un survivant.

Ce 13 mars 2012, à 11 heures 45, il vient de voir disparaître deux collègues sous ses yeux.

Arthur Bertelli avait 23 ans.

Vincent Dequin avait 33 ans.

Lui-même échappe à la mort de justesse.

Sept ans après, son émotion demeure entière lorsqu’il raconte sobrement le déroulé de ce douloureux épisode. Ses séquelles psychologiques s’estomperont au fil du temps. Sans jamais toutefois disparaître. C’est un homme marqué à vie qui se tient malgré tout digne et droit à la barre du tribunal.

Il prendra part aux deux jours de rencontres organisées par l’association, à la suite de l’audience du procès. Lui plus que tout autre connaît la valeur d’un soutien humain.

C’est baigné de cette chaleur qu’il repartira le dimanche après-midi.

Imprégné de l’envie survoltée de bâtir quelque chose face à ce genre de drame.

Étourdi par le vacarme du repas partagé par 43 convives dans une cuisine où « on a mangé jusqu’à 26 personnes » selon le propriétaire du vendangeoir dans lequel se tenaient ces rencontres. 

Digne également l’inspectrice du travail qui a bouclé l’enquête à la suite de l’accident. Carine Montigny expose longuement point par point les nombreux manquements qu’elle a constatés. Les faits semblent si peu contestables que les avocats de la partie adverse ne tentent que de timides saillies pour la déstabiliser.

Elle ne tanguera pas, accrochée à ses constatations. A ses convictions.

Les affirmant d’une voix claire et assurée. La responsabilité conjointe des deux entreprises semble acquise, incontestable. C’est à celle qui en rejettera la plus grande part sur l’autre.

Certains faits ne laissent pas de place au doute.

Le plan de prévention ne mentionne aucunement le risque d’ensevelissement, alors que l’opération consiste à envoyer des cordistes dans un silo à l’intérieur duquel il reste 5000 tonnes de sucre. Et que par surcroît, le matin même de l’accident l’usine procédait au soutirage du sucre, qui s’écoule par gravité. Avouant par là-même le caractère fluide de ce sucre, donc potentiellement dangereux. Et que dire de l’accueil sécurité obligatoire auquel les cordistes étaient invités à participer… à 13 heures 30 ! Et de l’absence de moyens de communication. Les malheureux devaient se sentir bien seuls lorsqu’au moment où le sol s’est dérobé sous leur pieds, ils hurlaient à leur collègue resté de faction 50 mètres plus haut « Fermez les trappes ! Fermez les trappes ! » Le silo équivaut à la hauteur d’un immeuble de vingt étages.

Et comment qualifier, comment justifier cet acte qui consiste, en pleine conscience, à ouvrir des trappes de désilage à l’endroit même où travaillent des ouvriers ?

Plus rien ne ramènera Vincent et Arthur. Les familles, qui voyaient 7 années de leur vie ramassées dans les quelques heures de cette audience le savent. Ils sont venus chercher la vérité. Voir les responsabilités assumées.

Ils n’auront vu que le spectacle pitoyable d’hommes qu’aucun regret n’effleure, qu’aucune humanité n’anime. Des avocats à la solde et à l’unisson de leurs clients, se rejeter la balle de cette responsabilité.

Tout ce beau monde bafouant la vérité au prétexte qu’elle n’est pas à leur avantage.

Le courage, la droiture, ils auront l’occasion d’en apprendre quelques notions, quand le père d’Arthur s’adressera à la cour. Il n’avait qu’un garçon parmi cinq filles. Il a perdu son seul fils au moment où celui-ci s’avançait confiant au-devant de sa vie future.

A peine émancipé, déjà fauché.

Tous resteront interdits devant le calme avec lequel il décrit la violence de l’aspiration qui a entraîné Arthur vers le fond. « Quand je suis allé à la gendarmerie voir les affaires d’Arthur, la corde ne mesurait plus que 5 ou 6 millimètres de diamètre. A l’origine elle faisait entre 11 et 13 millimètres. » C’est dire la puissance de la dépression qui a entraîné Arthur, sachant qu’une corde est conçue pour résister jusqu’à une traction de 2,3 tonnes.

La mère de Vincent marche doucement, à petits pas vers la barre.

L’atmosphère dit qu’il va se passer quelque chose. Dans la salle d’audience règne un silence sépulcral. Tous les regards suivent son lent et tranquille cheminement. Ne résonnent que ses pas sur le carrelage. C’est une toute petite femme aux cheveux depuis longtemps blanchis qui s’arrête devant le micro.

La voix assurée, la diction claire, le débit posé et régulier, elle raconte Vincent. Elle fait revivre son fils l’espace de quelques minutes. Consciente qu’elle n’aura peut-être plus l’occasion de jamais le faire. Face à la justice en tout cas. Face à ceux qui portent la responsabilité de la mort de Vincent.

Et puis sa voix se charge du tremblement du chagrin :

« Ça fait 7 ans. Depuis ce temps, je fais souvent des cauchemars. Je vois mon fils qui s’enfonce. Pendant les quelques secondes où il s’est senti tiré irrémédiablement vers le bas, à quoi il a pensé ?

Il a pensé je suis foutu. Je vais mourir. Il pensé peut-être à Fanny, avec qui il voulait construire sa vie. Peut-être avoir un enfant. Il a peut-être pensé à nous. Et puis… quelques secondes, et voilà, c’est fini. »

Sur sa droite, à quelques mètres de sa fragile silhouette, Michel Mangion et David Duval prostrés sur leur banc. Pétrifiés. Elle ne les désigne même pas.

Elle est la dignité même.

Elle est la force.

Celle qui l’a portée toutes ces années d’attente. Celle qui l’a poussée à venir prononcer ces quelques mots sans haine et sans colère.

A deux doigts des sanglots, elle ne flanchera finalement pas.

Elle se reprend, sa main martèle la barre, ses paroles ricochent contre les hauts plafonds :

« J’ai entendu tout le déroulement du procès. C’est des règlements. C’est des lois... MAIS LA VIE D’UN HOMME ! La vie de deux hommes. Il y a deux familles. Ça on n’en parle pas. Et c’est bien dommage. »

 Vous avez tellement raison Madame, c’est bien dommage.

Le 1er mars, le délibéré tombe, suivant peu ou prou les réquisitions du procureur. Six mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende pour Michel Mangion et David Duval ; deux ans de placement sous surveillance et 100 000 € d'amende pour les deux entreprises.

Les quatre défendeurs ont interjeté appel de cette décision. Fidèles à leur ligne de conduite à l’égard des proches d’Arthur et Vincent depuis l’accident. Exempte de respect, d’humanité et de la moindre parole de soutien.

 

Toutes les informations concernant l'audience en appel du mardi 19 janvier 2021:

https://cordistesencolere.noblogs.org/post/2020/12/15/2204/

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