Macronavirus : corbillard des travailleurs, pompe à fric du capital

L'attaque du gouvernement Macron contre le code du travail est validée ce 23 juillet 2021 à l'Assemblée Nationale. La Covid19 continue à être utilisée comme une arme de destruction massive contre le monde du travail. L'obligation vaccinale, le passe sanitaire instituent le licenciement et le suicide économique des travailleurs comme nouvelle norme de la politique santé.

En 1946 en quelques mois, dans une France détruite par la guerre, Ambroise Croizat guérit la France en mettant sur pied le régime général de la Sécurité sociale pour la famille, la santé, la vieillesse, les accidents du travail, les maladies professionnelles et plus tard le chômage. Le gouvernement Macron en autant de temps, dans une France multimilliardaire, ne nous a pas soigné mais nous a rendu malade du Covid19. La politique de santé est orientée pour répondre à la demande des multinationales qui se sont gavées sur le dos des travailleurs de plusieurs dizaines de milliards de dividendes. La France a donc été percutée non par un épisode viral nommé covid19 mais par le macronavirus, une politique corbillard pour les travailleurs et une pompe à fric pour le capital.

PARMI TOUTE LES DESTRUCTIONS DU MONDE DU TRAVAIL QUE GÉNÈRE LE MACRONAVIRUS, LA SANTÉ

En toute circonstances pour soigner nos corps vulnérables aux maladies et au temps qui passe, nous avons mis au centre l'hôpital public et les médecins généralistes. C'est pourquoi nous avons absolument besoin d'un excellent hôpital public, d'excellents médecins, d'excellents chercheurs et d'excellentes cotisations sociales.

La préoccupation première du gouvernement dès le début de l'épisode viral covid19 a été de poursuivre la destruction de la santé publique du pays. Dès lors la covid19 rime avec détruire la santé, avec diminution du financement par les cotisations, avec poursuite de la fermeture des lits à l'hôpital public, avec précarisation des soignants, avec acharnement antisyndical, avec destruction de l'aide médicale d'État, … On se croirait aux temps de Molière où, pour guérir un malade, la solution miracle c'était la saignée. Les sommités de l'État pour guérir les gens ont choisi de taper sur les médecins en leur interdisant de prescrire contre la covid19, de taper sur les grands spécialistes français des virus, de ne pas construire une politique de prévention virale.

Dans ces conditions ce n'est pas notre capacité à guérir que l'on organise mais le contraire. Le moindre « incendie » sanitaire se transforme alors en fournaise. Surtout si depuis des décennies le cap a été celui de tout saccager dans la santé. Depuis Rocard et Juppé notamment.

Cent mille lits d’hospitalisation ont été supprimés entre 1995 et 2016 soit 20 % du parc hospitalier. Sur la même période, un tiers des maternités a été fermé, alors même que la population a augmenté de 10 %. En 2019, le salaire moyen des infirmier·e·s en France se situe au vingt-huitième rang sur les trente-deux pays que compte l'OCDE. En 20 ans, le nombre de passages aux urgences a doublé, atteignant 23 millions en 2018. En 2019, la dette des hôpitaux publics est de 30 milliards, et l'Assurance Maladie affiche un déficit de 5 milliards d'euros. Et tout ça avec les suppressions de postes, les restrictions financières dans les EPADH, à l’hôpital, dans la recherche, les milliers de démissions de soignants …

L'épisode viral covid19 est donc la marque d'une catastrophe politique. Celle des politiques libérales du gouvernement. A nouveau, preuve est faite que le libéralisme est inefficace, nuisible, obsolète. Il ne sort pas le monde du travail de l'inquiétude du lendemain mais il nous y replonge, pour nous y perdre corps et âme. Si les libéraux furent révolutionnaires en 1789, en 2021 ce sont d'irrémédiables réactionnaires.

LA PROPRIÉTÉ LUCRATIVE DES MOYENS DE PRODUCTION : SOMMET DE LA HIÉRARCHIE DES NORMES DU MACRONAVIRUS

Toutes les lanternes que nous a présentées le gouvernement sont les vessies de perdition du camp libéral. Le vaccin obligatoire pour toute la population est un gouffre financier pour la Sécurité sociale. Le transfert des ressources des cotisations vers l'industrie financiarisée se compte par milliards. Cette manne financière est au cœur de la guerre déclenchée contre nombre de médecins et de scientifiques.

Dès le début de l'épisode viral covid19, de très nombreux médecins et scientifiques ont mis en place une prise en charge précoce de la maladie. L'alternative au vaccin par médicaments pour la majorité de la population existe donc depuis mars, avril 2020. Elle s'est affinée depuis. Cette alternative par médicaments ne coûte rien. Il faut qu'elle soit mise en place de façon précoce. Ces médicaments nécessaires sont connus des médecins depuis un demi-siècle et tous ont été prescrits à des millions de personnes sur l'ensemble du globe. L'ensemble de leurs effets indésirables est maîtrisé.

En France ces médecins et professeurs qui ont fait leur travail de soignants ont subi depuis le début de l'épisode viral covid19 une charge sans précédant des partisans de la propriété lucrative des moyens de production. Attaqués, méprisés, ridiculisés, trainés dans la boue. Pour les réduire au silence. Pour faire grandir et rendre irréversible le nouveau modèle économique que les libéraux ont construit pour la santé. Ce modèle économique est celui de l'obsolescence programmé. Les bons vieux médicaments qui marchent doivent être invalidés, être mis au rebut pour être remplacés par de nouveaux médicaments. Dès lors les nouveaux seront vendus à prix d'or pour être une nouvelle manne financière pour le capital.

Ces soignants, ces scientifiques, ces médecins qui luttent contre l'obsolescence programmée des médicaments sont l'honneur de la France. Il faut sans tarder les sortir de l'isolement et du l'harcèlement organisé par le gouvernement, les médias, et toutes les autre structures de domination libérale. C'est comme travailleurs qu'ils ont été et sont attaqués. Eux qui représentent la base du système de veille sanitaire du pays.

L'IDÉOLOGIE LIBÉRALE : DESTRUCTION GÉNÉRALE DU MONDE DU TRAVAIL ET DU RESTE DE NOTRE MONDE

Sous nos yeux c'est la santé organisée par le capital qui s'effondre avec le macronavirus. Avec elle c'est le reste de notre société qui bascule. Le gouffre financier de la Sécurité sociale que représente la vaccination obligatoire de toute la population impacte toute la Sécurité sociale : la santé bien sûr mais aussi les retraites, le chômage, les allocations familiales. Sans compter tous les ravages professionnels-santé-psy dans le public et dans le privé pour les actifs et les blessures physiques-symboliques-économiques portées à l'ensemble des retraités et de nos enfants de la naissance jusqu'à l'université.

La covid19 est un épisode viral. L'idéologie libérale et le capitalisme en ont fabriqué une crise. Il va sans dire que le macronavirus est « une poule aux œufs d'or ». Comme aurait dit La Fontaine du temps des rois, « les rats crient à la peste pour pouvoir manger tout le grain ».

ÉPILOGUE EN FORME DE SLOGANS POUR MANIF

« Macron démission !
Véran au placard !
Les soignants au pouvoir ! »

« Macron si tu savais,
ton passe, ton passe,
Macron si tu savais
ton passe où s'le met !
Au cu... , au cu... ,
aucune hésitation ! »

ÉPILOGUE EN FORME DE COMPARAISON NATIONALE: LIBÉRALISME ET MISSIONS DES FONCTIONS PUBLIQUES

« Le recours à l'externalisation, soit le fait de confier à un acteur privé la réalisation de tout ou partie de l'action publique, est souvent présenté comme une façon d'adapter les services publics aux besoins et contraintes du XXIe siècle. Il ne s'agit pourtant pas d'une tendance nouvelle : le recours à des entreprises privées pour exécuter certaines missions existe dès le XVIIe siècle et a donné naissance à la riche histoire française des concessions et délégations de service public. Mais ce mouvement a connu une accélération récente, que l'on peut dater du milieu des années 1990 ; ses traductions juridiques sont désormais très variées et le recours à l'externalisation peut aujourd'hui être estimé à la somme de 160 Mds€, soit l'équivalent de la moitié du budget de l'Etat. Loin d'être anecdotique, ou cantonnée à des débats entre experts sur les modalités techniques de l'action publique, le recours désormais massif à l'externalisation soulève des questionnements qui mettent en jeu la capacité de la puissance publique à agir au quotidien ou à prendre ses décisions de manière souveraine. » (https://nosservicespublics.fr/externalisation, 2021)

ÉPILOGUE EN FORME DE COMPARAISON INTERNATIONALE : L'AUSTRALIE BRÛLE AU SON DU LIBÉRALISME ET DE LA POLITIQUE CATASTROPHE

« Les incendies australiens, nommés bushfire ou feux de brousse, suscitent un battage médiatique permanent, fondé en grande partie sur une cause ostentatoire et considérée comme une évidence : le « réchauffement climatique ». (…) On ne peut nier la catastrophe que vit l’Australie depuis deux ans, puisque ces incendies majeurs ont débuté en 2018. Ils ne sont pas tous situés dans l’Est australien, mais également dans le Nord-Est, le Nord, et le Sud-Ouest, les plus importants se trouvant néanmoins en janvier 2020 dans la partie est des Nouvelles-Galles du Sud. (…) C’est en 2015 qu’un scientifique du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research, agence scientifique nationale), déclare à l’inspection générale pour la gestion des urgences : « La politique de gestion des incendies inadéquate de Victoria est une menace croissante pour la vie humaine, l’approvisionnement en eau, les biens et l’environnement forestier. » » (Gilles Granereau, contrepoints.org, 14/01/2020)

« Or la première ministre de cet État, Gladys Berejiklian, a réduit cette année les budgets d’investissements de deux services de pompiers, de 35 % et 75 % respectivement. Cette décision s’inscrit dans un historique de coupes budgétaires de plus de 125 millions d’euros depuis 2016, ce qui a eu comme effet la réduction d’un quart des zones traitées pour limiter les risques d’incendies. » (Amin Guidara, la-croix.com, 31/12/2019)

SOURCES

CGT Commerce et Service: manifestons contre le passe sanitaire, Jean-Marc B, 27/07/2021

Nous taire et laisser faire, pas question!, Riposte contre le passe sanitaire, CGT, Fédération Nationale des Industries Chimiques, juillet 2021

Vaincre Macron, Bernard Friot, éditions La Dispute, 2017

« Le Covid nous a montré la nocivité de l’Etat », Bernard Friot, Regard.fr, 10/09/2020

Le procès de l'Hôpital public « Extraire la santé de la loi du marché », Florian Vivrel, Médecin urgentiste, décembre 2020 – avril 2021

1962-2020 : la moisson des morts à travers les âges, Pierre Chaillot, 15/02/2021

Contre l'obsolescence programmée des médicaments, Pr Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection 30/03/2021

Collectif Nos services publics, 2021

Australie : comment la lutte contre les feux s’organise, Amin Guidara, la-croix.com, 31/12/2019

Incendies en Australie : les raisons d’une catastrophe écologique majeure, Gilles Granereau, contrepoints.org, 14/01/2020

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