L'écrivain et acteur américain Sam Shepard est mort

« I’d live on a train if someone gave me one. » (Si quelqu’un me donnait un train, j’en ferais ma demeure.) Cette phrase tirée de Motel Chronicles (1982) résume l’homme et l’œuvre portés par une quête authentique de la vie et de ses douleurs, de la passion et de ses félicités.

L’écrivain et acteur américain Sam Shepard est mort

 

« I’d live on a train if someone gave me one. » (Si quelqu’un me donnait un train, j’en ferais ma demeure.) Cette phrase tirée de Motel Chronicles (1982) résume l’homme et l’œuvre portés par une quête authentique de la vie et de ses douleurs, de la passion et de ses félicités.

Sam Shepard, un homme-artiste, un homme-orchestre. À la fois acteur de cinéma et de télévision (Frances, L'Etoffe des héros, Un été à Osage County), dramaturge célébré à Broadway (L'Enfant enfoui, L'Ouest, le vrai), parolier de la ballade Brownsville Girl pour Bob Dylan, batteur de rock dans sa jeunesse, scénariste de l’envoûtant Paris, Texas de Wim Wenders, auteur de nouvelles et poèmes dont le lyrisme exubérant s’allie à l’humour plat.

Sam Shepard, l’homme qui a été un temps le compagnon de Patti Smith, puis de Jessica Lange pendant trente ans. Aussi le père de trois enfants.

Un cowboy qu’on imagine au grand cœur, un homme juste qui ne se veut pas justicier. Il ne sera jamais John Wayne ni Gary Cooper. Malgré son air taciturne. D’une grande culture, connaissant la valeur des mots pour dire le mal qui ronge la famille américaine et les maux qui sapent la société américaine. Plus baroque qu’Arthur Miller, peut-être plus acerbe qu’August Wilson.  Lui qui aimait les routes et paysages d'Amérique.

Sam Shepard – on l'imagine dans un film de Jim Jarmusch. D'errance en errance.

 

 

 

 

 

 

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