Chômage: bataille de chiffres ou opposition de deux visions du monde

En disant qu’un tiers de la population active est au chômage ou en précarité, je ne veux pas contester un «trucage» des chiffres par les pouvoirs publics . Un chiffrage différent c’est mettre en évidence – sans viser à l’exactitude comptable – que ce sont 2 conceptions du chômage qui s’affrontent, mais aussi 2 visions du travail et du rapport au travail salarié, et au final 2 projets de société.

Macron vient de présenter son plan pauvreté. Un certain nombre de mesures contre la grande pauvreté sont à préciser et à concrétiser mais ce plan laisse de côté des populations victimes de la pauvreté comme des personnes âgées et des migrants. De plus, les mesures du plan ne reviennent pas sur des choix antérieurs néfastes comme la réduction des APL, l’augmentation de la CSG ou la non-indexation de minima sociaux: ne pas augmenter les minima sociaux «c’est maintenir en situation de pauvreté voire de grande pauvreté plusieurs millions de personnes, et limiter de fait leurs possibilités d’en sortir» comme le note le réseau Alerte.

Enfin les annonces de mesures d’accompagnement et d’insertion doivent être mises en relation avec la loi qui réforme l’assurance chômage où l’on découvre que l’accompagnement est largement une contrainte (voir https://blogs.mediapart.fr/etienneadamanpagorg/blog/280418/indemnisation-chomage-retour-vers-le-passe).

L’annonce d’un «revenu universel (sic) d’activité» qui remplacerait les minima sociaux risque aussi de renforcer cette obligation de travailler.

Mais tout ceci évite le débat de fond sur qu’est ce que le chômage? En particulier les mesures limitées dans le nombre des bénéficiaires et les engagements budgétaires expriment une conception singulièrement restrictive du chômage qui est depuis longtemps celle des libéraux, des sociaux-libéraux et d’ Emmanuel Macron.

La publication des chiffres du chômage donne lieu presque à chaque fois à une bataille de chiffres . Hollande avait fait de la baisse de ce chiffre la condition de la poursuite de sa carrière. En face, les divers opposants tendent à prouver par les chiffres que le chômage ne baisse pas.

En rester à cette bataille des chiffres, c’est accepter le terrain de l’adversaire en réduisant le chômage à une comptabilité. En mettant en évidence qu’un tiers de la population active au moins est au chômage ou en précarité, je ne veux pas contester un «trucage» des chiffres par les pouvoirs publics qui ne retiennent que les 3,5 millions de chômeurs .

Expliciter un chiffrage différent c’est mettre en évidence – sans viser à l’exactitude comptable – que ce sont 2 conceptions du chômage qui s’affrontent, mais aussi 2 conceptions du travail et du rapport au travail salarié, et au final 2 projets de société.

 

Le chômeur, la chômeuse, responsables du chômage:

Depuis les débuts du chômage de masse jusqu’aujourd’hui, la vision sociale du chômage a changé .Dans une période précédente (celle de la mise en place de l’UNEDIC), le chômeur était considéré comme une victime d’un accident économique qui le privait de son emploi, il devait donc bénéficier de la protection de la société comme l’indique le préambule de la constitution qui garantit un droit à l’emploi. Dans cette perspective, tout le monde considère qu’une bonne indemnisation est la condition d’un retour à l’emploi rapide, il n’est pas question alors de considérer que les allocations sont des «dépenses passives» (coloration dévalorisante qu’elles auront par la suite).

Avec le développement d’un chômage de masse et la prolongation dans la durée des périodes de chômage, ce consensus autour des conditions de retour à l’emploi explose et fait place à une nouvelle approche du chômage : on voit apparaître les notions d’employabilité, mais aussi de contrôle et de sanctions .

En 1992, la CFDT de Notat1 accepte la dégressivité des allocations: ces dernières baissent périodiquement pour «inciter» les chômeurs à «chercher vraiment» de l’emploi: on mesure là que l’on passe de la protection de personnes en difficulté à la punition de personnes qui ne suivent pas les règles de la société.

Sans que cette révolution fasse l’objet d’un débat public, le développement du chômage n’est plus lié aux politiques d’emploi des entreprises ou de l’Etat comme auparavant. Il est au moins pour partie causé par les chômeurs eux mêmes selon toute une gamme de responsabilités. Cela va du refus de travailler aux chômeurs en vacances aux Bahamas, avec des soupçons de fraude généralisée: la méfiance vis à vis du chômeur-e fraudeur https://blogs.mediapart.fr/etienneadamanpagorg/blog/280418/indemnisation-chomage-retour-vers-le-passe est très largement présente dans le mode de traitement des chômeurs par Pôle Emploi avec des dispositifs extra judiciaires de sanctions2 et la pratique qui oblige le chômeurs a faire la preuve de son innocence. Mais c’est aussi le cas dans les discours des experts économiques médiatiques et dans les enquêtes d’opinion chez les salariés en emploi qui approuvent très majoritairement les dispositifs de chasse aux chômeurs. Là, est visible une première fonction politique du chômage , la division entre les diverses fractions du salariat, division qui fait – qu’en retour- les chômeurs se méfient (pour ne pas dire plus) des organisations syndicales (et de l’égoïsme des salariés qui exprime la «préférence française pour le chômage»).

Les versions plus soft tournant autour des nouvelles versions de l' employabilité et de la non employabilité ne sont pas moins marquées par une vision de classe et sont aussi un instrument d’occultation des causes du chômage. Dans un langage moderniste et libéral, il est plus correct de parler de formation, de compétence, d’inadéquation entre les chômeurs et les emplois. Cette dernière peut être aussi déclinée sous la forme de la mise en cause de la responsabilité du chômeur qui ne veut pas entendre ce qui est bon pour lui: que des experts aient délégation pour décider de la vie des personnes est une vraie dérive autoritaire engagée depuis des années quand les gens responsables disposant d’un emploi stable décrétaient qu’un petit boulot de merde valait mieux que pas d’emploi du tout!

Le chômage est conçu comme inéluctable, pire encore, comme le (bon) signe de la destruction créatrice des entreprises qui fait disparaître les canards boiteux et valorise celles qui se créent et se développent dans les nouveaux secteurs: on retrouve là une conception du progrès induit par la modernisation chère à Macron.

Du coup le chômage mal nécessaire est l’effet résiduel des mutations de la société portées elles mêmes par le développement de nouvelles technologies et découvertes scientifiques. Il est dès lors cohérent de lier chômage et formation pour faire passer l’idée que le manque ou les carences de formation sont à l’origine du chômage. Quant à celles et ceux qui ne veulent pas se plier aux injonctions de formation et à des postes adaptés à leurs compétences... c’est l’enfer de l’exclusion qui les attend.

C’est dans cette logique du chômage conçu comme résiduel que s’inscrit un chiffrage du chômage qui se réduit à comptabiliser exclusivement celles et ceux qui sont dans l’absence absolue de travail. De plus on ne dénombre pas celles et ceux qui sont sorti-e-s du champ de l’employabilité et réduits au statut de cas sociaux promis aux minima de survie. Ce faisant, le halo de sous-emploi ( le chômage à temps partiel qui alterne emplois réduits (dans la durée -temps partiels-, ou dans le temps – divers contrats précaires) devient travail salarié comme un autre. Un exemple de ce glissement sémantique qui exprime une dégradation des conditions d’emploi: le CDD de plus de 6 mois est désormais identifié au CDI sous le terme de contrat durable, comme si la durabilité de 6 mois était la même que l’emploi à vie ou le CDI (ce dernier étant menacé, de même que le CDI devenu de plus en plus précaire après les ordonnances qui facilitent les licenciements, la création de CDI précaires...).

A partir de cet exemple on peut mesurer que le chômage et ses conséquences ont un effet direct sur la régression des droits de tous les salarié-e-s.

 

Le chômage pour maintenir l’ordre du Capital

Le chômage tel que nous le connaissons aujourd’hui n’est plus celui de la période précédente (et probablement des périodes antérieures). Il est le fruit d’une double crise: celle du compromis social fordiste qui permettait un relatif partage de la productivité et ainsi garantissait un statut salarial. Les luttes de la classe ouvrière poussaient à obtenir un maximum de contreparties en termes de sécurité et de salaires à la subordination absolue dans le travail: les garanties en 1975 en matière de licenciement économique ou l’introduction en 1973 de l’obligation de la cause réelle et sérieuse pour licencier en sont des symboles forts . Mais le Capital confronté à un ralentissement de la productivité recherche avec la crise une part croissante de la valeur ajoutée, autrement dit faire baisser la part des salaires, que ce soit en salaire direct ou en cotisations sociales ou encore en redistribution par le biais des services publics. Pour faire passer ces reculs l’outil du chômage a été essentiel.

Mais les années 68 ont aussi vu une crise de l’acceptation, par des fractions croissantes du salariat, de la subordination du travail au capital même avec des contreparties. Le compromis fordiste, s’il comportait une part d’acceptation des salariés liée à ces contreparties, se caractérisait aussi par le maintien d’un «despotisme de fabrique» appuyé sur une hiérarchie qui devint la cible dans nombre de conflits. Face à ces menaces réelles sur le pouvoir du capital dans l’organisation du travail 3 , se met en place un autre modèle de despotisme pour maintenir l’ordre capitaliste dans la production dont les structures se sont largement modifiées: aux grandes forteresses ouvrières ont succédé les petites unités, l’éclatement de l’entreprise, l’externalisation et la sous traitance. Dans le même temps les formes de management n’ont pas recours aux méthodes caporalistes d’encadrement mais au management qui construit de la servitude volontaire.

Face à ces modifications du mode de production le chômage est un outil pour un véritable terrorisme de l’insécurité sociale. Celui-ci, qui se présente d’abord sous la forme du chantage à l’emploi pour forcer à l’obéissance le «si tu n’es pas content il y en a des milliers qui attendent à la porte» mais aussi par l’incorporation permanente d’un volant de précaires dans les entreprises pour «donner à voir» la précarisation comme un danger bien présent: l’usage de contrats très courts régulièrement renouvelés en est une forme extrême.

Le chiffrage du chômage que nous devons mettre en avant procède à un autre découpage dans le salariat en ne séparant pas chômage et précarité (les diverses formes de contrats que personne n’appelle plus atypiques alors qu’ils sont toujours une exception face au CDI qui reste la norme: par exemple s’ils ne sont pas fondés ils peuvent être requalifiés en CDI). Bien évidement nous comptabilisons un nombre bien plus important puisqu’il multiplie par 3 le chiffre officiel.

Ce n’est pas pour se livrer à une surenchère mais pour mettre en évidence qu’il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement marginal ( du système ou des personnes) mais d’une stratégie patronale qui est inscrite au cœur même de fonctionnement du système. Car il ne faut pas perdre de vue que si l’on s’en tient aux chiffres de chômage «en stock» c’est à dire à un moment donnée une image de la situation, on ne rend pas compte de la réalité vécue par un nombre bien plus important de personnes pour lesquelles le chômage est un parcours dans un «flux»: les contrats précaires disparaissent des chiffres dès lors qu’ils sont employés mais ils restent partie du chômage. Sur 3 mois, 550 000 personnes entrent à Pôle Emploi et autant en sortent soit près de 4 millions de mouvements par an. En sont exclus les 2,5 millions de chômeur-euse-s de plus d’un an qui subissent une spirale qui les conduit de la perte d’emploi au chômage de longue puis de très longue durée pour finir au RSA ( ou à rien pour les conjoint-e-s de travailleurs rémunérés au dessus du plafond). Pour ceux là, la réforme Macron qui rompt le lien entre cotisations salariées et droits à l’indemnisation pour lui substituer une indemnisation d’Etat 4 aura pour effet d’accroître les phénomènes d’exclusion, ou les reléguant à des sous-statuts d’emploi : voir déjà les dispositifs d’exception pour les chômeur-euse-s de longue durée ou la campagne de promotion récente du bénévolat «pour s’occuper» sans être payé qui revient aujourd’hui avec le revenu universel d’activité (avec toujours l’idée que le chômage est l’absence totale d’activité).

Pour d’autres la précarité est le passage obligé vers l’emploi.

Quand nous écrivons qu’un tiers de la population active est en chômage-précarité, c’est bien entendu une conception du chômage que nous défendons; mais c’est aussi le refus des formes particulièrement dégradées du travail et au delà une interrogation sur le travail lui même: où commence et où finissent les formes dégradées du travail ? Le travail est il obligatoirement synonyme de souffrance comme son étymologie semble l’indiquer?

 

Quelques explications sur nos chiffres

 

 Chômage à temps complet

3.450.000 chômeurs de catégorie A + 600.000 bénéficiaires du RSA, non inscrits à Pôle Emploi + 200.000 ne demandant pas le RSA + 12.000 Alloc temporaire d’attente soit = 4.250.000 hors emploi

 Chômage à temps partiels

2.800.000 catégories B, C, D, E des chômeurs + 3.400.000 précaires en emploi (= 13% du privé, 20% du public, temps partiels imposés)

soit = entre 5.200.000 et 6.200. 000 de précaires :  85 % des embauches sont en CDD et intérims, 80 % des embauches sont en contrats de

moins d’un mois, Sur dix ans, 29 % d’allocataires n’ont jamais eu de contrats de plus de 10 mois.

 Ce qui fait un total entre 9 450 000 et 10 450 000 de personnes dans des situations de chômage et de statut de précarité

 

Nous ne visons pas une quantification précise, les outils statistiques actuels ne le permettent pas, ils ne sont pas faits pour cela.

Dans les catégories de chômage à temps complet, au chiffre officiel et médiatique chômeurs de catégorie A (demandeurs d’emploi sans emploi) il convient d’ajouter :

une part importante (sans doute 50%) des 600 000 bénéficiaires du RSA non inscrits à Pôle Emploi

la même part de celles et ceux qui n’ont pas recours au RSA: le taux de non-recours au RSA dit «socle» est de 35% (Caf)

Ce qui fait environ 600 000 personnes. Nous avons là un chiffre d’exclus très important: si on y rajoute les chômeurs de très longue durée ( 873000 de+ de 3 ans) nous avons 1,5 millions de personnes pour lesquelles le retour à l’emploi ne veut plus rien dire . Alors que le phénomène de non-recours aux droits est bien connu la totalité de ses effets n’est pas étudiée, ce qui conduit à une sous estimation.

Le chômage à temps partiel est encore plus difficile à quantifier: ce qui est incontestable ce sont les chômeurs qui travaillent un peu ou un peu plus ou sont dispensés de recherche d’emploi (formation, contrats aidés...) les catégories méprisées des commentateurs autorisés des médias B,C,D,E soit 2,8 millions de chômeur-euse-s.

Mais parmi les 3,4 millions de contrats précaires en emploi, nous ne disposons d’aucune étude fiable qui précise celles et ceux qui sont inscrit-e-s dans les catégories ci-dessus de chômeurs partiels et celles et ceux qui ont renoncé à s’inscrire à Pôle Emploi (par découragement de faire les démarches, par méconnaissance du droit à cumuler une allocation et un emploi, par la faiblesse de l’allocation cumulable, parce qu’ils ou elles se définissent comme salariés...). la seule référence de non cumul dont nous disposons est le taux de non recours au RSA activité qui permet de cumuler emploi et RSA: ce taux est de 68% .

Pour une approche plus complète, il faut ajouter une partie des temps partiels contraints (60% de l’ensemble des temps partiels soit encore près de 2,5 millions essentiellement (82%) des femmes).

Nos estimations restent très prudentes entre 60 et 70% du total des situations.

Enfin les faux indépendants en sous emploi (dont les plus connus sont les subordonnés d’UBER et de ses semblables, mais aussi des auto-entrepreneurs sans travail ou en sous emploi et moins connus d’autres formes plus anciennes de travailleurs indépendants qui ne sont que des salariés externalisés) ne sont pas pris en compte .

 

Quels enjeux ?

L’indemnisation du chômage partiel est ce qui permet aujourd’hui (très mal d’ailleurs puisque le fonctionnement de Pôle Emploi est inadapté à l’indemnisation des précaires) de disposer  en permanence d’un volant de précaires, destructeur de l’organisation de collectifs de travail dans les entreprises. Il joue ainsi un rôle considérable sur les rapports de forces dans ces entreprises, d’autant plus que la loi travail et les ordonnances ont fragilisé les salariés des PME, et en particulier des PME sous traitantes soumises à un ou deux principaux donneurs d’ordres comme vient le montrer la fermeture de GM&S.

 

L’enjeu des modifications substantielles de l’indemnisation chômage concerne tous les salarié-e-s, non seulement parce qu’ils pourraient, un jour, devenir chômeurs ce que beaucoup ne peuvent imaginer. Elles auront des conséquences sur l’ensemble de la protection sociale déjà bien mise en cause? Mais cette révolution libérale de l’indemnisation les concerne aussi parce que la gestion par la peur du chômage accentue aussi (avec les techniques de management) la concurrence et la compétition entre les salarié-e-s et fait obstacle à la liberté, dans le travail et de plus en plus dans l’ensemble de la vie envahie par le travail.

Derrière des modifications techniques des modes de gestion c’est une société pour les seuls gagnants qui se dessine.

Mesurons bien que cette dissociation, qui laisse de côté les perdants, est un danger pour la démocratie (voir le développement de l’abstention chez les chômeurs) mais au delà pour la vie même en société. Le plan contre la grande pauvreté, avec la possible fusion des minima sociaux sans augmenter ceux ci de manière significative, ne peut être financé que par un partage des revenus entre les pauvres: l’injonction au retour au travail sans prendre en compte les difficultés, les propositions de baisse des allocations chômage 5 participent de ce partage autoritaire entre les derniers de cordée.6

 

Notes 

1Bien sûr ce n’est pas la seule syndicaliste à penser ainsi : ceci est révélateur d’un coupure plus générale entre le syndicalisme – représentant les travailleurs en emploi- et les chômeurs

2La loi «Choisir son avenir professionnel.. (sic!)» qui développe les contraintes met en place une «justice administrative» où les garanties sont bien faibles: c’est un pas supplémentaire dans le maltraitement des chômeurs-euses

3Menaces bien réelles dont le contenu potentiellement révolutionnaire a été largement sous-estimée, à l’époque, par le mouvement ouvrier: cette incompréhension stratégique -qui privilégie exclusivement la démarche fordiste et la prise de l’Etat par les élections - pèse lourd aujourd’hui sur le rapport de forces entre classes (voir https://blogs.mediapart.fr/etienneadamanpagorg/blog/080618/parler-du-mai-ouvrier-un-enjeu-politique-actuel

4Qui conduit à une logique de  type « aide sociale » où la personne devient objet d’une charité et n’est plus un sujet avec des droits

5Et peut être le retour de la dégressivité des allocations qui a déjà fait la preuve de son inefficacité en matière de retour à l’emploi, mais montré ses vertus pour faire peur

6d’ores et déjà 40 % des chômeurs indemnisés sont en dessous de 1000€/mois soit en dessous du seuil de pauvreté et 5 % des indemnisé-e-s sont en dessous du RSA d’après les chiffres de Pôle Emploi

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