La Gauche ou l'incontournable union

L'avenir de la Gauche se joue dans sa capacité à dépasser ses barrières internes pour fabriquer un mouvement unique riche, lisible et électoralement capable de victoire.

Dans un paysage politique quadripolaire (Gauche "MelJadMon", Centre macronien de Delanoë à Arthuis, Droite libérale-conservatrice, Extrême-Droite), l'éclatement de l'électorat global interdit à chacun de ces pôles les divisions internes, sauf à vouloir pour celui qui y joue un enterrement électoral de première classe.

Au devant des deux pôles les moins structurés, Macron et Mélenchon l'ont compris en conditionnant leur soutien aux candidats aux législatives au rattachement à leur seul mouvement ou presque. Macron tolère tout de même la survivance du MoDem de Bayrou.

Mais à Gauche rien n'est gagné, à cause d'histoires de fric, de chapelles et d'égos. Pire qu'aux présidentielles, la dispersion menace de nous être fatale aux législatives. Avec la France Insoumise la Gauche a retrouvé une pensée structurée, une incarnation et un souffle. Mais elle n'a toujours pas d'unité, de lisibilité totale et d'efficacité électorale maximum.

Faut-il une pétition en ligne et 2 millions de signatures pour exiger des leaders de cette Gauche qu'enfin ils abandonnent une parcelle de leur histoire partisane et de leur ascendant personnel pour fabriquer la Gauche unie dont la pays a besoin ? Est-ce désespérément impossible de fusionner FI-PG, Ensemble, PCF, Nouvelle Donne, NGS, EELV, l'aile gauche du PS, les proches de Mme Taubira voire les chevènementistes, dans un grand mouvement altermondialiste, alter-européen, écologiste, solidaire, émancipateur et refondateur de la démocratie ?

Qu'on ne s'y trompe pas, c'est là la condition absolue non seulement de notre succès futur, mais de notre survie politique donc idéologique.

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