Demande d'abrogation de l'"OQCF" pour toute une jeunesse scolarisée

La Cimade, Sud Education, le Mrap, la CGT, la France Insoumise et un collectif d’élèves de plusieurs Lycées criaient : « jeunesse volée, jeunesse sans papiers, la loi doit changer ».

Nous étions quelques collègues, aujourd’hui, du Lycée Maximilien Perret, à faire la route à pieds vers la préfecture de Créteil, empruntant quelques sentiers bétonnés entourés d’entrepôts et d’agréments végétalisés. Le chemin vers l’Université est tout près. Arrivés à proximité du lac de Créteil, nous croisons des feuilles basales pétiolées.  

A 14heures30, devant la Préfecture de Créteil, mes élèves étaient là, soutenant la banderole de la solidarité : « Jeunesse volée, jeunesse sans papiers, la loi doit changer ».

 Vingt-cinq élèves du Lycée Maximilien Perret ont reçu un « OQCF », c’est-à-dire, une obligation de quitter le territoire français. Cette mesure vous oblige à partir sous trente jours par vos propres moyens. 25 élèves dans un seul et même Etablissement !

Ces obligations d’éloignement s’adressent aussi  à deux de mes élèves. Katia est en terminale S. Elle est talentueuse, sérieuse et obtient d’excellents résultats. Ilhem est aussi en terminale S à Maximilien Perret. Elle est confrontée aux mêmes angoisses que sa camarade de Lycée.  

Cette manifestation organisée par « Réseau Education Sans Frontières » a réuni plusieurs syndicats.

Il y a une bataille et elle est constante, une bataille pour la régularisation, une bataille contre le malheur, une bataille pour que ces jeunes ne soient plus angoissés. Une machine administrative impitoyable a été mise en place pour générer de l’angoisse. Il est inadmissible que des jeunes filles et de jeunes garçons en formation subissent le désespoir par nos lois. Toute une jeunesse se voit refuser des récépissés en cours d’année scolaire. Une jeunesse se voit rejeter alors qu’elle a besoin du soutien d’une famille pour réussir le baccalauréat. Elle est dans un désastre psychologique. Et nous sommes là, nous les professeurs, tentant de les aider à construire un avenir sans peur sous des lois qui leur font peur.

Il faut envisager leur régularisation. Il le faut pour le

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urs camarades solidaires qui étaient tous là.

 

 

A 15 heures 30, une délégation de six personnes est reçue : un membre de la Cimade, une de mes élèves, un professeur du Lycée Maximilien Perret et d’autres enseignants de la même Académie.

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