L’Arctique n’est pas un bout polaire isolé du monde. Enserré par des pays exploiteurs de pétrole, ce monde de banquises pérennes où s’aventurent des chenaux de glaciers flottants, est en train de disparaître. Du plancton marin jusqu’aux hommes, en passant par les mammifères aquatiques et terrestres, la vie semble menacée par des exploitations minières et pétrolières.
600 millions de litres de pétrole fuient chaque année. Les ours polaires, la baleine blanche, les phoques barbus sont en danger.
Selon Greenpeace, l’Arctique zone naturelle préservée, n’appartient ni aux cinq Etats qui officiellement occupent ce territoire, ni aux compagnies pétrolières. Après de nombreuses luttes, l’Antarctique elle-même est devenue réserve naturelle mondiale consacrée à la paix et à la science. Greenpeace a d’ailleurs participé à cette reconnaissance grâce aux pressions sur des décideurs politiques. Selon cette association, il est nécessaire de classer l’Arctique patrimoine mondial du genre vivant pour empêcher une poignée de multinationales et de pays, de détruire cet accueil exceptionnel de faune et de flore indispensable à la survie du monde.
Les activistes continuent le combat. Le 14 septembre 2012, avec beaucoup d’imagination, ils ont interrompu momentanément le fonctionnement de 72 stations Services Shell en Hollande. La police exige 460000 euros de dommages intérêts. Les poursuites judiciaires sont reportées.
Avec talent, ils obtiennent parfois des résultats extraordinaires. Et bien qu’ils prennent des risques pour sauver la nature, et immanente à la nature, les hommes, nous sommes encore peu nombreux en France à les soutenir.