TiMoh traverse l'histoire des révolutions algériennes en chantant

TiMoh est un artiste remarquable. Son nom est Mohamed Ghouli. J'ai entrepris une traduction avec le soutien précieux de Zaïneb Bensouilah.

TiMoh - Echa3b Yourid - الشعب يريد © TiMoh

Ne comprenant pas l'arabe, j'ai essayé de respecter la traduction littérale entreprise par Zaïneb Bensouilah. En espérant ne pas avoir trahi l'esprit de l'auteur de cette très belle chanson. N'hésitez pas à me transmettre, pour les lecteurs qui parlent l'arabe, des corrections...

J’ai quitté mon pays… Mon pays… Mon pays…

Devant la page, je crains que la bougie ne s’éteigne.

Ma plume est pleine et retient mon sommeil.

Je demande pardon aux miens.

Je veux que mon pays s’élève vers les hautes altitudes.

On a marché des kilomètres avec la « meute »

Que Dieu préserve ceux morts lors des ténèbres !

La jeunesse s’est noyée « à qui la faute » !

On marche côté à côte » vers la mort

Gouvernés par des schizophrènes

Vingt-années plus tard, tout est clair

Les crocs de la bête ont été débusqués

Le pouvoir a truqué les urnes

Si la jeunesse s’est enfin décidée

Elle a trouvé la silmiya (le pacifisme) comme voie sur des forums ( ?)

Ils ont dit : l’Algérie est divisée

Frères, de toutes les wilaya, frères nous le sommes tous.

 

La réalité est là

La traîtrise est là

Le jeu théâtralisé est visible

Les preuves sont là

 

C’est ainsi

 

Une République responsable contrôle l’institution 

Les camés sortent de leur addiction, délaissant leurs pilules polluées

Quarante-deux millions ont compris « la politique »

La loi sera appliquée et vous serez éjectés de vos sièges

 

Mon pays, pour lequel sont morts mes grands-pères !

Vive les étudiants et les enfants de mon pays !

Pourquoi désirez-vous que je me « rende » 

Quand pétrole et gaz sont soldés ?

Ils sont encore là, à la fois criminels et juges

« Vendredi, les gazelles font leur apparition »

Femmes et hommes brandissent le drapeau

 

Parmi les traîtres, certains vivent dans le remord

Quoi qu’il arrive, on les connaît !

 

Y en a marre de ce système

Le régime détruit ce que celui qui vit de peu construit.

La vérité surgira

Nous sommes patients

Transmettez au parlement que celui qui vit de peu n’est pas à vendre

 

L’Assemblée de la constitution trahit le peuple

Elle parle de l’article 7

On attend toujours

Mais force est de constater

Aujourd’hui, que le peuple veut…

 

Celui qui s’est arrosé en gaz

Celui qui a vendu le gaz

Sera traduit

Et va payer…

 

Kaïna… C’est une réalité !

 

 

 

 

 

 

 

 

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