Un nouvel espoir contre le cancer du sein

 Le docteur Clara Nahmias, directrice de recherche au C.N.R.S. en biologie cellulaire à l’institut Cochin, est lauréate du prix Ruban Rose avenir 2010 pour son projet ATIP3, une nouvelle cible thérapeutique dans le cancer du sein.

 

Le docteur Clara Nahmias, directrice de recherche au C.N.R.S. en biologie cellulaire à l’institut Cochin, est lauréate du prix Ruban Rose avenir 2010 pour son projet ATIP3, une nouvelle cible thérapeutique dans le cancer du sein. Ce prix récompense la découverte d’une nouvelle protéine associée au cytosquelette de microtubules appelée : ATIP3.  

Le parcours de cette chercheuse est  exceptionnel. En 2000, Le docteur Nahmias sombre dans un coma de quinze jours sans raison particulière. Lorsqu’elle recouvre la conscience et la vigilance de ses facultés cérébrales, elle réalise que ses deux jambes sont paralysées.  Elle écrit le baiser de l’ange, publié aux Editions Buchet-Chastel, en 2007. L’oeuvre retrace son expérience singulière. Le style littéraire est fort, direct et authentique.

Le docteur Clara Nahmias passe en 2005, le concours de directrice de recherche qu’elle réussit brillamment. En 2009, elle découvre avec son équipe, une molécule qui exerce des effets antiprolifératifs et anti-métastatiques.  ATIP3devient un nouveau marqueur, une cible thérapeutique prometteuse contre les formes d’agression du cancer du sein.

L’objet d’étude du Docteur Nahmais est le langage des cellules. Les cellules communiquent les unes avec les autres. Elles reçoivent des informations. Elles sont capables d’échanger des signaux et d’interpréter des informations qui viennent de l’extérieur pour les transmettre à l’intérieur de la cellule. Notre professionnelle du langage cellulaire, en traitant la manière dont les cellules interprètent ce qu’elles perçoivent de leur environnement,  a mis au point une méthode de clonage des petits bouts d’ADN. Elle découvre que lATIP3 est capable d’envoyer un signal qui fixe l’arrêt de prolifération. Par un curieux hasard, la cellule obéit à l’injonction de cette molécule anticancéreuse. C'est le point de départ pour l'élaboration d'un nouveau médicament.

                Le budget pour la recherche est insuffisant pour maintenir son laboratoire. Le docteur Clara Nahmias a donc eu l’idée de fonder une association qui permet à son équipe et à elle-même, de poursuivre cette incroyable aventure scientifique. C’est donc, en partie, sur des fonds privés que dépend la survie de son laboratoire.

L’association s’appelle Prolific. Cette association de proximité réunit les chercheurs et le grand public. Des conférences ont lieu tous les trois mois. L’échange permet aux chercheurs de financer leurs recherches, et au public, de se tenir scientifiquement informé.  

http://www.prolific-atip3.com/

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