LE CONGO-BRAZZAVILLE, UN EMPIRE QUI NE DIT PAS SON NOM ?

 Un ancien putschiste compulsif et criminel régulièrement et sévèrement battu dès le premier tour à la seule élection présidentielle démocratique organisée dans le pays en 1992, et qui, dès son retour à la tête de l'État, en 1997, à la suite du plus sanglant coup d'État (Migs à l'appui) qu'ait connu l'Afrique, devient le champion des élections qu'il organise! Quatre fois de suite élu dès le premier tour, avec des scores staliniens et une 'chambre introuvable' chronique depuis vingt-quatre ans! Une industrie de pillage de la famille et des proches du pouvoir ouvertement installée au cœur de l'État de façon décomplexée! Une opposition embastillée, humiliée ou en laisse, quand elle n'est pas créée de toutes pièces pour jouer au faire-valoir! Cour constitutionnelle et Cour suprême réduites en 'garçons de course' du pouvoir! Une économie en ruine et près de la moitié de la population astreinte à une misère endémique malgré d'immenses richesses dont dispose le pays ! Une évolution exponentielle des anti-valeurs dont le chef de l'État est le principal promoteur!
La question se pose de savoir si, malgré la proclamation formelle et incongrue de la République, et l'impunité absolue dont bénéficient l'équipe dirigeante et ses proches par ailleurs, que ne dément pas "Le fils providentiel" qui collectionne les enquêtes de justice à l'étranger mais dont on semble vouloir assurer la promotion dans le nouveau gouvernement attendu, on ne se retrouve pas au sein d'un empire qui ne dit pas son nom, ou qui tarde à se proclamer comme tel. 
C'est la conclusion qui semble en tout cas s'imposer, à la suite de l'analyse du régime politique congolais, depuis le retour de Sassou Nguesso au pouvoir en 1997. Une analyse faite consécutivement à la "Présidentielle congolaise de 2021: résultats et chiffres de tous les chocs, rires, pleurs et...bêtises" (ici, 7 avril 2021)

LE CONGO-BRAZZAVILLE, UN EMPIRE QUI NE DIT PAS SON NOM

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