Mode panique activé chez les rentiers !

C'est la panique chez les rentiers qui voient leurs profits fondre comme neige au soleil. Leur solution ? Sacrifier de la populasse.

Une oligarchie en panique.

Cela fait déjà quelques jours que, des rangs de l’oligarchie, monte une nouvelle doctrine. Il faudrait remettre la population au travail car la crise économique engendrée par le confinement provoquerait in fine beaucoup plus de morts que la crise sanitaire. Nous devrions donc accepter la perspective de voir mourir des dizaines de milliers de personnes afin de sauver l’appareil productif. Défendu par des gens de droite comme de « gauche », ce crédo se fraye petit à petit un chemin parmi les titres de nos journaux et touche de plus en plus de gens qui y voient une rationalité tout à fait acceptable.

Outre l’abjection de cette logique toute utilitariste qui lorgne sur des idées éprouvées dans les années 40, et qui démontre le caractère idéologiquement pur de nos élites (mais c’est un autre débat qui mériterait un ouvrage entier), il est important de rappeler que cette vision pessimiste d’une crise économique qui se révèlerait plus mortelle que son versant sanitaire, n’a de sens qu’en restant dans la logique néolibérale qui nous tient lieu de politique depuis quarante ans.

La crise économique qui vient sera effectivement dévastatrice pour les populations, acculant celles-ci à la malnutrition, l’absence de soin, le désespoir, le suicide… Mais elle ne le sera que parce que le système individualiste et inégalitaire que nous avons construit le permettra, et parce que nos élites oligarchiques entendent accélérer le processus de destruction du modèle social dès la fin du confinement. Il est bien entendu que plus on détruira la solidarité et la coopération, moins les citoyens les plus fragiles auront les ressources pour faire face aux cataclysmes qui  se préparent.

Mais pour une oligarchie habituée à se gaver sur la bête, il est insupportable de voir son capital et ses rentes fondre comme neige au soleil au profit d’une populasse qu’ils n’ont jamais vu autrement que comme une variable d’ajustement. Aussi ont-ils activé le mode panique et commencent-ils se répandre dans les médias complaisants pour dérouler leur sabir idéologique. Pour eux il est urgent de revenir au statut du « Business as usual » et donc de menacer la population des pires maux s’ils ne s’exécutent pas dans les meilleurs délais.

Face à ce chantage qui ne dit pas son nom il importe de ne plus nous laisser impressionner. Nous ne devons pas retourner au travail tant que le gouvernement n’aura pas pris ses responsabilités en nous fournissant massivement masques et tests. Et le poids de la crise qui s’en suivra devra d’abord être supporté par ceux qui, thuriféraires de la mondialisation et de l’asservissement du vivant, l’on créée. Et ça passe par des mesures radicales : rétablissement de l’ISF, suppression des niches fiscales, rapatriement de toutes les sommes détenues dans les paradis fiscaux, peines d’emprisonnement pour les patrons fraudeurs, suspension des délocalisations, limitation des écarts de salaires de 1 à 5 dans les entreprises, Création d’un revenu universel….

Des solutions pour que la population survive à la crise sont légions, mais elles impliquent de rompre avec l’idéologie dominante et proto totalitaire du néolibéralisme.

La question est désormais : qui va porter ce programme ?

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