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Billet de blog 2 mai 2022

La sélection du concours de courts-métrages du Festival Ciné-Palestine se dévoile !

Ils sont 6 courts-métrages à être en compétition cette année dans deux catégories : professionnelle et étudiante. Des noms déjà connus par les fidèles du FCP comme Wissam Al Jafari ou Ahmad Saleh, seront présents aux côtés de nouveaux visages du cinéma palestinien comme Akram Al-Waara ou Luay Awwad. Le vote du public se tiendra durant le festival sur le Club de Mediapart.

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La sélection des courts-métrages professionnels 

La sélection professionnelle de cette année invite le.la spectateur.rice à retracer en quelques instants la vie de femmes arabes vivant la guerre, l'exil et/ou la souffrance du quotidien sous occupation. À travers les figures de chaque femme est porté un message, une image, en différents aspects de ce que signifie la vie sous conflit. Chacun de ces courts-métrages explore alors une expression distincte qui nous impacte tout autant par le dessin, l'animation, la mise en scène. Chacun enfin, explore une vision, une perception, les sentiments de toute une vie. 

The Seven Villages de Farah Abou Kharroub

République tchèque, Liban | 2020 | 17 min 

Réalisé par Farah Abou Kharroub, The Seven Villages retrace l'histoire d'une famille provenant de la région du même nom, d'abord libanaise puis devenue palestinienne durant la Nakba en 1948. Ce court métrage est un roman graphique de tracés noirs sur fond blanc ; au son des révoltes et des bruits de tir desquels ressort la voix narratrice d'une grand-mère expliquant à sa fille pourquoi certain.es la considèrent Libanaise et d'autres non. Un film explicatif sur la condition peu connue des réfugié.es des Seven Villages.

Night d'Ahmad Saleh

Allemagne, Qatar, Jordanie, Palestine | 2021 | 16 min

Une ville en maquette, des êtres en résine, c'est le choix plastique d'Ahmad Saleh pour découvrir la nuit d'une cité en guerre. De là, du haut de son perchoir, une âme lunaire, assistant au désastre d'une mère à la recherche de son fils, d'enfants pleurant entassés dans un abri en ruine, de corps ensevelis sous la poussière des décombres. Elle distribue alors des étoiles en marchand de sable. Une image minimaliste qui invite tous les sens pour exprimer la nuit et la difficulté d'y trouver son sommeil.

By the Sea de Wissam Al-Jafari

Palestine | 2022 | 12 min

Une mise en scène simple, une photographie sobre, et pourtant un court-métrage complexe : By the Sea nous plonge dans le quotidien d'une femme palestinienne préparant alors un gâteau tandis que son fils demande où est son père. Entre descentes des forces israéliennes et pandémie, c'est avec brio que Wissam Al Jafari nous fait vivre en seulement quelques minutes l'insécurité d'une famille palestinienne, d'un père recherché, et surtout d'une mère qui essaye tant bien que mal de gérer les deux côtés. 

La sélection des courts-métrages étudiants

Cette année, les courts-métrages étudiants explorent des quotidiens différents de la jeunesse palestinienne. Du séjour en prison à la discussion informelle entre un père et son fils, en passant par une virée sans but en voiture, les films de cette nouvelle édition nous engagent à découvrir la vie des jeunes Palestinien.nes sans omettre l'émotion et les ressentis qu'iels puissent avoir. Réalistes et naturels sont les mots d'ordre pour définir les films du concours de cette année. 

Headcount d'Akram Al-Waara

Palestine | 2020 | 14 min

Dans une mise en scène à huit-clos, Akram Al-Waara nous partage le quotidien latent du séjour d'un homme dans une prison israélienne. Sans aucune notion du temps, enfermé dans la cellule avec lui, le.la spectateur.rice voit défiler les gardes, les repas, les hallucinations et... un cafard, le seul compagnon du prisonnier. Headcount est un témoignage de ce que traverse un très grand nombre de jeunes Palestinien.nes, partisan.es ou seulement suspecté.es des différents mouvements de libération de la Palestine.

Borekas de Saleh Saadi

Palestine | 2020 | 15 min

Un père et son fils sont sur le départ pour l'aéroport. Ce dernier repart chez lui à Munich mais le taxi de son père est en panne. Il faut en appeler un autre. Autour des croissants et des borekas, les deux hommes attendent la voiture et le père en profite alors pour avoir une discussion. Saleh Saadi propose un film naturel qui donne une bouffée d'air frais au cinéma palestinien en proposant un sujet léger et touchant, sur l'amour et le manque entre un père et son fils. 

Siri Miri de Luay Awwad

Palestine | 2021 | 6 min

Dans Siri Miri, nous suivons deux jeunes hommes palestiniens en quête d'une occupation... sous l'occupation. D'astreinte dans leur voiture, ils interrogent Siri sur la prochaine chose à faire. Débuter un road trip, aller à la piscine, improviser une soirée. Ce court métrage nous invite à prendre conscience de la vie restreinte des jeunes Palestinien.nes dans la Cisjordanie occupée. 

Tous ces films sont à voir sans plus attendre et nous attendons avec impatience vos votes pour définir les gagnants du concours de courts-métrages de la 8ème édition du Festival Ciné-Palestine !

Les courts seront projetés le 2 juin au cinéma L'Ecran de Saint Denis et seront disponibles en ligne pour les lecteurs de Mediapart.

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