Quinquinmalin
Abonné·e de Mediapart

6 Billets

0 Édition

Billet de blog 11 déc. 2015

Pourquoi il ne faut pas attendre de solution de la Cop21

Cet article a pour but de faire une analyse macroscopique des enjeux de l'écologie en montrant quelles sont les liens entre l'écologie, le terrorisme/fanatisme et le capitalisme.

Quinquinmalin
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pourqoi il ne faut rien attendre de la Cop 21

Ce billet est étroitement relié au premier article que j'avais écrit disponible sur ce lien → Nationalisme de pauvres, internationalisme de riches. Cet article, cela faisait longtemps que je voulais l'écrire, j'avais commencé des brouillons et puis les différents évènements récents allant de la violence policière lors des manifestations écologiques, l'abus de l’État d'urgence, la montée du FN… Toute cette situation qui s'aggrave alors que le regard de beaucoup se fixe sur la menace d'un ennemi terroriste qui viendrait détruire toute notre culture m'ont incité à ne plus remettre au lendemain. Les récents évènements peuvent vous paraître bien loin des problèmes écologiques que soulèvent certains partis notamment ce que l'on nomme des « partis radicaux de gauches ». Pourtant, l'écologie est bien le cœur de toute cette problématique. L’écologie contrairement à ce qui nous semble souvent présenté n'est pas qu'un obstacle, qu'un nuage sombre se déplaçant vers nous et venant nous glacer le sang. C'est aussi une magnifique occasion de nous libérer d'un système dans lequel nous nous enfermons chaque jour. Capitalisme, écologie, mouvements sociaux, tous ces concepts que l'on pourrait considérer comme des objets séparés ne font en réalité qu'un et nous allons voir pourquoi il parait impératif que nous ne restions pas là à attendre un miracle de la Cop21.

Les perturbations écologiques, un problème systèmique ?

Ecologie et terrorisme, pour bon nombre d'individus, j'ai pu remarquer que cela n'avait aucun rapport. Pour d'autres dont des personnes qui nous dirigent le rapport est simple, les écologistes sont des terroristes (bien évidemment, ces propos honteux, violents, qui n’ont pour seul but que d’utiliser la peur à des fins électoralistes ne seront pas abordés ici parce qu'ils n'en valent pas la peine). Alors, comment un système économique, des problèmes climatiques et une radicalisation d'apparence religieuses peuvent-ils tous être liés ? Pour comprendre cela, il ne faut pas oublier le fameux effet papillon très utilisé par les climatologues, oublié qu'un élément puisse exister seul, apparaître de nulle part pour n'aller que vers un but uniquement méchant sans véritable raison que son essence, parce qu'il est méchant. Tout d'abord, il faut rappeler que le capitalisme est un système qui a pour but de faire fructifier le capital. Le capitalisme n'est non pas un système qui promeut le travail comme on l'entend parfois, mais un système qui met en avant le capital. Ainsi, ceux les grands héritiers venant de familles excessivement riches placent leur capital et voient des revenus arriver pour la seule et unique raison qu'ils ont prêté leur capital. Ce système entraine donc inévitablement un accroissement permanent des inégalités de richesses, comme le montre Thomas Piketty dans son livre le Capital au XXIéme siècle. Le consumérisme arrive logiquement en jeu, car un système tel que celui-là paraît difficilement légitime pour les individus travaillant et ne se voyant toujours réduit qu'à une vie de subsistance relativement précaire tandis que d'autres sans aucune raison que l'emplacement de leur naissance bénéficient d'une vie luxueuse. Comme Adam Smith l'a démontré dans Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations : « Par conséquent une rémunération généreuse du travail qui est l'effet d'une richesse croissante est aussi la cause d'une population croissante. S'en plaindre revient à déplorer l'effet et la cause nécessaire de la plus grande prospérité publique. ». Le capitalisme se retrouve vite confronté à un paradoxe, les bourgeois ayant pris le pouvoir après la révolution doivent à la fois faire fructifier leur capital, mais en même temps augmenter les conditions d'existence de leurs ouvriers (puis plus tard employés, professions intermédiaires, cadres…). La solution pour répondre à un double enrichissement est donc d'avoir plus de ressource. Heureusement, dans le même temps, le progrès technique connaît une avancée formidable et la rentabilité des cultures augmente considérablement. Tout va bien, des machines vont nous permettre de récolter plus, pour cela elles ont besoin d'énergie donc elles ouvrent de nouveaux marchés, le capitalisme connaît son expansion. Oui, mais il y a un problème, la Terre est finie. S'il est possible par des une organisation carrée, par le développement de machines, de multiplier les produits de la terre, cela n'est pas possible infiniment et sans risque. Le premier risque est que les engrais chimiques ont vite commencé à détruire les sols laissant de nombreux terrains inutilisables notamment aux Etats Unis, désormais la terre est morte. Des fleuves entiers deviennent non potables dû à la présence de substances rejetées par des industries qui devaient nous permettre de produire plus. Comme vous comprenez le raisonnement logique, nous avons voulu résoudre le paradoxe d'un double gain, nous avons réussi à le faire mais en sur-exploitant les richesses de notre Terre. Nous avons ainsi créé une illusion. Il n'y a jamais eu plus de richesse, vous n'avez pas aujourd'hui plus de richesse que vous n'aviez il y a 30 ans. Le métal utilisé pour vos avions a juste été extrait du sol, de profondeur invisible pour nous, nous marchions juste dessus et cela participait à la géographie des sols, donc au cycle de renouvellement d'un éco-système. Cependant, nous n'avions pas accès à cette réalité. Voilà le problème fondamental, nous avons confondu la réalité que nous pouvons percevoir avec une réalité liée aux cycles écologiques. Pour faire voler l’avion, nous avons récupéré du pétrole enfouie dans les sols, que nous avons fait brûler rejetant ainsi des tonnes de gaz carboniques dans les airs. L'avion n'est donc pas sorti de nulle part, il n'est qu'une transformation de ce que nous avions autour de nous, comme toutes les nouvelles technologies que nous avons développées. Le but de toutes ces innovations est de répondre à ce paradoxe énuméré, rémunéré toujours plus les classes ne détenant pas de capital afin de les garder dans ce système, tout en rapportant des bénéfices aux investisseurs, à ceux détenant le capital. Voilà pourquoi nous avons besoin de croissance, pourquoi tous les médias nous parle toujours de cette magie de la croissance qui résorbera le chômage. En réalité, vous n'avez pas besoin de la croissance pour vous enrichir, vous n'avez pas besoin de la croissance pour avoir accès à une vie décente. Vivre et non survivre parait possible à une seule condition, que le fruit de votre travail retourne en permanence à vous et l'ensemble de la collectivité et qui ne soit plus capté par quelques-uns. Aujourd'hui, c'est comme si le travail de tous formait un fleuve et qu'une partie de l'eau de ce fleuve étaient en permanence dévié dans une réserve disponible que pour certains. Voyant l'eau du fleuve diminué, nous travaillons encore plus, toujours plus, sans jamais résorber la fuite dans le cycle.

Comment le capitalisme influx sur le terrorisme ?

Voilà la première étape du raisonnement réalisé, nous avons vu le lien entre capitalisme et écologie. Bien sûr, cet article très théorique ne prend pas en compte l'ensemble des mécanismes, c'est un raisonnement macroscopique. Il faudrait un nombre d'année impressionnant pour détailler l'ensemble des processus de transformations et les dégâts chimiques que cela a produit, mais là tout de suite, je n'ai pas ce temps. Maintenant, nous pouvons voir le lien entre le capitalisme et le terrorisme. Le capitalisme en entrainant des concentrations de richesses dans les mains de quelques-uns à également véhiculé dans les mains des détenteurs de richesses une peur certaine de voir tout cela être dérobé et donc un isolement de ces familles vis-à-vis du reste du monde social. Les classes dominantes sont de véritables classes pour soi comme le démontre très bien le travail des sociologues Pinçon et Pinçon-Charlot. Ces classes sociales se sont construites en exemple de ce qu'il fallait vivre. Ils vivent pour les autres une vie de rêve et, telles des marchands de sables, permettent de faire songer les individus des classes sans capital qui n'auront pour presque toutes, étant donné la mobilité sociale actuelle, aucune chance d'avoir un jour cette vie. Les classes sociales, sans capital, dans un système où tout s'achète et tout se vend, se voient héberger à la périphérie de la ville. Il y a une séparation très visible entre ce qui est le monde des riches (comme le 16éme arrondissement très connu et cité dans l'étude des sociologues précédents) et le monde des pauvres comme les banlieues très prisés par les médias de la Seine Saint Denis. Bien évidemment, il y a ce type de distinction partout en France, je ne cite ici que des exemples très connus. Cette séparation entre ceux détenant le capital et ceux travaillant pour le capital va également s'effectuer d'une manière internationale. Ainsi, certains pays ayant beaucoup de ressources travailleront pour extraire ces ressources dans des entreprises des pays occidentaux dont le capital est détenue par les classes sociales les plus aisés des pays occidentaux. Ce processus va s'accentuer et les classes sociales riches des pays riches vont se battre les unes contre les autres pour avoir accès à ces ressources. Comme je l'aborde dans internationalisme de riches nationalisme de pauvres les classes sociales détenant le capital vont s'internationaliser si bien qu'elles vont se retrouver au-dessus des Etats pouvant donc les utiliser pour accentuer leur enrichissement et donc le processus d'internationalisation et ainsi de suite. Tandis que dans le deuxième temps, les individus se voyant relégué à un marché de classes sociales sans capital, sur un marché dont les ressources diminuent (les ressources laissées pour ces classes étant de plus en plus faibles) et les individus de ces classes de plus en plus nombreux, vont se nationaliser, se diviser, s'attaquer les uns les autres pour survivre et avoir accès au peu de ressources qu'il leur restent. L'identification à un groupe apparaît, comme je le montre dans le billet précédent, comme un étiquetage sur le marché, ce processus ne fait que renforcer leur état de marchandise sur un marché de main d'œuvre. Nous avons donc un cycle, plus le système avance, plus les riches deviennent riches, les pauvres deviennent pauvres, plus les pauvres loin des riches s'en prennent aux pauvres à côté d'eux plus facile d'accès et plus ils permettent aux riches de devenir riches et ainsi de continuer le processus de séparation. Le nationalisme est exacerbé (d'où la montée ici du FN, résultante je pense de ce phénomène d'étiquetage de marchandise sur le marché, le « made in France », une sorte d'appellation d'origine contrôlée que nous demandons pour nous ne tant que produit de marché de main d'œuvre) et permet dans le même temps aux classes internationales de jouir comme bon leurs semblent des richesses disponibles. Mais cela bien évidemment, en renforçant l'appartenance à un groupe, renforce les haines entre ces groupes. Nous voyons ainsi apparaître la peur de l'immigration, la peur des religions différentes, la peur des couleurs différentes, la peur des cultures différentes etc. Cela des deux côtés, entraînant les individus pauvres dans un processus de guerre de civilisation (expression très présente à l'heure actuelle dans la civilisation occidentale et orientale).

Ainsi, le capitalisme néo-libéral actuel en réduisant les revenus de transfert (les aides sociales fondées sur les impôts permettant de réduire le processus d'enrichissement permanent des élites) accélère le processus de séparation des riches et des pauvres et ce phénomène de guerre de civilisation. Voilà pourquoi le terrorisme est né du capitalisme, il n'existerait pas sans cette bataille violente pour l'exploitation des richesses, la volonté de s'enrichir par tous les moyens que cela soit en vendant des armes qui permettent à ceux dans le besoin d'accéder aux richesses qui leurs permettraient de survivre en tuant et reprenant le peu de richesses que détenaient les milliers d'individus pauvres d'une zone. Voilà où nous en sommes actuellement, focalisé sur ce simple phénomène, oubliant un acteur fondamental dans ces processus de luttes, l'environnement. Comme nous l'avons vu dans la première étape du raisonnement, nous avons puisé toujours plus pour endormir les classes sociales modestes des pays développés (notamment en allant chercher des ressources ailleurs et en exploitant d'autres individus non visible, donc non existant dans notre réalité, ce qui permet de faire croire au mythe de la création de richesse spontanée). Cependant, cela a un coup, car notre système est fondé sur des ressources cumulant deux caractéristiques pour être des marchandises idéales : elles sont assez abondantes pour permettre l'apparition d'un marché, de nombreux échanges ; elles sont assez rares pour permettre de la spéculation sur leur prix et faire vivre le marché. Aujourd'hui, la première condition s'affaiblie, elle disparaît. Les ressources deviennent de moins en moins disponibles, il fallait s'en douter, nous avons misé sur des énergies non renouvelables aussi appelées « fossiles » qui ont donc pour caractéristiques de s'épuiser. Nous avons ainsi entrainé la disparition d'écosystèmes permettant d'entretenir le cycle de renouvellement de la Terre. Cela entraîne des perturbations désormais visibles et excessivement bien détaillé par le GIEC (pour en savoir plus: https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_d'experts_intergouvernemental_sur_l'%C3%A9volution_du_climat). Les changements climatiques entraînent notamment des sécheresses dans certains pays, ce qui donne lieu à des mouvements sociaux violents. Nous pouvons reprendre l'exemple du Nigéria développé par Lucile Maertens (dans le documentaire data guel 2 degrés avant la fin du monde disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=Hs-M1vgI_4A). Avec le réchauffement climatique, le Nigéria a subi des sécheresses extrêmement sévères. Afin de pouvoir subsister, les individus ont donc dû se battre pour les ressources primaires comme les vivres. N'oublions pas qu'à des fins d'augmentation du capital des individus les plus riches, nous avons fabriqué des armes que nous avons vendues dans ces pays. Ainsi, beaucoup se sont retrouvés avec des armes et sans nourritures. La suite logique est facile à deviner, nous avons eu l'apparition d'un groupe social extrêmement violent, Boko Haram qui a pillé la zone. Ces mouvements sociaux violents, qui font suites à des sécheresses, sont réguliers dans les pays subissant en première ligne les effets des perturbations climatiques. Dans un futur proche, des millions de migrants vont se déplacer pour survivre. Si l'on considère l'effet vu précédemment de notre étiquetage à un groupe, cela va entraîner un nombre de morts impressionnant. Nous construirons des murs pour les empêcher d'arriver sur notre marché qui s'appauvrie peu à peu. Tous ces individus relayés au-delà des murs se radicaliseront, ils pourront facilement trouver des armes puisque nous vendons allégrement des armes (c'est à l'heure actuelle un marché comme un autre permettant l'augmentation de richesses des détenteurs de capitaux). Il y aura donc un nombre de groupuscules violents qui ne va cesser d'augmenter et nous serons pris en étau entre un impératif de travail toujours plus élevé pour survivre, une diminution du travail dû à la diminution des ressources ainsi qu'à la possibilité pour les classes détenant le capital d'aller dans n'importe quel pays donc créant une forte concurrence. Les hommes d'Etats se retrouvant dépossédé par le libéralisme des principales leviers d'actions se verront restreint à principalement au maintien de la sécurité et nous serons toujours plus effrayés de voir à l'extérieur des murs ces groupuscules violents. Nous nous retrouverons dans une situation sombre, entre l'impératif de production à un simple prix de subsistance, un Etat policier et l'extérieur une haine de la part des individus relayés de l'autre côté de la frontière… Voilà la situation dans laquelle se dirige le capitalisme dû à la stratégie d'exploitation de la Terre pour résoudre son paradoxe.

La Cop 21, une solution qui ne résoud aucun problème.

Nous en arrivons alors au titre, pourquoi il ne faut rien attendre de la Cop 21. La Cop21 est financée par ces grandes entreprises qui financent la rente de ces individus détenant le principal capital. Ces entreprises sont ce qui permet de nourrir les rentes des individus détenant déjà beaucoup plus de capitaux que n'importe qui. Travailler dans leur sens, accepter leurs solutions, c'est se résoudre à rester enfermer dans notre cage, c'est s'attacher avec cette laisse invisible. Beaucoup parlent de la main invisible (qui, dans ce qu’elle signifie pour beaucoup, n'a aucun rapport avec l'un des grands penseurs du système actuelle nommé Adam Smith), mais je ne vois qu'une laisse invisible que nous nous mettons en permanence. Nous sommes bercés par cette illusion de la croissance, nous sommes persuadés que ce système est bon pour nous, car nous voyons également notre vie s'améliorer un petit peu d'année en année. Nous nous faisons avoir par le tour de passe-passe que les familles riches de ce monde ont trouvé pour se sortir du paradoxe du capitalisme et nous devons en prendre conscience. Notre confort de vie peut s'améliorer d'année en année sans que nous ayons à souffrir toujours plus et il suffit d'une chose : ne pas écouter leurs solutions, faire nos solutions, travailler pour nous même. A ceux qui penserait à ce stade que je ne suis qu'un individu d'extrême gauche qui cherche à les convaincre je vais donc reprendre Adam Smith : « Rien cependant ne saurait être plus absurdes que d'imaginer qu'en général les hommes travaillent moins lorsqu'ils le font pour eux-mêmes que lorsqu'ils le font pour d'autres. ». Nous ne travaillons efficacement que lorsque nous travaillons pour nous-même, alors arrêtons de travailler pour une rente. Adam Smith faisait partie de ceux qui croyaient que les ressources de la planète étaient infinies, c'était ainsi la seule raison qui pouvait justifier ce système capitaliste de marché. Désormais, nous savons qu'il est impossible de créer des ressources à l'infinie, il faut donc que nous arrêtions ce système de profit qui n'est qu'une chute en avant perpétuelle. Il ne faut rien attendre de la Cop21 parce qu'il faut attendre de l'humanité et l'humanité ce n'est pas quelques représentants de gouvernements et quelques grands patrons de multinationales qui font des discours, l'humanité c'est nous tous. Commençons à travailler pour nous-même et concentrons-nous d'abord par sur le principal problème du système engendré par le marché : l'hétéronomie. Les individus comme les Etats se sont spécialisés dans certains domaines d'activités devenant totalement hétéronomes et n'ayant plus d'autres choix que d'aller quémander sur les marchés des crédits pour s'acheter leurs ressources de subsistances. Libérons-nous de cycle vicieux, créons un collectif qui aurait pour but d'autonomiser, étape par étape, les maisons, les immeubles, les villages. Si nous nous autonomisons en terme de besoins énergétiques puis alimentaires, nous coupons la laisse qui nous relie au marché. Nous n'aurons plus besoin de travailler pour eux et ainsi nous récupérerons chaque jour, petit à petit notre liberté. Nous ne nous lèverons plus pour rapporter des bénéfices à une entreprise qui nous récompensera en nous donnant un petit salaire pour donner une part importante de l'argent sous forme de dividendes aux détenteurs des capitaux de l'entreprise. Nous serons nos propres actionnaires de nos maisons, nos villages, nos cultures, notre eau… Les rentes nous reviendront. Bien sûr nous aurons moins de billets, mais nous n'aurons plus à faire la queue pour avoir accès aux ressources de subsistances. Libérés du travail pour la rente, nous serons libres et nous ne serons plus divisés ! L'autre ne sera plus un ennemi qui vient nous voler notre emploie, mais celui qui vient nous aider pour cultiver notre terre, celui qui m'apporte la connaissance pour construire un objet qui me sera utile, des plans pour mieux organiser ma vie, l'autre sera mon associé. Il est temps de comprendre que ce sont ceux qui s'accaparent les richesses pour eux qui entraînent la haine qui vient nous détruire. Nous pouvons changer de système sans prendre les armes, le capitalisme repose sur notre travail, ne lui fournissons plus notre force, travaillons uniquement pour nous et il tombera par lui-même. Sans lui donner notre ressource travaille, le capitalisme ainsi que les privilèges qu'il accorde à certains fanera comme périe une plante sans eau.

Tous ensemble, brisons nos chaînes qui nous lient aux marchés, libérons-nous, autonomisons-nous !

À la Une de Mediapart

Journal — Palestine
Israël envoie l’armée contre sept ONG palestiniennes et provoque un tollé
En pleine campagne électorale, le ministre de la défense israélien a donné son feu vert à une opération militaire en Cisjordanie contre sept organisations majeures de la société civile palestinienne. Des consuls européens et des experts de l’ONU réaffirment leur soutien aux organisations ciblées.
par Sarah Benichou
Journal
Discriminations sexistes à l’entrée de prisons : des retraits de soutiens-gorge imposés à des avocates
Cela fait une décennie que des avocates signalent des retraits de soutiens-gorge imposés par des surveillants quand elles se rendent en prison. Depuis la diffusion d’une note par l’administration pénitentiaire en juillet 2021 interdisant cette pratique, au moins quatre avocates ont rapporté avoir été ainsi « humiliées ».
par Sophie Boutboul
Journal
Rénovation thermique des bâtiments : les bailleurs sociaux à la peine
Un rapport que vient de publier l’Agence nationale de contrôle du logement social montre que seuls 6,8 % du parc social ont fait l’objet d’une rénovation thermique ces dernières années, avec des résultats en matière de performances énergétiques encore très insuffisants.
par Lucie Delaporte
Journal — International
Chine et États-Unis entrent dans un nouveau cycle de tensions économiques
La crise taïwanaise a prouvé la centralité de la compétition entre Pékin et Washington. Sur le plan économique et historique, c’est aussi le produit des errements de la gestion par les États-Unis de leur propre hégémonie.
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
« Le chemin de fer est un trésor public et une solution pour demain »
[Rediffusion] Dans « Un train d'enfer », Erwan et Gwenaël Manac'h offrent une enquête graphique dense, caustique et très réussie sur la SNCF qui lève le voile sur une entreprise d’État attaquée de toute part, un emblème, à réformer sans doute, mais surtout à défendre. Conversation déliée avec Erwan.
par Delaunay Matthieu
Billet de blog
Les perdus de Massiac
Par quel bout le prendre ? Dénoncer l'incompétence catastrophique et l'inconséquence honteuse de la SNCF ou saluer les cheminots qui font tout leur possible pour contrebalancer l'absurdité du système dont ils sont aussi victimes ? L'État dézingue d'abord chaque secteur qu'elle veut vendre au privé de manière à ce que la population ne râle pas ensuite...
par Jean-Jacques Birgé
Billet de blog
Transition écologique... et le train dans tout ça ?
La transition écologique du gouvernement en matière de transports ne prend pas le train ! Dans un billet, le 3 août, un mediapartien dans son blog « L'indignation est grande », dénonçait le « mensonge d’État » concernant l’investissement ferroviaire. Deux émissions sur France Culture sont révélatrices du choix politique de Macron-Borne ! Saurons-nous exiger le train ?
par ARTHUR PORTO
Billet d’édition
Entretien avec Manuel Bauer, réalisateur du film documentaire « Vida férrea »
Entretien réalisé par Alice Langlois qui a mené un terrain anthropologique dans la région minière traversée par le film et le critique de cinéma Cédric Lépine, à l'occasion de la présentation du film « Vida férrea » à Visions du Réel, festival international du film documentaire de Nyon (Suisse) en 2022.
par Cédric Lépine