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Billet de blog 14 nov. 2008

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FRONTEX : l’Union Européenne surveille ses frontières extérieures. Au delà du Sahara ? D'autres préfèrent les ponts aux murs

Martine et Jean-Claude VernierL’agence européenne aux frontières extérieures (http://europa.eu/agencies/community_agencies/frontex/index_fr.htm), dont le siège est à Varsovie, a commencé à fonctionner en 2005. Avec un budget de 70 M€ pour 2008, elle coordonne et développe un contrôle tous azimuts au sens propre comme au sens figuré, du partage de données à l’intervention directe.

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Martine et Jean-Claude Vernier

L’agence européenne aux frontières extérieures (http://europa.eu/agencies/community_agencies/frontex/index_fr.htm), dont le siège est à Varsovie, a commencé à fonctionner en 2005. Avec un budget de 70 M€ pour 2008, elle coordonne et développe un contrôle tous azimuts au sens propre comme au sens figuré, du partage de données à l’intervention directe. Pour reprendre les termes de l'une des nombreuses présentations officielles de Frontex (contraction de l’expression française ‘’frontières extérieures’’), « la création de l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne répond à l'exigence d'améliorer la gestion intégrée des frontières extérieures des États membres de l'Union européenne (UE) ». Cette agence est équipée en moyens de plus en plus importants. Selon une Communication de la Commission du 13 février 2008 au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions, la Commission a présenté un rapport sur l'évaluation et le développement futur de l'agence FRONTEX.Résumé du rapport de la Commission (www.beatrice-patrie.org/upload/article_fichier/484-note-evaluation_de_frontex.doc)(http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/08/84&format=PDF&aged=1&language=FR&guiLanguage=en) - Budget 2008 : 70 millions d'euros- Six missions : - la coordination de la coopération dans la gestion des frontières à proprement parler - l'assistance aux Etats membres pour la formation de leurs gardes-frontières nationaux - la réalisation d'analyses des risques - activités de recherche & développement - le déploiement d'équipes d'intervention rapide aux frontières - les opérations de retour conjointes- Recommandations à court terme: exploitation maximale de la base de données recensant les équipements techniques nationaux, fusion des opérations conjointes et du réseau européen de patrouilles (EPN), acquisition par l'Agence d'équipements destinés aux Équipes d'intervention rapide aux frontières ( RABIT ), gestion par l'Agence du réseau ICONet et reprise des activités du Centre d'information, de réflexion et d'échanges en matière de franchissement des frontières et d'immigration (CIREFI) - Pour l’avenir, l'agence a déjà défini les modalités de collaboration pour travailler avec les autorités russes, ukrainiennes et suisses de contrôle des frontières. Un mandat de négociation est également ouvert avec l'ARYM, la Turquie, l'Egypte, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, le Cap-Vert, la Moldavie et la Géorgie.On trouvera des analyses du programme FRONTEX sur les sites suivants (entre autres)www.eu2007.bmi.bund.de/nn_1051890/EU2007/FR/ObjectifsPolitiqueInterieure/Themes/Frontex/Frontex__node.html__nnn=truewww.migreurop.orgwww.ldh-toulon.net/spip.php?article2253L’actualité du jour, c’est, entre autres, l’expulsion par la Lybie de plus de 400 maliens par charter vers Bamako. Au-delà de la mésentente entre voisins (www.maliweb.net/category.php?NID=37782), Radio France Internationale (www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_74778.asp ) nous rappelle que « la Libye a conclu avec l'Europe, en juillet 2007, un accord prévoyant un mécanisme commun de surveillance des frontières maritimes et terrestres. Mais Tripoli réclame une aide européenne d'un milliard d'euros pour pouvoir lutter contre l'immigration clandestine. » Certes, entre le coût de l’affrètement de quelques avions, le budget de FRONTEX et les besoins affichés par la Lybie, il y a plusieurs ordres de grandeurs, mais tout cela va bien dans le même sens.Du côté des gouvernements, on développe un Frontex de la peur. Du côté des citoyens, quelque 300 associations ont organisé en octobre 2008 un sommet citoyen sur les migrations, avec 1000 participants de 36 pays. La réflexion menée pendant deux jours sous l’emblème « Des ponts, pas des murs » a conduit à la déclaration de Montreuil (http://www.despontspasdesmurs.org/spip.php?article72): la liberté de circuler, cette très ancienne habitude des êtres vivants, est un facteur naturel de régulation des relations entre sociétés. Extrait : « Nous ne voulons pas d’une Europe qui (…) se transforme en forteresse et impose son « pacte européen sur l’immigration et l’asile » sans concertation avec les pays du Sud et les sociétés civiles ».

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