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Billet de blog 18 janv. 2009

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Bonne année 2009 au RESF !

Il est difficile d’enfermer le Réseau Education Sans Frontières (RESF) dans une catégorie bien précise : au départ, des enseignants, puis des parents d’élèves, puis des voisins, des citoyens, coopèrent avec spontanéité, réalisme et obstination pour sauver les grands élèves devenus majeurs, ou les plus jeunes et leur famille, de la rétention, de l’expulsion. Série d’instantanés sur un OSNI (Objet Social Non Identifié).

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Il est difficile d’enfermer le Réseau Education Sans Frontières (RESF) dans une catégorie bien précise : au départ, des enseignants, puis des parents d’élèves, puis des voisins, des citoyens, coopèrent avec spontanéité, réalisme et obstination pour sauver les grands élèves devenus majeurs, ou les plus jeunes et leur famille, de la rétention, de l’expulsion. Série d’instantanés sur un OSNI (Objet Social Non Identifié). L’année 2009 démarre fort pour eux, et ils sont pleins d’énergie. Le site sur la toile (www.educationsansfrontieres.org) est bourré d’information sur les actions partout en France, métropole et outre-mer, et même en Belgique et au Maroc. Le RESF édite un Bulletin de Liaison Intermittent Sporadique (BLIS), dont le premier numéro de 2009 est en ligne (www.educationsansfrontieres.org/?article17317). A la lecture, on peut se faire une idée concrète de ses activités. Il y a aussi, pour les parisiens, une émission de radio hebdomadaire, tous les mercredis à 18 heures sur FPP 106.3. Début janvier 2009, le quotidien Sud-Ouest relate les tribulations d’un jeune lycéen tunisien de 18 ans, interpellé dans une contrôle d’identité et enfermé au centre de rétention en vue de son expulsion (www.sudouest.com/gironde/actualite/bordeaux/article/466621/p/1/mil/4006771.html?L=0&cHash=fa31f370a3).

Le 8 janvier, le message suivant est diffusé par RESF33 sur les listes de discussion. Il illustre bien l’une des tonalités du réseau. ‘’Il y a une heure, Ahmed a été libéré du centre de rétention de Bordeaux. C'est tout simplement incroyable puisqu'il lui restait encore 13 jours minimum de rétention.
Tout le monde s'est mobilisé et en moins de deux jours il y a déjà 887 pétitions sur le site, des dizaines de pétitions papiers, des centaines de tracts distribués dans et à la sortie des lycées. Des lycéens, voire même des profs, qui ne savaient pas qu'un gosse de 18 ans pouvait se retrouver enfermé pour une absence de document.
Les lycéens étaient très mobilisés et très remontés et aujourd'hui jour de reprise des manifestations lycéennes, les lycéens bordelais ont dérouté leur parcours pour manifester devant le centre de rétention et pour soutenir Ahmed.
Une demande d'audience en préfecture avait été faxée hier et a été déposée cet après-midi par des élus.
Au final, un gros soulagement, une incroyable surprise et un énorme merci pour tous ceux et celles qui se sont mobilisés sur le réseau et de toute la France.
Céline.’’

Ces moments de soulagement viennent après un travail de fond, parfois sur des années, pour que les jeunes et les familles puissent faire valoir leur droit à une vie tout simplement normale. Ainsi, par exemple, les groupes parisiens travaillent dur depuis des mois pour obtenir des rendez-vous en vue de la régularisation de 80 jeunes majeurs, scolarisés et bien soutenus par leur entourage, dont les dossiers ont été déposés collectivement le 14 mai 2008. La préfecture de police fait la sourde oreille, mais le petit groupe qui a pris le projet en charge n’est pas près de renoncer.
L’école publique reste ce qu’ont voulu ses fondateurs il y a plus d’un siècle, la matrice de la République. Pas rancunier, le réseau n’a pas manqué de faire circuler les vœux 2009 de la Préfecture de Police de Paris (www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/documentation/article/2009/voeux2009.htm) !Martine et Jean-Claude VernierP.S. Les illustrations sont de Paul Gendrot, dessinateur travaillant avec le RESF. --Pour consulter la liste des billets : Thème du blog
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