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Billet de blog 25 janv. 2009

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Jeunes majeurs étrangers : l’Appel d’Orléans

Un précédent billet (Les jeunes étrangers éduqués en France doivent-ils la quitter à leur majorité ?) décrivait la situation de ces jeunes étrangers arrivés en France à l’adolescence et qui, à dix-huit ans, se trouvent menacés d’expulsion. Souvent épaulés par le Réseau Education Sans Frontières (voir Bonne année 2009 au RESF !), ils tentent de faire valoir leur droit à poursuivre normalement leur vie. Les 16 et 17 janvier dernier, le RESF a organisé une rencontre nationale à Orléans, pour le lancement d’une campagne d’information et d’action. Voici un bref compte rendu de cette réunion.

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Un précédent billet (Les jeunes étrangers éduqués en France doivent-ils la quitter à leur majorité ?) décrivait la situation de ces jeunes étrangers arrivés en France à l’adolescence et qui, à dix-huit ans, se trouvent menacés d’expulsion. Souvent épaulés par le Réseau Education Sans Frontières (voir Bonne année 2009 au RESF !), ils tentent de faire valoir leur droit à poursuivre normalement leur vie. Les 16 et 17 janvier dernier, le RESF a organisé une rencontre nationale à Orléans, pour le lancement d’une campagne d’information et d’action. Voici un bref compte rendu de cette réunion.

Une soixantaine de jeunes majeurs venant de l'Essone (12), Lyon (12), Loiret (11), Paris (8), Seine Saint Denis (5), Bourges (3), Marseille (2), Montpellier (2), Yvelines (2), Seine et Marne (2), Bordeaux (1), se sont rencontrés et ont discuté ensemble pour la première fois. Pour le lancement d'une campagne jeunes majeurs, on peut parler d'un succès.
Environ 350 personnes sont passées. Une quinzaine d'élus PS, PC et Verts ont assisté aux débats et se sont dits d'accord pour relayer les "doléances" exprimées par les jeunes. Les associations locales et les syndicats, parties prenantes du RESF, étaient présents.

Le temps imparti était très court, mais c'était un début.

Je ne vais pas faire un compte rendu exhaustif mais tenter de donner l'ambiance et d'aller aux conclusions.

Dans un premier temps après les films et la présentation du collectif de Lyon, ce qui est sorti, c'est la difficulté, ou plutôt les difficultés, des jeunes sans papiers. Chacun a dit :
- la difficulté à parler, à se faire connaître, à se faire reconnaître ;
- la difficulté à choisir des études puis un métier car tous les choix sont contraints à cause du manque de papiers ;
- la difficulté de faire des études qu'on n'a pas choisies ;
- la difficulté à garder l'espoir et à lutter contre le désespoir.
Mais plusieurs ont dit aussi en réponse à ces difficultés :
- le besoin de ne pas rester isolé et le rôle des « adultes » en tant que soutien ;
- la nécessité de prendre de l'assurance et d'aller vers les autres ;
- la nécessité de faire des choses qui encouragent, de participer à un groupe ou à des séances d'expression, de faire partie de parrainages républicains organisés par le RESF.

Dans un second temps s'est engagée une réflexion sur les moyens à mettre en œuvre collectivement pour peser davantage et pour parvenir à ce que les lois changent. De nombreuses idées sont sorties :
- Une journée de grève et de mobilisation sur tous les lycées et établissements scolaires dans tout le pays sur la question des jeunes majeurs.
- Faire une marche nationale.
- Assaillir les élus pour qu'ils changent la loi.
- Que tous les jeunes sans papiers parlent à leurs copains.
- Changer les mentalités en s'adressant à la société par des actions et en médiatisant par des actions symboliques.
- Une proposition ferme de faire un journal mensuel d'information.
- Et surtout améliorer et même créer les contacts entre les différents groupes de jeunes pour coordonner les actions.

Enfin, les conclusions. Il semble qu'il y ait accord sur
- la nécessité d'une unité d'action collective ;
- le besoin de rendre nos revendications visibles ;
- le besoin de partager, de mutualiser nos expériences.

A la suite de cette journée, le démarrage de la campagne est marqué par le lancement l’Appel d’Orléans par le RESF (www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article17541). La prochaine réunion est prévue à Lyon fin mars.

Catherine Tourier de Lyon, qui tentait d'animer la réunion NDLR. On apprend ce 25 janvier que la Préfecture de Police de Paris a pris la décision de donner des titres de séjour "Etudiant" à la plupart des jeunes majeurs scolarisés et, «exceptionnellement», des titres "Vie privée et familiale", dont l'attribution serait la reconnaissance de ce que leur vie personnelle se construit en France. Autant dire que ces jeunes redeviendront sans papiers dès leurs études terminées, puisque le renouvellement du titre "Etudiant" est strictement attaché à un progrès constant dans un cursus, sans aucune tolérance de réorientation. A moins qu’ils n'obtiennent un CDI dès leur sortie du système scolaire, ce qui pourrait leur permettre d'obtenir un titre de séjour "Salarié" - titre de séjour dont le renouvellement annuel dépend de la conservation de son emploi... --Pour consulter la liste des billets : Thème du blog
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