En finira-t-on jamais avec les conditions de travail plus qu'indignes imposées aux étrangers?

Mercredi 27 janvier 2016, 14h : 300 travailleurs sans-papiers et leurs soutiens syndicaux occupent l'inspection du travail à Paris. Leur revendication principale est d'être reçus immédiatement par la ministre du travail pour que tous ces travailleurs surexploités rentrent dans leurs droits en étant régularisés.

COMMUNIQUE

VENEZ NOUS SOUTENIR

MOBILISATION DES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS DANS LES LOCAUX DE L’INSPECTION DU TRAVAIL DE PARIS,   210, QUAI DE JEMMAPES – PARIS 10ème

Droits Devant !! - CGT Ministère du travail - Collectif sans-papiers Vitry - Coordination sans-papiers 93

Ce mercredi 27 janvier depuis 14 h 00, 200 travailleur(e)s sans-papiers, soutenus par l’intersyndicale du ministère du Travail CGT – SNU TEFE FSU – SUD, se sont présentés à la « Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi » (DIRECCTE).

A travers l’Inspection du Travail, les travailleur(e)s sans-papiers veulent rencontrer immédiatement son ministère de tutelle, le Ministère du Travail, afin qu’il mette en place un large processus de régularisations des sans-papiers qui assèche durablement ce terreau d’esclavagisme moderne.

La circulaire Valls de novembre 2012 ne permettant plus que des régularisations au compte-gouttes, il est temps que ces travailleur(e)s, par lesquels se développe un patronat voyou qui s’exonère ainsi de ses charges, rentrent dans leurs droits.

Ces travailleur(e)s, parce que sans-papiers, sont soumis à une surexploitation qui s’amplifie et se banalise, sont de plus en plus contraints au travail au noir ou dissimulé, subissent des cadences infernales pour des salaires de misère.
 
POUR LA  RÉGULARISATION DE TOU(TE)S CES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS,                                               
CONTRE LA SUREXPLOITATION,

NOUS EXIGEONS :

-          Que tout travailleur sans-papiers soit régularisé sur simple preuve de relation de travail, sans condition de durée, de séjour ou d’emploi,

-          Que l’inspection du travail soit dotée d’un pouvoir de régularisation d’un sans-papiers sur simple constat d’une relation de travail,

-          L’abrogation de la taxe de l’Office Français de l’Immigration et de l’intégration (OFII), discriminatoire et synonyme de préférence nationale, qui oblige l’employeur à payer une taxe avoisinant les 1000 euros pour l’embauche d’un travailleur sans-papiers, que celui-ci paye en réalité de sa poche.

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La mobilisation dans les locaux de la Direction du travail d'environ 300 sans papiers s'est terminée ce soir par un succès. Une délégation sera reçue par le directeur de cabinet de la ministre du Travail jeudi 28 à 16h.

Un mouvement de fond contre la culture des emplois pourris réservés aux étrangers, alors que dans les hautes sphères de notre même société on disserte sur la négociation au sein des entreprises. A suivre de près.

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