Fini de rire
Abonné·e de Mediapart

461 Billets

1 Éditions

Billet de blog 29 juil. 2009

Fini de rire
Abonné·e de Mediapart

Les bouges de Calais

Fermeture du lieu d’accueil de Sangatte en 2002, annonce en janvier 2009 du verrouillage des abords de Calais, destruction et reconstruction de la ‘’jungle’’ en juin, accords financiers franco-britanniques pour le développement de moyens plus sophistiqués d’endiguement, plateforme d’aide au retour à la sous-préfecture de Calais,… et aujourd’hui peut-être 2000 exilés, souvent très jeunes, pris dans la nasse. Un édito du Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI) tente de faire le tour d’un lieu de honte.

Fini de rire
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Fermeture du lieu d’accueil de Sangatte en 2002, annonce en janvier 2009 du verrouillage des abords de Calais, destruction et reconstruction de la ‘’jungle’’ en juin, accords financiers franco-britanniques pour le développement de moyens plus sophistiqués d’endiguement, plateforme d’aide au retour à la sous-préfecture de Calais,… et aujourd’hui peut-être 2000 exilés, souvent très jeunes, pris dans la nasse. Un édito du Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI) tente de faire le tour d’un lieu de honte.

Extrait de l’éditorial du n° 81 (juillet 2009) de la revue Plein droit du GISTI, La police et les étrangers (1).

« Les migrants en sont réduits à vivre comme des animaux » et « tout le monde s’en fiche », protestait récemment une infirmière de la permanence d’accès au soins de Calais – cet ultime filet de protection au statut ambigu : là comme ailleurs, on préserve pour les

Dans un reportage de mars 2009 intitulé « Le marronnage tragique des demandeurs d’asile en France », l’envoyé spécial du quotidien britannique The Independent n’avait pu s’empêcher de décrire sa propre sidération devant ces « cabanes aussi minuscules que misérables, bricolées à l’aide de caisses de bois, de bâches de plastique et de duvets aussi trempés que pourris ». Se trouvait-il « au milieu d’un camp de réfugiés au Pakistan » ? Non, il était « dans un groupe de tentes fétides cachées dans les broussailles à la périphérie du port français de Calais » [4].

Il serait possible d’égrener encore citations et exemples qui montrent à quel point les espaces de relégation des exilés en France rappellent certains des camps de réfugiés situés dans les régions les plus pauvres de la planète.

[1] « La jungle des mal-lavés », Le Monde, 26 juin 2009.

[2] Le cabinet de M. Besson prétend avoir réglé le problème par l’ouverture (hypothétique) de trois ou quatre cabines de douche à Grande-Synthe, près de Dunkerque, à 40 kilomètres de Calais.

[3] « Le HCR prend ses marques », Nord Littoral, 29 mai 2009.

[4] « The Forgotten People : Plight of the asylum-seekers marooned in France », The Independent (Londres), 28 mars 2009.

[5] « Les hommes invisibles de la côte », Télé Moustique (Belgique), 1er juillet 2009.

> La suite de l'article est .

--

Pour consulter la liste des billets de Fini de rire, c’est ici.

Pour être informé par courriel de la mise en ligne des nouveaux billets, on peut envoyer son adresse électronique .

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans Le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte