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Billet de blog 29 août 2018

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Réfugié, et après?

Après un long périple pour venir demander l'asile en France, c'est une pénible procédure qui pourra donner le statut de réfugié. Le taux d'accord (36% en 2017) est très variable, avec des valeurs plus élevées pour les pays en guerre - autour de 80% pour les Afghans. Une fois réfugié, une nouvelle vie commence. Première difficulté: être rejoint par sa femme, son mari, ses enfants restés au pays.

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"Une part non négligeable des Afghans arrivant en Europe vient en France : la France a été en 2016 le cinquième pays européen accueillant le plus de primo-arrivants afghans - cette année-là ces ils ont représenté la deuxième nationalité de demandeurs d’asile la plus importante de l’Hexagone, avec 5 646 demandes. Les Afghans sont également les deuxièmes plus jeunes demandeurs d’asile, avec un âge moyen de 26 ans.

Les raisons du choix de la France comme destination sont multiples. D’après plusieurs témoignages recueillis, les valeurs liées au nom de la France (liberté, droits de l’homme, etc) ont joué un rôle dans leur choix, quand d’autres semblent avoir choisi l’Hexagone au gré d’images glanées sur internet." 
Citation extraite de La lettre de l'asile et de l'intégration, publication de France Terre d'Asile. En 2016, 81% des demandeurs d'asile afghans ont obtenu la protection de la France.

Une fois le titre de réfugié obtenu, il faut s'installer dans une nouvelle vie et, en premier lieu, faire venir sa famille restée au pays, car elle bénéficie de droit de cette protection. Pour cela, les membres de la famille doivent demander un visa à l'ambassade de France de leur pays.

En pratique, cela peut donner l'histoire vraie suivante.

Monsieur N., afghan, ayant obtenu le statut de réfugié, a entamé les démarches de réunification familiale pour sa femme et ses enfants en mars 2017. Les documents ont été déposés à l'ambassade de France à Kaboul. 
Le 7 avril 2018, en réponse à leur demande, nous avons envoyé des documents complémentaires à Kaboul.
Le 30 avril, l'ambassade de Kaboul nous informe que le service des visas de l'ambassade de Kaboul était fermé et qu'il fallait s'adresser à l'ambassade de France au Pakistan, à Islamabad ; ce que nous avons fait aussitôt.

Le 8 mai, l'ambassade d'Islamabad nous demandait de préciser l'orthographe des noms de la femme et des enfants de Monsieur N.
Ces compléments ont été envoyés le 25 mai.

Le 26 mai, Islamabad répond qu'il n'y a pas de dossier à ce nom.
Le 29 mai, nous répondons que le dossier a été ouvert à Kaboul et transféré par nos soins à Islamabad le 30 avril.
Le 29 mai, réponse d'Islamabad : "si le dossier a été ouvert à Kaboul, merci de vous adresser à Kaboul"...

Nous transférons aussitôt ces échanges à Kaboul. Depuis cette date, nous n'avons aucune nouvelle.
Selon  le site de l'ambassade : il semble que le service des visas de l'ambassade de France à Kaboul soit toujours - ou à nouveau - fermé.

Informations recueillies par Martine et Jean-Claude Vernier

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