DROIT DE RETRAIT, SOUTIEN AU PERSONNEL SOIGNANT ET RELANCE DE LA GRÈVE

Position de la Maison de la Grève face à la crise sanitaire

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AFIN DE SURMONTER LA CRISE SANITAIRE ACTUELLE ET PRÉVENIR DE FUTURES, À PARTIR DU 11 MAI ET DANS LES PROCHAINS MOIS : DROIT DE RETRAIT, SOUTIEN AU PERSONNEL SOIGNANT ET RELANCE DE LA GRÈVE !

⚠️ Rappel : Les mesures sanitaires à mettre en œuvre sur les lieux de travail doivent être décidées en concertation avec les intéressé·es au travers des commissions idoines (CHSCT/CSE), auxquelles sont associées les délégué·es du personnel, lors d'assemblées exceptionnelles convoquées en toute urgence, les coûts des dispositions adoptées devant être supportés par les entreprises.

Ces mêmes commissions seront chargées du contrôle de la mise en œuvre effective de leurs décisions, ainsi que, plus généralement, du respect par l'entreprise des dispositions du Code du travail qui « impose[nt] à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la protection de la santé de son personnel ».

Un droit de retrait légitime doit être déposé, si ces conditions ne sont pas remplies et en attendant leur application, ou l’obtention des moyens de précaution indispensables, ou en cas de refus exprès de l'entreprise.
https://frama.link/kit-droit-de-retrait-education

Soutenir l'hôpital public dans sa dénonciation de la gestion déplorable de la présente crise sanitaire, et plus particulièrement de la destruction planifiée du système de santé français, deux politiques criminelles qui sont responsables de la mise en place d'un confinement de l'ensemble de la population, provoquant par là même une crise économique sans précédent, dont les conséquences financières seront à la charge du peuple.
https://openagenda.com/agendactions

Dans le cas d'une reprise du mouvement de grève, il est primordial d'étendre nos revendications afin d'exiger le jugement des coupables. Il est aussi essentiel d'exiger le retour sur l'état d'urgence sanitaire qui, d'une part, exonère le patronat du paiement de cotisations sociales, et, d'autre part, fait régler par la Sécurité sociale le chômage partiel sous forme d'opportuns arrêts maladie. Dispositions qui contribueront à épuiser les ressources de la Sécurité sociale au seul bénéfice du patronat et des actionnaires libérés de leurs obligations, et permettront, dans un second temps, d'invoquer ce déficit artificiel pour la démanteler au profit d'intérêts privés.

Cette grève doit nous permettre, enfin, d'exiger la prise en charge systématique des salarié·es contaminé·es en accident de travail et d'exiger une planification de la production massive de matériels de protection à destination de l'ensemble des fonctionnaires du service public.

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