Florence Poznanski
travaille dans une association. Secrétaire nationale du Parti de Gauche/France Insoumise. Militante internationaliste
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Billet de blog 10 janv. 2023

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No Pasaran !

A Brasília, des soutiens de Bolsonaro ont envahis et saccagés les trois principaux sièges de l’Etat. Un acte de barbarie fasciste qui doit être fermement condamné. Si le Brésil se réveille blessé et violenté au plus profond de son identité républicaine, sa cohésion nationale est plus que jamais renforcée.

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Une semaine exactement après l'investiture de Lula à la présidence de la République, les trois principaux sièges de l’Etat ont été envahis et saccagés par des soutiens de l’ex-président Jaïr Bolsonaro : le palais présidentiel du Planalto, le Congrès national et la cour suprême fédérale. Plusieurs centaines de personnes ont envahi les lieux, brisé des fenêtres, des meubles, éventré des œuvres d'art historiques qui appartiennent à la Nation. Des objets ont été volés.

Un acte de barbarie innommable qui n'a pour unique objectif de poursuivre la guerre de désinformation visant à ne pas reconnaître le résultat des élections. Comble de l’absurde, ceux qui prétendent défendre la Patrie ont détruit son patrimoine le plus symbolique.

Un acte de barbarie fasciste qui doit être fermement condamné car il n'existe pas de liberté de manifester lorsqu'il s'agit de détruire les institutions de la Nation et ne pas reconnaître le vote souverain.

Un acte de barbarie d'une telle envergure qui n'aurait pas pu avoir lieu si la police en charge de protéger les lieux avait fait son travail. Les images filmées par les manifestants montrent des échanges cordiaux avec des policiers et une faible présence aux abords des lieux. Le gouverneur Ibaneis Rocha était pourtant informé de la préparation de cette manifestation.

C'est la raison pour laquelle le président de la République Luis Inacio Lula da Silva et la cour suprême ont décrété une intervention fédérale dans l'Etat du district fédéral (où se trouve Brasilia) et un éloignement du gouverneur Ibaneis Rocha, qui devra répondre à la justice pour manquement à la protection nationale et connivence avec les auteurs de l'attaque. Une mesure nécessaire que devra s'accompagner d'une enquête sans concession pour identifier les commanditaires et financeurs de ces actes fascistes, y compris au sein du gouvernement, s'il y en a.

Le Brésil se réveille blessé et violenté au plus profond de son identité républicaine. Mais le Brésil reste sur pieds, le coup d'État a failli et Lula est plus que jamais le président de cette république.

De très nombreux soutiens de Bolsonaro se sont empressées de condamner les faits. La chambre des députés et le sénat, pourtant à droite, ont adopté à une écrasante majorité la mise en application du décret d’intervention. Après les élections et les dernières années difficiles, la population ne souhaite pas un aggravement du conflit mais attend que le gouvernement Lula puisse être en conditions de mettre en œuvre son programme.

Bien qu'animés par une infime minorité, ces actes d'extrême violences peuvent se reproduire. Les ouvriers de la pétrochimie ont d'ores et déjà alerté sur des menaces aux alentours des raffineries. La seule façon pour qu'ils cessent est simple : Bolsonaro doit reconnaître la défaite et appeler ses soutiens à mettre un terme aux actes de violences anti-démocratiques. Comme l'ont proposé des députés du Congrès national des États-Unis, il doit être extradé sans tarder vers le Brésil pour être jugé.

Pas de concession ni d'amnistie pour les ennemis de la République.

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