Le micro-crédit : outil pour les plus pauvres ou business pour les banques ?

A l'heure de la crise, les grands groupes bancaires font la course aux profits en privilégiant les placements rentables et la spéculation. Le micro-crédit affiche la promesse de l'accompagnement et du financement des projets exclus des circuits traditionnels et des prêts éthiques. Comment fonctionnent ces circuits? Quelle est leur place dans l'économie ? Quels sont leurs limites ? La Fondation Copernic en a discuté avec Arnaud Berger, Michel Lelart et Henri Giroux sur Fréquence Paris Plurielle (106.3 FM).

A l'heure de la crise, les grands groupes bancaires font la course aux profits en privilégiant les placements rentables et la spéculation. Le micro-crédit affiche la promesse de l'accompagnement et du financement des projets exclus des circuits traditionnels et des prêts éthiques. Comment fonctionnent ces circuits? Quelle est leur place dans l'économie ? Quels sont leurs limites ? La Fondation Copernic en a discuté avec Arnaud Berger, Michel Lelart et Henri Giroux sur Fréquence Paris Plurielle (106.3 FM).

 

A l’origine de la crise économique actuelle, les grands établissements bancaires retrouvent aujourd’hui des niveaux de profit faramineux. Ainsi, les bénéfices de JP Morgan Chase ont atteint 21,3 milliards de dollars en 2012, un record pour la banque américaine. La logique de ces groupes financiers réside avant tout dans une course aux profits privilégiant les placements rentables et la spéculation, excluant un certain nombre d’acteurs qui ont de ce fait des difficultés à trouver des financements.

A l’inverse, le micro-crédit, démocratisé au Bangladesh par Muhammad Yunus, vise des acteurs dont les montants d’emprunt et la solvabilité sont trop faibles pour intéresser les banques. En France, des établissements comme l’Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) permettent de financer et d’accompagner des projets exclus des circuits traditionnels. En Europe, émergent également des initiatives destinées à réaliser des prêts éthiques à partir des dépôts d’épargnants. Comment fonctionnent ces circuits de financement engagés ? Quel est leur place dans l’économie ? Représentent-ils une alternative viable ? Quels sont les limites de leurs modèles ?

 

Nous en discutons avec :

 

Arnaud BERGER, directeur de l’Association pour le droit à l'intiative économique (ADIE) Ile-de-France,

 

et Michel LELART, directeur de recherche émérite au CNRS (Laboratoire d’économie d’Orléans), auteur de Le système monétaire international (La Découverte, 2011).

 

Des extraits du documentaire de Valérie Desnele, La Banque qui veut prêter plus (ADR Productions, 2012), consacré à la Nef, société coopérative de finances solidaires, seront diffusés au cours de l’émission.

 

Le podcast de l'émission du 25 janvier 2013 est disponible ici.

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