Le Fonds pour une presse libre est créé

Le Fonds pour une presse libre (FPL) est créé et a commencé ses travaux. Voici son premier communiqué, diffusé à l'issue de la première réunion tenue par son conseil d'administration. 

La création du Fonds pour une presse libre (FPL), déclaré à la préfecture de Paris le 14 août 2019, a été publiée au Journal Officiel du samedi 14 septembre.

Né de la volonté commune des cofondateurs et des salariés du journal en ligne Mediapart (lire ici l’article de Mediapart du 2 juillet), réunis dans une Association pour le droit de savoir (ADS), ce fonds de dotation a pour objet de « défendre la liberté de l’information, le pluralisme de la presse et l’indépendance du journalisme ; contribuer à la protection du droit de savoir et de la liberté de dire à l’heure de la révolution numérique ; promouvoir un journalisme d’intérêt public, portant des valeurs humanistes, au service du bien commun et de l’égalité des droits, du rejet des discriminations et du refus des injustices ».

Son conseil d’administration a tenu sa première réunion jeudi 12 septembre. Conformément aux statuts du FPL, cinq de ses membres ont été choisis « pour leur attachement aux droits fondamentaux et notamment à la liberté et l’indépendance de la presse », les deux autres étant « désignés parmi les salarié(e)s de Mediapart dont une journaliste », étant précisé qu’ « aucune personne exerçant une fonction de direction et/ou de gestion au sein de Mediapart ne peut siéger au sein du conseil d’administration du Fonds ».

Présidé par Michel Broué (mathématicien, professeur d’université), le conseil d’administration du FPL est composé de Dominique Cardon (sociologue, directeur du MédiaLab de Sciences Po), Stéphanie Chevrier (éditrice, présidente des éditions La Découverte), Christine Lazerges (professeur de droit, ancienne présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme), François Vitrani (directeur général de la Maison de l’Amérique latine), Renaud Creus et Jade Lindgaard (représentants des salarié.e.s de Mediapart).

Lors de cette première réunion, le FPL a fixé ses priorités immédiates : élaboration d’une charte éthique, qui sera son code de conduite dans l’acceptation, la gestion et la répartition des fonds qui lui seront confiés (provenant de dons de citoyens ou d’entreprises, assortis des déductions fiscales prévues par la loi pour les missions reconnues d’intérêt général) ; constitution d’un comité stratégique, chargé de l’étude préalable des dossiers qui lui seront soumis et de conseiller son conseil d’administration ; recrutement d’un (ou d’une) directeur (directrice) exécutif (exécutive), avec un statut de salarié.e permanent ; création d’un site internet, assurant une totale transparence sur son activité.

Cette phase d’installation devrait permettre au FPL d’être en état de marche fonctionnelle début 2020. Parallèlement, d’ici la fin 2019, le FPL aura créé une Société pour la protection de l’indépendance de Mediapart (SPIM) destinée à sanctuariser le capital de ce journal, en le rendant incessible, afin de rendre irréversible son indépendance économique.

Paris, le 16 septembre 2019

Contact : contact@FondsPresseLibre.org

Fonds pour une presse libre, 8 passage Brulon, 75012 Paris

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