Franc SERRES
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Billet de blog 5 mai 2022

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Autoritarisme Napoléonien ou Royaliste ?

Dans cet article nous allons préciser ce qu'est un autoritarisme royaliste et ce qu'est celui du napoléonien. Nous allons voir aussi que ces autoritarismes définissent bien l'organisation fasciste.

Franc SERRES
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Macron © FRANC SERRES

La tyrannie se définie comme :

«un gouvernement despotique et cruel»

Le fascisme comme :

«Un système politique autoritaire qui associe populisme, nationalisme et totalitarisme au nom d'un idéal collectif suprême»

Le populisme :

«désigne une approche politique qui a tendance à opposer le peuple aux élites politiques, économiques ou médiatiques.»

Le totalitarisme :

«Se dit d'un régime où tous les pouvoirs appartiennent à un parti unique et où l'opposition est interdite»

Monarchie présidentielle © Franc SERRES

La royauté

Dans les régimes royalistes la création monétaire se fait suivant les métaux rares, et celle-ci est contrôlée par l'aristocratie de la noblesse et des militaires.

Leurs dépenses font vivres par l’économie financière les travailleurs et consommateurs, leurs vassaux. Ces riches propriétaires terriens et de biens fonciers, les privilégiés, récupèrent cet argent par la rente d'impôt, et donc les métaux précieux en circulation. Ils sont les patrons du casino financier grâce à la création monétaires par les métaux rares en circulation, et les vassaux, ces travailleurs/consommateurs, en sont les joueurs avec le passage ou la récupération de métaux monétaires aux voisins par leur travail, leur commerce de services ou de biens, ou par le vol ou l'escroquerie de l'autre. 

Pour augmenter la quantité d'argent en circulation, et donc l'activité économique, il leur faut des conquêtes impérialistes de métaux rares avec des guerres. C'est pour cela que l'organisation sociale politique des régimes royalistes est autoritaire, nationaliste et totalitaire, et est basée sur le modèle militaire.

La gouvernance des royautés est pyramidale et féodale, et si elle est autoritaire elle est donc despotique et cruelle. C'est donc une gouvernance tyrannique. 

Conditionnement religieux © FRANC SERRES

Le clergé est en charge du conditionnement paternaliste et du droit du sang pour faire accepter cette autorité hiérarchique féodale.  La forme populiste s'exprime avec les guerres de religions, ou la xénophobie nationaliste pour motiver les guerres d'impérialismes et de conquêtes sur les voisins ou d'autres états de monarques. On retrouve ce populisme avec les guerres de religions protestantes/catholiques et chrétiennes/musulmanes/juives. Sur cette forme exécutive d'impérialismes royalistes l'organisation monarchique est du fascisme…

Donc «le fascisme» est un système et sa gouvernance tyrannique une particularité… et choisir entre le système royaliste et le fascisme c'est une forme de pléonasme et de débat sur la gouvernance non ?

Riche © Franc SERRES

La bourgeoisie

Le bourgeois est ce riche financier commerçant des villes, et oui le mot «bourg» c'est ville et le mot «joie» c'est qui vie bien, qui est aisé. Ce sont ces grossistes et détaillants de l'import/export et de la revente avec les orfèvres.

La bourgeoisie s'est imposée avec l'impérialisme des aristocrates de la noblesse sur la conquête de l'Afrique, de l'Asie et des Amériques. C'est la mondialisation économique. Avec la mondialisation économique les nobles se retrouvent vite limités avec la création monétaire pour assurer une circulation économique de l'argent pour ce nouvel apport de richesses productives de biens de consommations exploitable pour nos aristocrates. Ils vont donc laisser faire des le 14-15ème siècle un nouveau système de création monétaire initié par les orfèvres, nos futurs banquiers…

Banque © FRANC SERRES

Donc ces orfèvres vont mettre en place la création monétaire des billets de dettes, qui vont devenir les billets de banques. Comme les riches possédants d'argent fiduciaire stockaient leurs métaux précieux dans des coffres forts chez les orfèvres, ceux-ci ont eu l'idée de transformer ce dépôt avec un billet de dette pour dépôts. Plus tard on les appelleras des billets de banques, de la banque de dépôts. Les billets de dettes se sont donc échangés à la place des pièces de monnaies. C'est une nouvelle forme de monnaie, l'argent dette. Les utilisateurs des billets de banques ne contrôlant plus leurs métaux précieux dans les coffres, les orfèvres ont commencé à faire de la création monétaire. Tout cela en créant plus de titres de dettes que de métaux précieux dans les coffres sur des avances de trésoreries pour les commerçants de l'import/export de la mondialisation. Puis ils ont généralisé ce fonctionnement et les banques privées du dépôt sont apparues. 

Les riches commerçants, les bourgeois, vont alors aussi utiliser ce principe pour permettre le développement économique de la mondialisation impérialiste de la royauté, et les nobles vont laisser faire pour compenser la problématique de création monétaire des métaux précieux. C'est la création de la banque privée de placements.

Ils ont donc mis en place un casino économique parallèle à celui des aristocrates de la noblesse dont les consommateurs et les travailleurs sont les joueurs. Ils sont devenu de nouveaux patrons du casino économique. Patrons exploitant les peuples et les travailleurs par leurs monopoles économiques de créations monétaires et de contrôle des trésoreries productives.

S'engage alors une lutte pour ce partage des pouvoirs de dominations des peuples entre les aristocrates de la noblesse et ceux de la bourgeoisie, c'est le mouvement syndical idéologique libéral. Ils commencent à revendiquer pour être les égaux des aristocrates de la noblesse.

Gouvernements aristocratique © Franc SERRES

Les bourgeois Français vont obtenir d'être représentés par les élus censitaires du tiers état, c'est un conquis de leurs luttes syndicales libérales avec les aristocrates de la noblesse. Les aristocrates de la noblesse et de la bourgeoisie anglaise, pour profiter des richesses de la mondialisation, poussent à la rationalisation des productions agricoles textile dans les campagnes. En centralisant en grosses exploitations les productions agricoles de matières premières, ils poussent alors les populations rurales dans la misère. Ce sont alors des phases de révoltes populaires dans nos campagnes qui sont durement réprimées. Ceci engage un processus d'émigration artisanale de ces populations vers les villes et les manufactures, où elles recherchent un moyen de subsistance économique. C'est un processus gagnant/gagnant économique pour nos bourgeois libéraux. Avec cet apport de main d'œuvre artisanale les manufactures deviennent des industries et se développent technologiquement. Tout cela pour répondre à la demande de consommations des nobles et des bourgeois.

Au 17ème siècle des bourgeois sont devenus aussi puissant que des rois. En Angleterre ils vont aller plus loin et vont obtenir un vrai partage du pouvoir en imposant un régime aristocratique représentatif des élus de la bourgeoisie. 

© FRANC SERRES

Les bourgeois de toute l’Europe commencent à renâcler pour payer l'impôt de régulation du casino des métaux rares. Les commerçants bourgeois vont alors profiter des guerres d'impérialismes de l'aristocratie de la noblesse, et de leur puissance économique des billets de banques pour appauvrir les travailleurs en leur faisant payer leurs impôts du casino des métaux rares à leur place. Ceci va conduire les travailleurs des villes dans la misère. Les populations urbaines avec l'exploitation salariale atroce des artisans sont aussi poussées dans la misère. Pour éviter les révoltes aux portes de l'aristocratie, les nobles anglais, main dans la main avec la bourgeoisie, vont freiner le progrès technologique de productions pour imposer de petits emplois à la tache afin d'éviter les révoltes sociales urbaines. Cela va même être théorisé plus tard avec le taylorisme pour être mécaniser. D'où la vision sociale libérale de Taylor pour le travailleur. C'est la naissance des classes laborieuses (labour=paysans) avec le travail d'exploitation des enfants et des femmes, vision libérale du social.

Socialisme © FRANC SERRES

Ce sont alors toutes ces phases de révoltes rurales et urbaines mal maîtrisées par l'aristocratie de la noblesse (casino des métaux précieux) qui vont amener à des phases d’insurrections populaires nationales durement réprimées jusqu’à la révolution Française.

Ce sont alors nos bourgeois Français qui vont profiter de la révolution pour faire aboutir leur revendication du modèle de représentation aristocratique parlementaire. Ils vont détourner les volontés populaires de démocratie populaire (communale) et imposer la république de l'aristocratie représentative des candidats censitaires. Nos fameux représentants libéraux de la bourgeoisie du tiers état qui passent d'électeurs à candidats bourgeois désignés par le peuple homme.

Nos libéraux vont alors imposer une tyrannie, ce qu'ils font passer pour une terreur rouge (pour faire porter le chapeau au peuple qui revendique la démocratie), en réprimant les opposants de l'aristocratie de la noblesse. Puis après avec les velléités de démocratie populaire du peuple, ces mêmes libéraux vont imposer la terreur blanche et une dictature. On passe du régime royaliste autoritaire en dictature bourgeoise militaire, le bonapartisme.

Libéralisme © FRANC SERRES

Donc les régimes napoléoniens, conséquence d'un extrémisme libéral :

  • sont autoritaires puisqu'ils s'imposent avec la force,
  • nationalistes avec une vision républicaine de la patrie Française,
  • totalitaristes avec le parti unique libéral. Totalitarisme qui de nos jours correspond à ce que l'on appelle la pensée unique, et que l'on peut constater actuellement dans nos médias dit «mainstream».
  • Ils sont populistes avec leur revendication anti royaliste (les girouettes du temps de la commune, l'islamo-gauchisme de nos jours, etc.). Mais ils le sont aussi avec un système orwelien de la gouvernance, anti vraie démocratie avec leurs faux prétexte de république pour réprimer des revendications populaires en ce sens, et surtout avec l'oxymore démocratie représentative. 

C'est donc un régime fasciste…

Capitalisme © FRANC SERRES

Le régime Napoléonien est un dictât bourgeois des banques du placement financiers (bourses financières, d'entreprises et de l’immobilier). Ce sont les fameuses bulles des dominants du commerce de gros, des bourses et des banques. Ils sont les patrons du casino de la création monétaire scripturale de l'argent dette (banques de dépôts), les billets de banques sont l'argent crédit, et ils font l'offre et la demande économique:

  • l'offre en contrôlant la trésorerie des entreprises par le crédit et le placement financier,
  • et la demande des consommateurs avec le crédit à la consommation et le pouvoir d'achat du travailleur salarié.

Les bourgeois possédants d'entreprises exploitent l'artisanat du travailleur sur un temps donné, c'est le contrat de travail du salarié où on est mis à disposition d'un employeur sur un temps en échange d'une rémunération (à l'image d'une location chez Kiloutou). On comprend alors que la quantité d'activités, ou de travail, va au possédant, plus on travaille sur un temps donné, plus ils gagnent (comme avec la location d'un matériel chez Kiloutou qu'on utilise le plus possible pour l'amortir). Donc la fameuse manipulation médiatique «travailler plus pour gagner plus», qui veut dire faire plus travailler l'artisan travailleur salarié (pour augmenter sa productivité avec moins de travailleurs d'où le chômage de masse) pour que le rentier possédant du casino monétaire gagne encore plus de possessions à rentes. C'est la financiarisation économique de tout biens et services. Ils récupèrent l'argent du système avec les intérêts, les dividendes, les locations, etc. C'est l'impôt privé qui alimente les bulles financières des bourses de nos possédants bourgeois. 

Le libéralisme autoritaire est donc du fascisme comme actuellement avec la présidence Macron qui est du bonapartisme…

Big brother ploutocratie © FRANC SERRES

En conclusion les régimes Royalistes c'est le dictât des nobles et militaires riches propriétaires terriens, dominants du casino de la création monétaire fiduciaire (pièces de monnaies de l'étalon métaux rares comme l'or), et les régimes autoritaires d'aristocratie parlementaires des candidats de la ploutocratie c'est le  dictât des dominants bourgeois riches propriétaires des bourses de la création monétaire de l'argent dette (les banques du placement et de dépôts).

Dans tous les cas ce sont des capitalistes qui utilisent toutes les possessions de biens à rente d'impôts sur les citoyens pour se faire entretenir par les producteurs de biens et de services que sont les travailleurs.

Et les «cons» qui travaillent et votent FN/RN dans nos campagnes croient que c'est d'eux que l'on parle quand les représentants de la royauté et du droit du sang nationalistes disent gagner plus… Et pour mieux niquer ces travailleur salariés, et même ceux dans ces professions de travailleurs dit libérales ou artisanales, ils vont supprimer leurs rémunérations de cotisations sociales (droit aux hôpitaux et à la médecine grâce à la sécurité sociale, aux aides sociales, à la retraite, aux aides familiales, à l'assurance perte d'emploi, etc.) :

  • Pour les uns, c'est à dire 1/4 du salaire des salariés, en les arnaquant en reversant 10% sur le net. 10% qu'ils vont récupérer par l'assurance privée de leurs placements financiers.
  • Et pour les autres c'est tout le système social organisé dont ils bénéficiaient qui s'écroule…

On travaille de plus en plus quand on fait partie de la start-up nation, on paye de plus en plus et on a droit à de moins en moins, c'est cela le capitalisme avec son idéologie, le libéralisme…

Et pour les autres, les perdants du système, c'est la maltraitance, les dettes, la pauvreté, la délinquance et à la fin de sa vie pour la retraite la rue… Le modèle Américain quoi !

Travailler plus pour gagner moins, vivre plus mal et dans la précarité quand on est le producteur réel économique de biens ou de services !

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