Mémoire du Cambodge: où l'on reparle des Khmers rouges

Il est, à Phnom Penh, un gardien de la mémoire du génocide du Cambodge sous les Khmers rouges. Youk Chhang, le directeur du Documentation Center of Cambodia, se veut plus désormais. Il vient de lancer un programme d'action pour trois ans visant à faire de son centre d'archives, communément connu sous l'abrégé DC-Cam, un point d'ancrage pour les milieux asiatiques qui veulent œuvrer à rendre impossible une répétition des crimes d'Etat à grande échelle du XXe siècle. Le Cambodge a perdu, par violences de masse et famine, un tiers de sa population à la main des Khmers rouges de 1975 à 1979.

Il est, à Phnom Penh, un gardien de la mémoire du génocide du Cambodge sous les Khmers rouges. Youk Chhang, le directeur du Documentation Center of Cambodia, se veut plus désormais. Il vient de lancer un programme d'action pour trois ans visant à faire de son centre d'archives, communément connu sous l'abrégé DC-Cam, un point d'ancrage pour les milieux asiatiques qui veulent œuvrer à rendre impossible une répétition des crimes d'Etat à grande échelle du XXe siècle. Le Cambodge a perdu, par violences de masse et famine, un tiers de sa population à la main des Khmers rouges de 1975 à 1979.

 

Que croyez vous qu'il advient quand on lui demande auprès de qui,en France, on peut l'aider à diffuser une version française de ce programme rédigé en anglais ? « I have zero contact with French organizations ». Et de préciser : « S'ils persistent à penser qu'il faut parler français pour avoir des rapports avec la France, c'est leur problème ».

 

DC-Cam travaille en anglais de l'Amérique. Pour une bonne raison : ses chercheurs cambodgiens reviennent pour la plupart d'un séjour universitaire aux Etats-Unis. Faut-il y voir la raison pour laquelle aucune - bien : aucune - institution française n'a le moindre contact avec cette organisation non gouvernementale, qui affiche par ailleurs des liens avec quantité d'établissements universitaires et de recherches non seulement en Amérique du nord, mais aussi dans toute l'Europe du nord (Belgique comprise) ? Sans parler des gouvernements, bien entendu, par le biais de programmes de coopération humanitaire notamment.

 

Pour qui veut l'entendre, donc, asiacorrespondents fournit ici une adaptation de ce programme aux deux ambitions essentielles :

- faire des victimes - le peuple cambodgien - une avant-garde dans la quête mondiale pour les droits de l'homme et la dignité.

- servir de plaque tournante majeure en Asie pour garantir que des atrocités comme celles qui se sont produites sous le Kampuchéa démocratique ne puissent jamais se renouveler.

Comme il a été dit précédemment, cette affaire cambodgienne est aussi lointaine que d'une actualité bien palpable.

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