ETATS-UNIS OK, C'EST TRAUMATISANT. MAIS EN FRANCE UNE ALTERNATIVE EXISTE

Candidat anti système, populisme, absence d'alternative réélle, l'élection américaine devarit servir d'avertissement pour reconsidérer la façon de faire de la politique. Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise s'efforcent de proposer cette autre voie. Sa présence au deuxième tour devient une nécessité pour éviter que perdure "le système"

Les primaires aux Etats-Unis ont permis d’éliminer Bernie Sanders de la course à la présidence.

Heureusement que Jean-Luc Mélenchon en France, a refusé de participer à des primaires.

Le populisme, en partie a fait gagner Donald Trump avec un discours qui s’en prenait fortement au « système ».

Heureusement que Jean-Luc Mélenchon s’adresse au peuple et s’adresse à lui pas seulement avec un discours rationnel. Le peuple, c’est à dire chacun de nous, chacune de nous, est animé d’émotions, d’aspirations, de souhaits, de désirs avec lesquels les politiques doivent dialoguer. Cela n’oblige nullement d’abandonner nos valeurs. Au contraire se sont celles et ceux qui, en se réclamant de la gauche, les ont abandonnés qui poussent le peuple dans les bras des charlatans du populisme.

Heureusement que Jean-Luc Mélenchon propose « la France insoumise ». Un rassemblement qui veut faire du neuf par rapport au « système », ce système de partis qui ne servent que leurs intérêts et aujourd’hui, tous, ceux de la finance ; ce système de pouvoirs qui se reproduit sur lui-même sans jamais ouvrir les portes de ce pouvoir, souvent de l’élection elle-même, à celles et ceux qui font la société qui « font société » dans leur action quotidienne.

Incapables de voir ce qui bouge dans le monde, ce qui génère de l’espoir, ce qui peut devenir l’avenir, Pierre Laurent et sa direction enfoncent le PCF dans le passé des vieilles combinaisons politiciennes désormais éculées qui des années 1970 aux années actuelles ont épuisé la patience de notre peuple.

Tant pis. Les communistes que nous sommes ne peuvent être que du côté du mouvement. Celui qui abolit l’ordre des choses. Nous le ferons avec ou sans le PCF malheureusement. Et les derniers parrainages des élus communistes démontrent que Pierre Laurent ne dirige plus aujourd’hui qu’une moitié de parti.

Quant à Donald Trump, oui son élection n’est pas une bonne nouvelle, notamment pour toutes les minorités. Mais son premier discours dans la tradition de rassemblement de toutes les composantes du « système » montre que la politique aux Etats-Unis ne va pas changer sensiblement. Les multinationales vont continuer de s’enrichir et la misère de grandir. Le multilatéralisme ne va pas devenir la politique extérieure de ce pays. C’est la finance qui va continuer de gérer ce pays.

Dans le passé déjà l’élection de Ronald Reagan avait suscité beaucoup d’interrogations. Mais c’est la finance qui en a profité en utilisant ce nouveau pouvoir pour accélérer sa recherche du profit maximum et instaurer le néo-libéralisme, d’abord aux Etats-Unis puis dans le monde entier, comme un système « sans alternative ».

Et c’est cette politique ultralibérale que François Hollande et le parti socialiste ont rejoint au risque de provoquer une grave crise démocratique liée à l’hyper domination du discours unique qu’entendent inlassablement et sans contradiction l’ensemble des citoyens et des citoyennes qui vivent sur notre sol.

Heureusement que la candidature de Jean-Luc Mélenchon porte une alternative à toutes ces politiques qui se sont accélérées dans les deux derniers mandats présidentiels.

 

Il n’est plus sûr que les candidats français du « système » soient à même d’enrayer la montée du populisme droitier. La présence de Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour des présidentielles devient une garantie pour empêcher la victoire d’un Trump dans notre pays. Appelons les abstentionnistes déçus de la politique, à faire la décision en ce sens.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.