Plus de liberté toujours plus contre la barbarie et la guerre sociale !

A froid, avec le recul nécessaire, histoire d’évoquer les évènements du carnage à Paname du 13 novembre 2015 qui me donnent la gerbe. J’ai envie d’évoquer  ses causes et ses conséquences liberticides de la part d’un régime en place, qui surfe sur la peur pour entuber toutes nos avancées sociales et nous faire trimer comme des esclaves.

A la haine des Marine et Sarko qui voudraient nous embarquer pour de nouvelles croisades actuelles contre les quartiers défavorisés, peuplés de basanés blancs beurs noirs jaunes et métissés par la misère sociale, nous devons répondre par encore plus de solidarités ici et maintenant partout autour de nous. Par plus d’actions unitaires et solidaires avec toutes les composantes des forces actives de transformation sociale au féminin-masculin.

Cette infâme tuerie dans les rues de Paris est le résultat du point de vue des Sarko, Hollande, Valls et leurs alliés en guerre perpétuelle, sans jamais demander l’avis des citoyennes et citoyens de base. Votre présence kaki couleur rouge sang en Afghanistan, Iraq, Lybie, Mali, Syrie…. résulte de votre joug et votre soutien sans failles aux phénomènes de toujours plus de violences et de tragédies humaines. Retour de bâton, contre des innocents parisiens mixtes de toutes les origines sociales et ethniques, qui ont versé leur sang en votre nom, ce vendredi 13 novembre.

« Ne pas rire, ni pleurer, ni détester ni maudire, mais comprendre » disait en son temps Spinoza !

Ces attaques sont issues du courant politique plus que religieux du djihadisme salafiste, qui s’entraine déjà sur son propre terrain contre les populations civiles au Moyen-Orient. Ces mêmes populations dévastées qui frappent à notre porte, au risque de leur vie, après des milliers de kilomètres, pour nous demander asile et aides.

Nous n’avons rien attendre de la part des dirigeants qui nous gouvernent et sont les premiers grands orchestrateurs de ces situations militaristes et impérialistes discriminatoires, dont la haine est leur fervent supporter.

Sur cet événement, ils nous crachent à la gueule un état d’urgence et en profitent pour museler nos libertés individuelles et instaurer un régime sécuritaire gage de répressions.

En un autre lieu, en 2011, dans une autre capitale européenne frappée elle aussi par la folie meurtrière d’un fanatique religieux, cette fois chrétien, à Olslo, je vous donne en mille, Emile, la réponse humaniste et responsable du premier ministre norvégien Jens Stoltenberg .

« Nous ne devons pas renoncer à nos valeurs. Nous devons montrer que notre société ouverte peut faire face à cette épreuve. Que la meilleure réponse à la violence est encore plus de démocratie. Encore plus d’humanité. Mais jamais de naïveté. C’est quelque chose que nous devons aux victimes et à leurs familles. Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et de tolérance ».

A méditer dans les chaumières cette autre réponse à la résolution des conflits d’un pays qui n’intervient pas sur tous les fronts, lui, au nom d’un soi-disant des droits de l’humain que nous bafouons, nous, haut la main !

Pour la bonne conscience franchouillarde, comme après le massacre chez les subversifs Charlie, on a déjà droit au cortège du drapeau tricolore, qui hisse ses couleurs pour ses dévots se dressant au garde à vous, par amour de la patrie et solidarité aux marchands de canon.

Alors qu’au fronton de nos mairies, on peut lire les valeurs issues du siècle des Lumières qui en appellent à l’humanisme de Liberté Egalité, Fraternité, en réponse concrète contre le racisme et la xénophobie. Avec en filigrane la distinction française qui est faite à la laïcité, dont nous pouvons encore (jusqu’à quand) nous enorgueillir !

Guerre à la misère et à l’ignorance contre les haineux qui veulent un nouveau Charonne. Car Paris a été maintes fois le théâtre de tueries sanglantes de la part des forces réactionnaires et répressives. Le Mur des Fédérés peut encore en témoigner. Les algériens jetés à la Seine, les nazis occupants zélés… les exemples ne manquent pas !

« Le tango des bouchers de la Villette » de Boris Vian visionnaire est hélas toujours d’une vibrante actualité.

A suivre … !!!



Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.