Sondage Ifop pour Têtu 2019 : Les gays sont-ils d'extrème-droite ?

À la veille du scrutin pour les européennes 2019, le site d'information LGBT "Têtu" a décidé de commander un sondage à l'institut Ifop en vue de sonder les intentions de vote au sein de la communauté LGBT. Le moins que l'on puisse dire, et avec toutes les réserves de rigueur, c'est que les résultats sont assez symptomatiques.

Suite à une réclamation pour diffamation, l'article suivant a été édité. Je faisais référence à un épisode concernant @TETUMag illustré par le lien suivant : https://twitter.com/FiLGBTI/status/1131119976327319552?s=19

Les passages concernant TETU Mag ont été supprimé.


Mes réserves, pour ceux qui me suivent, vous les connaissez : un institut de sondage comme l'Ifop ne peut plus être aujourd'hui cru sur parole. D'abord parce qu'il est avéré que celui qui les paye est celui qui commande le sondage. Dès lors, comment intellectuellement ne pas envisager que les résultats soient présentés de façon à satisfaire le commanditaire ?

Comment aussi accorder sa confiance à la fois à un organisme qui pratique ouvertement une méthode de manipulation des foules appelée Nudge, sans s'en cacher ?

Le nudge chez Ifop :

https://www.ifop.com/publication/impact-nudge/

Bien que prévenus, donc prudents, voyons ce que ce sondage nous révèle et s'il y a lieu de l'interprêter. Ici je vais considérer que les résultats sont à peu près exacts.

Pour le lien de l'étude, c'est par là : https://www.ifop.com/publication/lorientation-politique-des-gays-des-bis-et-des-lesbiennes-a-la-veille-des-elections-europeennes-de-2019/

Avant de poursuivre, je vous invite à lire l'ouvrage de Didier Lestrade, Pourquoi les gays sont passés à droite, paru en 2012 aux éditions du Seuil, dans lequel l'auteur réalisait déjà une évolution des mentalités. Vous le trouverez toujours en vente dans toutes les bonnes crèmeries.
Je vais m'appuyer sur cet ouvrage et ses analyses, et y répondre en essayant d'y apporter une réflexion personnelle issue de mon expérience, de mes fréquentations et de mon histoire personnelle.

En préambule, je tiens à m'excuser de ne pas avoir lu l'ouvrage en question, faute de temps, mais seulement des articles et des résumés disponibles qui permettent cependant tout de même d'en extraire l'essence et les problématiques qui en ressortent.

Cette analyse a pour but d'ouvrir des pistes de réflexion sur le sujet, rien de plus.

Si vous y trouvez des contre-sens à la pensée de Didier Lestrade, je vous invite à me le dire en commentaire.

Les LGBT plus à gauche que la population générale...

Ce qui marque immédiatement à la vue des résultats, c'est la proportion de LGBT votant à gauche.

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À la lecture de ces résultats, il est clair que les partis de droite traditionnelle ont beaucoup de mal à attirer et conserver les électeurs LGBT.

4 points de moins que la population générale pour LR, moins 2,5 points pour LREM. Pour ce qui est de la gauche, les LGBT qui sont à 38% à gauche, présentent parfois des proportions proche du double de la population générale. C'est le cas pour le PCF, plus 3 points, le PS et Génération.s, plus 2,5 points chacun, et un timide demi-points pour la France Insoumise, ce qui pose question par ailleurs.

On aurait presque envie de dire à Didier Lestrade que tout va bien.

Et puis il y a le Rassemblement National.

... et un RN si fort qu'en associant LREM et LR, la droite est majoritaire chez les LGBT

Et le constat est sans appel. Sans presque aucune différence avec la population générale, le RN appelle 22% des intentions de votes chez les LGBT.
C'est le parti majoritaire et de loin, LREM à la deuxième place n'appelant que 19% des intentions de vote.

S'il y a clairement une dispersion désespérante des voix à gauche, cela ne suffit pas à expliquer un tel score du RN, et de la droite en général.

Alors pour essayer de comprendre ce qui se passe, voyons un peu plus en détail les résultats de l'étude.

Le problème vient des hommes

Dans son ouvrage, Didier Lestrade fait clairement une différenciation entre les gays et le reste de la communauté LGBT.

Et force est de reconnaitre qu'il a raison de le faire, à ceci près que j'y ajouterais les hommes bisexuels, je ne pense pas qu'il m'en voudra.

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Ce qui transparait de façon flagrante, c'est cette énorme disparité entre les hommes et les femmes, et une encore plus grande adhésion au vote RN si l'on se définit comme bisexuel masculin.

Alors que se passe-t-il ?

Clairement, les femmes n'adhèrent pas du tout aux idées du RN. Tout se passe comme si, des groupes différenciés s'étaient développés au sein du milieu LGBT.
Qu'est-ce qui peut bien expliquer cette différence ?

L'abandon des combats gays et bisexuels au sein du milieu LGBT

Contrairement à ce que j'ai compris du propos de l'auteur de l'ouvrage que je cite depuis le début, je ne pense pas qu'on puisse considérer que les homosexuels se soient intégrés totalement dans la société civile, ce qui expliquerait leur désertion des luttes LGBT. Le mariage commence seulement à provoquer quelques effets sociologiques par normalisation de l'homosexualité, et les hommes mariés doivent apprendre à gérer seuls ce changement drastique de vie homosexuelle dans la société.

Non cher Didier, c'est justement l'inverse qui se produit, ce sont les luttes LGBT qui ont oublié les gays, et qui ont décrété cette acceptation de l'homosexualité masculine dans la société, au mépris de la réalité bien plus sournoise. Et c'est cela qui explique non seulement en partie les résultats de ce sondage, mais aussi la monté de l'homophobie qui semble avoir pris tout le monde de court, alors qu'elle était en gestation depuis des années. Il était vain d'essayer de sermonner ces hommes en les sommant de prendre part aux luttes féministes et transsexuelles, entre autres, des autres minorités LGBT. Ce déni des problématiques gays a fini par diviser totalement le milieu LGBT, par misandrie.

Je m'explique :

Je balaye immédiatement l'idée selon laquelle les gays se seraient embourgeoisés, sombrant dans le consumérisme par choix, les faisant basculer à droite de fait.

Au-delà de stigmatisant, cette idée, si elle existe pour une partie de ces hommes, fait l'amalgame que les gays constitueraient une classe sociale en soi, au mépris des faits, de l'origine sociale diverse des homosexuels, et n'a aucun sens sociologiquement. Si c'était vrai, les gays voteraient davantage pour LR et LREM que la population générale.

En revanche, si c'était la réalité pour certains, je pose la question : quel autre choix avaient-ils de toute façon ? La réalité est bien celle du consumérisme à tout prix, mais en quoi serait-ce plus corrélé à une idéologie droitière qu'à une compensation psychologique pour combler un manque ?

Comment des hommes à qui l'on refusait le mariage, la parentalité, pouvaient basculer de l'adolescence à l'âge adulte ? Comment des hommes rejetés, marginalisés par la société, avec bienveillance, ce qui est peut-être encore pire, souvent isolés, multipliant les conquêtes pour certains, vivant chaque nuit souvent seuls pour d'autres, comment pouvaient-ils ne pas compenser par du matérialisme à outrance, seule chose que leur offrait la société et qui pouvait les faire se sentir comme faisant partie de ce monde ?

Il est facile de juger les hommes. Facile de les montrer du doigt et de faire comme s'ils étaient tous forcément maîtres de leurs actes et de leurs idées, parce qu'on les regarde à travers nos prismes paradoxalement patriarcaux.

Alors oui ça les a rendu détestables pour certains. Hautains. Pédants. Finalement comme une réaction de défense à une société et à un milieu qui ne les comprenaient pas.

La solitude issue des luttes abandonnées

Parce que rien n'a changé.

@Fred_Colby, twittos engagé contre la sérophobie et militant à Aides parlait à un moment de la solitude gay. Et je pense qu'il a raison. Ce qui caractérise nos vies de gay, à un moment ou à un autre, c'est la solitude.

D'autant plus quand même son propre milieu, le milieu LGBT, ne nous parle même plus.

Parce qu'il y en a des choses à changer :

Le coming-out

Ça fait des années qu'on nous parle de ce fichu coming-out qu'on passe sa vie à devoir faire au gré des rencontres, à moins de se graver "pédé" sur le front.
Mais est-ce qu'on a une seule fois réfléchis au phénomène ? Est-ce qu'on a mis nos meilleurs psychologues pour créer des structures d'accompagnement ? Est-ce qu'on forme nos enseignants, nos éducateurs à accompagner les jeunes qui devraient faire ce coming-out ?

Non, on compte sur nous-mêmes.

Et le pire, c'est d'avoir fait de ce sacro-saint coming-out, la porte d'entrée pour se faire accepter dans le milieu LGBT.

Savez-vous comment on appelle un homme qui ne fait pas son coming-out dans le milieu ? Une honteuse.

Une honteuse !

Comment voulez-vous que ces hommes viennent nous rejoindre ? A-t-on cherché à comprendre les raisons qui font qu'un homme préfère taire ses orientations ?
Non, on a fait comme si tous les gays devaient être des militants, et avoir des couilles, comme des hommes. Et après on nous parle de mettre fin aux stéréotypes. Après on voit des articles de féministes qui nous incombent de cesser de nous comporter comme des machistes sévèrement couillus, alors que c'est la porte d'entrée dans le milieu.

Parce qu'on ne va pas se mentir. Encore en 2019, et même si ça se passe bien, le coming-out est une épreuve. Une telle épreuve, que beaucoup y renoncent.

Et sont donc seuls.

En particulier chez les bisexuels... les plus favorables au vote RN... Tiens, tiens...

L'homophobie

Et pendant qu'on critique les hommes gays hors-milieux et dans le placard qui cèdent à la société de consommation comme palliatif à leur solitude, on a laissé se développer une homophobie générale, largement répandue par l'éducation religieuse.

Et je parle de toutes les religions. Et de tous les milieux.
Aussi bien les cathos bourges qui se sont sentis tellement à l'aise qu'on a vu émerger la manif pour tous vomir son message haineux, que dans les cités qu'on a abandonné et qui ont vu des formes radicales se répandre, prônant l'intolérance et la violence.

Et toi au milieu de tout ça, t'es gay, à qui tu vas le dire ? Vers qui tu vas te tourner ? Personne bien sûr. T'es un homme, privilégié, et tu es accepté dans la société il parait.

Sauf que le jour où tu craques, que tu le dis, parfois dans le meilleur des cas on te renie, parfois ça ruine ta carrière, et dans le pire des cas tu te fais tuer.

Alors tu fais quoi ? Du foot ?

On a encore tellement de retard dans la représentation gay au sein du monde sportif... Mais pas seulement à la télé, non, dans les clubs, dans les quartiers, dans nos campagnes, partout.

Eh bien tu pars. Et tu t'isoles.

Tu comptes sur toi-même.

La GPA

Et tu le resteras seul. Tu pourras peut-être te marier, mais tu en resteras là.

Si des exemples existent de couples d'hommes ayant pu avoir des enfants, leur permettant de s'accomplir totalement, de se sociabiliser avec les autres parents, de vivre les mêmes problématiques, d'échanger les photos des gamins à la machine à café, tous vous diront la difficulté qu'ils ont eu pour voir se réaliser ce rêve. Fonder une famille, avec des descendants qui veillerons sur toi dans tes vieux jours. C'est pas pour les pédés.

Cette problématique de la parentalité est majeure. En tant que couple homo, le dossier d'adoption bascule en bas de la pile.

Tu n'as pas le droit d'avoir la GPA qu'on t'interdit au nom de ta toute puissante domination masculine, quand bien même tu ne voudrais forcer personne, en t'excusant de demander pardon, voudriez-vous bien me faire un enfant ?

Quand bien même 55% des français seraient prêt à te l'accorder depuis 5 ans, ton milieu te demande d'y renoncer.

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Source : Sondage Ifop pour ADFH, 3 octobre 2014, La position des Français sur les questions d’homoparentalité

 

Non, on va te demander d'arrêter de couper la parole aux femmes.

Alors tu t'écrases, toi et tes rêves.

Et tu vas t'acheter un truc, tiens. De toute façon, ça aussi on te le reprochera.

Ces mêmes femmes qui te demandent de la fermer pendant les réunions et à qui Têtu prête la une, qui pourront bientôt avoir des enfants toutes seules.

https://tetu.com/2019/05/21/sexisme-lettre-ouverte-a-nos-camarades-militants-gays/

Tant mieux pour elles.

Tant pis pour nous, on ne fera plus de projets de coparentalités entre gays et lesbiennes, puisqu'une majorité d'entre elles se disent prêtent à utiliser la PMA pour enfanter.

Tant mieux pour elles, vraiment, je suis content que les droits avancent au moins pour certaines.

Nous, on comptera sur nous-mêmes, comme d'habitude.

La vieillesse

Puisqu'on parle de descendance, la vieillesse de nos aînés gays est une angoisse absolue. Sans descendance, qui veillera sur eux ? Qui paiera la maison de retraite ?

Qui viendra à son enterrement ?

Les EHPAD sont dans un état catastrophique en France pour tout le monde, mais imaginez un vieil homme dont le mari est décédé ? Seul, il devra entrer dans des structures absolument étrangères aux questions LGBT.

Que fait-on de nos vieux gays ?

Rien, comme d'hab, on compte sur nous-mêmes.

Les grands absents des luttes LGBT : les bisexuels

Il n'y a pas grand chose à en dire, c'est un tabou. On ne sait même pas par quel bout les aborder. On voudrait faire de la prévention, on ne saurait même pas comment faire.

Une oppression des lieux de drague

Insidieuse, en secret, parce que les flics font des descentes ou que des racailles voulaient casser du pédé, au lieu de sécuriser des aires connus, on a chassé des gays adeptes de ces pratiques de rencontres fortuites, et qui se sont retrouvés à partouzer chez eux, favorisant le développement d'un nouveau fléau incontrôlable qu'est le chemsex. Vous ne savez pas ce que c'est ? Qui s'en soucie, si ce n'est deux ou trois micro-associations qui font ce qu'elles peuvent, sans pouvoir compter sur personne d'autres qu'elles-mêmes pour récupérer les dégats d'une absence totale de considération ?

Oh il n'est pas tout rose le monde gay. Loin de là. On n'a pas que des paillettes et des perruques.

Souvent même, ça n'a rien à voir.

Le parasitisme des luttes périphériques

Et pour achever le tout, les médias se sont fait un malin plaisir à médiatiser le cortège de tête de l'an dernier lors de la marche des fiertés parisienne. Un cortège au message qu'on peut entendre, qui parlait de mixité, mais noyé dans du féminisme et refusant tout homme blanc hétérosexuel en son sein.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/06/30/un-cortege-de-tete-anime-pour-repolitiser-la-marche-des-fiertes_5323839_3224.html

Alors à moins de porter encore des plumes, je ne vois pas très bien comment on peut reconnaitre un homme hétérosexuel d'un homosexuel, mais une chose est sûre : ce militantisme parasite est une des raisons majeures de la consolidation du vote RN chez les gays.

Totalement contre-productif, cet évènement avait le soutien de toute une partie de la gauche, fanfaronant contre l'homme dominant, blanc de surcroit, et vas-y que je te retweete, et que je te like, et que j'envoie bouler tous les gays qui trouvaient que le but du rassemblement c'est plutôt de militer ensemble et pas contre les uns les autres.

Ça a profondément marqué les esprits, mais pas dans le bon sens. Parce que ce que me disent aujourd'hui nombreux gays, c'est que le milieu est envahi par des féministes radicales et des racialistes qui les rejettent.

Quelle belle ambiance.

Je le dis clairement ici, il faut en finir avec le féminisme à tout prix au sein du milieu LGBT. Il me faut pas oublier que les gays aussi sont une minorité encore stigmatisée qui a besoin de défense et de protection.

Le féminisme, comme le masculinisme, sont deux problématiques qui débordent largement du simple cercle LGBT au sens où ils impliquent toute la société. Ils n'ont donc rien à faire dans ce milieu en particulier.

Même si l'on peut comprendre et soutenir le discours féministe, ses revendications ne doivent pas être forcément les nôtres, car il dilue notre combat pour ce qui est le coeur de notre action : les LGBT.

Car parmis eux il y a autant de femmes que d'hommes et d'origines diverses. Cela nuit à nos luttes, à notre discours, à nos membres et à notre crédibilité. Et parce qu'à force de donner trop de voix à cette cause, un gay aujourd'hui a le risque de se voir rejeté deux fois : par la société et par le milieu LGBT.

Le vote contestataire et le culte de la virilité

Les voilà les raisons du vote gay au RN.
Je ne pense pas que c'est parce que les gays ont viré à droite. Mais au contraire parce que la gauche a abandonné ses gays, au même titre que le milieu LGBT.

Des exemples, il y en a beaucoup d'autres. Il y a des associations qui font mine de ne pas vous voir quand vous alertez sur des cas d'homophobies, etc...

Seuls, les gays ne doivent compter que sur eux-mêmes.

Et quand un parti en pleine dédiabolisation vient les draguer, en prônant un culte de la virilité, et tout l'imaginaire érotique qui vient avec, pourquoi refuser de comprendre ?

Saviez-vous que l'une des catégories sur Youporn gay est centralisée sur l'univers des skinheads ?

On attend encore la catégorie Cégétiste.

Un changement des combats

Je suis passé un peu vite sur les différents profils de gays pouvant voter RN.
Il y a aussi des dégénérés sadiques, quelques masochistes, des profonds racistes et des faibles.
Comme partout.
Comme dans la population générale.
Et c'est tout le problème. Ça veut dire qu'au contraire des lesbiennes, on n'a pas su capitaliser sur l'homosexualité et la bisexualité masculine pour que leurs revendications se retrouvent plutôt à gauche.

Livrés à eux-mêmes, les gays ont dû faire face à une société qui change, paradoxale, où ils peuvent se marier mais difficilement enfanter, ils peuvent se travestir et soutenir Bilal à l'Eurovision, mais en faisant face seuls à une homophobie croissante majoritairement d'origine religieuse, les enfermant dans un placard pour se protéger, un placard qu'on les exhorte à ouvrir pour venir soutenir le combat des autres, au sein d'une communauté revancharde qui ne veut plus les soutenir.

Dans ces cas-là, on vote sur d'autres critères, ou bien ne reste que le ras-le-bol, le vote contestataire des exclus, dangereux car il permet au RN d'assoir ses idéaux racistes, en leur faisant croire qu'en combattant les musulmans, on combattra au moins une partie de l'homophobie.

C'est faux, c'est idiot, mais c'est tout ce qu'on leur propose.

Si on veut endiguer ce phénomène du vote RN chez les gays, il n'y a pas 36 solutions. Il va bien falloir essayer de les faire revenir. Les séduire à nouveaux. Les défendre. Eux, et leurs intérêts. Sinon d'autres le leur feront croire, et la scission sera définitive.

Car si les gays votent extrême-droite, c'est parce qu'ils sont abandonnés.

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